L’amour à l’anglaise

Avant de partir en Angleterre pour une longue durée, j’ai voulu savoir comment draguaient nos amis outre-manche (histoire de rigoler mais aussi de savoir à quoi m’attendre). Pour être honnête c’est surtout du côté messieurs que mes recherches se tournaient mais j’avoue avoir fait un peu choux blanc de ce côté. Par contre côté féminin et surtout « comment draguer des anglaises », j’ai eu plus qu’il ne m’en fallait.

Avant de partir j’avais déjà rencontrer des personnes (plutôt des hommes) qui avaient vécu là bas pour de plus ou moins longues durées et qui m’avaient raconté leurs expériences. Comme moi, ils avaient été marqué par l’apparence des anglaises, surtout si vous sortez de Londres. Et en particulier le fait qu’elles n’aient pas froid aux yeux (et ailleurs), n’hésitant pas à venir vous draguer, voir vous filer leurs numéros sans aucune gêne. Je peux confirmer la véracité de ces propos pour l’avoir vécu : J’étais au bar avec un ami en train de discuter quand une fille blonde (quand je dis blonde j’entend coloré en blond) et venu directement mettre dans la main de mon ami une carte avec son numéro inscrit dessus juste avant de s’éclipser avec ses amies qui attendaient derrière. J’aurais pu être la copine ou la femme de N. (mon ami) que cela n’aurait rien changé. Il n’y a pas à dire en général les messieurs français ont la côte pour autant la plupart de trouve pas vraiment les anglaises à leur goût ou alors juste le temps d’une soirée, d’un été… histoire de tester.

Mais bref, je suis surtout là pour parler des hommes.

Je suppose que beaucoup de filles (dont moi même) ont été abreuvé aux comédies romantiques mettant en scène Hugh Grant, ne se sont toujours pas remise de la Darcymania et de sa chemise mouillée et se repasse Love actually à Noël. Bref vous attendez le beau british avec son accent du plus bel effet, son côté maladroit mais attendrissant, cet homme qui fera chavirer votre coeur. Et bien attendez vous à être déçue, ou alors armez vous de patiente, BEAUCOUP de patience. Parce que voyez vous l’anglais ne drague pas, ou rarement, et de manière un peu pathétique parfois.

Rassurez vous les comédies romantiques anglaises et les costumes drama ont autant fait de mal aux petites françaises qu’à ces messieurs anglais. Car comme dirait Stephen Clarke : « Fuck you, Mr Darcy, fuck you, Hugh Grant. » « Bloody English gentlemen ». Si vous pensez que les gentlemen anglais sont  » the not-wanting-to-sleep-with-you-immediately » vous vous plantez largement (ou alors vous visez les pré-ados mais ce n’est pas très légal).

Je disais donc que je cherchais à connaître les méthodes de drague de ces messieurs, dans un but purement culturel bien sûr. Et je suis tombée sur cet article. J’avoue, j’ai beaucoup ri et en même temps je n’ai pu m’empêcher de voir la vérité. Pendant des années on m’a rabâché -et encore avant que je parte- qu’en tant que française j’aurais un succès fou là bas. Mon petit accent frenchy so sexy les feraient tomber, la réputation des françaises classes et distinguées, pas farouches sur la chose, feraient le reste. En gros, je n’avais qu’à me baisser pour cueillir tout ces beaux mâles anglais. Imaginez la claque. Le désarroi. Comme beaucoup de filles françaises je ne drague pas, ou pour reprendre beaucoup d’entre elles  » je ne sais pas faire » attendant patiemment qu’un monsieur intéressé vienne faire sa court  ou alors j’envoie des messages subtils, tellement subtils d’ailleurs que l’intéressé ne les capte même pas. Bref, entre les anglais qui ne draguent pas, et les françaises qui draguent peu, nous étions bien partis.

Quand un charmant jeune homme anglais vous envoie un texto vous demandant si vous êtes partante pour « faire une promenade, boire un café ou autre… » attendez vous à faire une promenade, boire un café et rien d’autre. Ne passez pas 3h à vous arracher les cheveux sur la signification des « … », il n’y en a pas. Ou si,  c’est au cas où vous préféreriez aller plutôt au ciné, au resto, voir manger un flapjack à la place de la promenade. Vous allez passer un après-midi ou une soirée culturellement riche, aurez refait le monde autour d’un café mais si vous souhaitiez conclure, il va falloir repasser.

Mais quand un monsieur anglais a décidé de s’y mettre, sérieusement, vous aurez aucun doute sur ses intentions. Ca sera aussi subtil et visible qu’un éléphant dans un couloir, c’est simple ça clignote au dessus de sa tête qu’il s’intéresse à vous. Cela peut prendre différentes formes : parfois pathétique -à vous de voir si vous trouvez cela touchant-, parfois lourdes, parfois très insistantes -au point que ce que vous trouviez charmant au départ ne l’est plus du tout-, parfois subtiles….

En effet, les hommes rentrent dedans (sans jeux de mots vulgaires), c’est très rare. La seule fois où j’y ai eu droit, le monsieur en question avait quelque verres dans le nez pour se montrer très tactile sur la piste de dance et même dans ce cas là, il est resté plus soft et diplomate que certains messieurs français que j’ai pu croiser.

Si la personne en question ne vous intéresse pas, ne soyez pas subtile en étant gentille pour lui faire comprendre le « je préfère qu’on reste amis » ou en refusant poliment. La subtilité ne marche pas. Soyez franche et directe, sinon il risquerait de prendre cela pour un encouragement de votre part et vous serez dans le caca.

Parfois l’anglais mâle à l’apparence du cliché du gros beauf masculin : ça rit grassement, rote sans retenu, aime le foot et les jeux de foot en plus de la mal bouffe, ça sera parfois pas très malin…

Les coups de foudre réciproque ça existe aussi, j’en ai été témoin et tout c’est fait rapidement entre les deux parties et ça dure depuis….comme quoi l’espoir est permis…

Mais revenons à la drague de l’homme anglais…. comme je le disais, l’homme anglais peut vous inviter au restaurant, acheter une rose au marchand pakistanais qui passait justement par là pour vous l’offrir, payer votre repas en douce et…rien. Nada. Que dalle. Niente. C’est sur qu’il vous apprécie beaucoup…comme amie. Je ne dis pas que l’amitié h/f n’existe pas, je milite pour, mais si vous avez des espérances soyez prêtes à être frustrée ou à vous asseoir dessus. Ou alors ne vous décourageait pas et soyez plus explicites, parce que même si vous dites oui à tout, il pensera que c’est cool de trouver quelqu’un du sexe opposé qui s’intéresse aussi à ça et vous serez bien embêtée d’être empêtrer dans la fameuse friendzone.

 

Bref, la drague anglaise ça ressemble un  peu à chez nous, enfin chez certains messieurs mais de manière général ce n’est pas aussi visible et insistant qu’en France (où la drague lourde vire des fois au harcèlement). Les anglais en général sont plus tactiles que nous donc ne vous étonnez pas d’une main posez négligemment sur l’épaule, d’un câlin dans les bras ou tout autre contact furtif et non déplacé.

Parfois, tout se passera bien et de manière naturel dans accro, c’est le meilleur que je vous souhaite. Sinon…. et bien persistez, à force vous arriverez peut être à lui faire comprendre clairement vos intentions et à vous mettre en couple.

Publicités

Publicités et préventions, quand les anglais mettent les bouchées doubles.

Bon revenons un peu à la TV anglaise pour parler plus précisément des publicités. Etant donné que mon ordi m’avait lâchement abandonné en octobre/novembre 2012 et qu’il m’a fallu attendre mon retour en France pour les fêtes pour le réparer et en avoir un autre (on ne sait jamais), j’avais beaucoup de temps à tuer. Et ce temps je l’ai tué devant la TV. Quoiqu’on dise la télé permet aussi de découvrir une culture -et de rattraper tout les épisodes de HIMYM -. L’Angleterre balance beaucoup de pub, comme je l’ai dit dans un post précédent, vous avez intérêt à aimer ou à avoir beaucoup de vaisselle à faire car vous allez en bouffer à la pelle jusqu’à overdose. Je reviendrai plus tard sur les publicités amusantes, marquantes, ou montrant une approche différente de la France mais cette analyse sera pour plus tard.

Les anglais sont des gens qui sont très communautaires. On fait partis d’un groupe, tout le monde à sa place et tout le monde aime à aider sa communauté. C’est pour cela que même dans le patelin où je vivais il y avait presque une dizaine de « seconde hands shop » (magasins d’occaz) dont le but était écrit en gros sur la devanture : aider les gens atteints de cancer, du SIDA, retraités de l’armée, les invalides, les enfants handicapés, les animaux…j’en passe et des meilleurs.Vous avez une maladie rare ? Les anglais ont le magasin d’occasion qui correspond. Evidemment tout les bénéfices étaient reversés aux différentes associations afin d’aider les personnes dans le besoin.

Dans ce cadre là, il était donc normal d’avoir les publicités qui correspondent. Rien qu’à Londres il est difficile d’échapper aux panneaux qui vous propose d’adopter ou de soutenir un animal pour £1 par mois, et ainsi de suite pour tout type d’assos. Les affiches pour les « bons samaritains » (good samaritans) qui ont aidé des gens à revenir dans le droit chemin, les dangers de tel ou tel produits…
En France aussi nous avons des pubs papier et TV pour aider notre prochain mais surtout plus axé sur les dangers de la route, de l’alcool ou du tabac…concernant les violences domestiques, la guerre dans le monde, etc…s’il en existe, elles sont bien moins nombreuses qu’en Angleterre qui ne lésine pas à vous faire pleurer ou vous mettre mal à l’aise.
Je vais donc faire un pot-pourri des pubs 2012/2013 (et de quelques autres années au besoin) pour montrer que les anglais n’hésitent pas à frapper fort.

Je passerai sur les classiques en noir et blanc sur fond de musique triste qui vous font pleurer mais peuvent éveiller votre fibre de bon samaritain afin de donner pour la bonne cause. J’en ai vu plusieurs de ce type, souvent pour aider les enfants dans le monde grâce aux vaccins, l’aide alimentaire, l’éducation…On a les mêmes à la maison. Non, ici ce qui m’intéresse et m’a interpellé sont celles qu’on voit moins dans leurs styles choquant, provocateur ou dans les thématiques qu’elles abordent.
Parlons d’abord de violences domestiques, de viols, d’esclavage sexuel (ouh yeah)…les femmes sont au cœur de la problématique sur des pratiques et des abus qui ont malheureusement encore cours.

Cette publicité préventive nous met dans le cadre classique d’un couple de jeunes lors d’une fête, alors que la fille veut retourner en bas rejoindre les autres plutôt qu’une galipette rapide, son compagnon décide de passer outre son avis.
La publicité ne fait pas juste que nous montrer un viol, elle ne culpabilise pas les jeunes, ni la victime, ne fais pas la chasse au sorcière mais cherche à faire comprendre à celui (ou celle) qui se retrouve en position de violeur de ce qu’il est en train de faire.
« If you could see yourself would you see rape ? »
Ce n’est parce que votre compagnon/compagne est d’accord pour quelques bisous que vous donne le droit de passer outre son consentement. Même si on est en couple : Non c’est non.

Une autre publicité sur le même schéma circulait en même temps :

Ici on ne voit pas de viol mais c’est implicite qu’il va avoir lieu. C’est surtout qu’il ne s’agit peut être pas d’un événement isolé où le garçon rappel sa copine à l’ordre car elle est là pour lui obéir et lui faire plaisir. On a droit au chantage (je vais dire que t’es frigide), à la culpabilisation (tu sais ce qu’il allait se passer, sinon pourquoi m’avoir amené dans ta chambre ?), la négociation (juste un câlin alors ?)  et quand ça ne fonctionne pas : la violence et les insultes (t’es pathétique).
Des publicités quasi identique à celles ci il y en a.
Une a utilisé des personnages de Hollyoaks (un soap opera anglais connu) pour montrer que les abus ne sont pas forcément physique.

On retrouve d’ailleurs souvent des éléments similaires dans ces publicités : fouiller dans le téléphone de sa compagne, lui dire qu’on aime pas ses amis, sa façon de s’habiller, qu’elle est frigide ou pathétique, qu’on fait ça parce qu’on l’aime trop.

Pour en revenir aux publicités, certaines célébrités (pas juste celle de Hollyoaks) ont participé à ces campagnes de préventions comme Keira Knightley -qui se fait passer à tabac par son compagnon (2009)-…

ou Emma Thompson sur le trafic humain et sexuel (2007)

J’ai aussi remarqué qu’on parlait beaucoup de violence faite aux femmes, si on ne va pas nier son existence et le fait que c’est un problème majeur, c’est oublier qu’il existe de la violence aussi à l’encontre des hommes.
Une des publicités anglaise que j’ai pu voir met justement ce fait en avant. Quand un couple se dispute c’est souvent pour la femme que les gens vont se lever alors que voir un homme se faire malmener semble être plutôt drôle. Celle-ci fait débat. Evidemment cette pub n’a pas pour but de stigmatiser les femmes mais la violence de manière général.
« 40% of domestic violence is against men in the UK. Violence is violence, no matter who it’s aimed at. »

Je ferais un court aparté pour signaler qu’en Angleterre les hommes comme les femmes gueulent pas mal et que le ton peut monter assez vite.

Après les violences faite aux femmes, ce sont les violences faites aux enfants qui reviennent : négligence parentale, enfants battus…ce qui est surtout mis en avant c’est le cercle vicieux qui s’instaure. Un adulte violent ne l’est pas devenu par hasard et cela a bien commencé quelque part. Et pour reprendre la phrase citée plus haut : violence is violence. Elle ne fait qu’en engendrer plus, ils faut dès à présent rompre le cercle.

Pour informations, Barnado’s est une association caritative qui aide les enfants dans le besoin, en leur permettant de trouver des familles d’accueil, ou d’adoption, tout en leur fournissant un soutient psychologique mais aide également les parents en difficultés.

Certaines pub anglaises sont aussi très ironiques dans leur genre, notamment celles de St John ambulance :
comme celle-ci montrant un homme se battant contre le cancer et le vainquant, pour en définitive bêtement succomber après avoir avaler de travers durant un barbecue entre amis.

Ou nous faire croire qu’une femme va sauver un enfant pour finalement…ramasser son linge.

Les anglais ne font pas dans la suggestion de la chute mais nous la montre carrément. Qui n’est pas ravie de voir un enfant à terre en train de vomir son propre sang ?
D’ailleurs j’ai remarqué qu’ils (les anglais) avaient une certaine tendance à être bavard pour ce genre de publicité (aide aux autres, dons d’argent, médicaments…) en nous évoquant les chiffres, les states…
Tout ceci pour nous rappeler qu’il serait bon que chacun sache les gestes de premier secours.

Une de la croix rouge anglaise qui passait régulièrement avec une ambiance bien spécifique et que j’avoue avoir eu du mal à comprendre au départ.

Les anglais n’ont pas peur non plus d’aborder le sujet du handicap, physique et mental. Concernant le mental quand les anglais parlent de mental health problem (problèmes de santé mentale) ça englobe tout : de la dépression, anxiété à la bi-polarité, schizophrénie, voir entendre des voix. Donc si quelqu’un en Angleterre vous parle de problème de santé mental, ce n’est pas forcément les cas les plus extrêmes.
Ce que j’ai pu voir à la TV sur le sujet était relativement soft avec des gens avouant qu’ils sont atteints ou connaissent des gens qui sont atteints par ces problèmes. Rien ne nous est montré, enfin ça c’était jusqu’à ce que je tombe sur une campagne évoquant le « motor neurone disease » (maladie de Charcot ?) assez violente vu la façon dont la personne se fait malmenée pendant la vidéo mais aussi car on ne comprend pas ce qu’il lui arrive.


Cette publicité part d’une histoire vrai : celle de Sarah Ezekiel, le film nous montre comment elle se fait « attaquer » par le MND, tout en évoquant les dommages à la fois physiques et émotionnels d’une personne atteinte.

J’ai moins vu de prévention « boire ou conduire il faut choisir » – une seule à vrai dire- mais c’est peut être normal dans un pays où les pubs pour de la Stella Artois ou de la Guinness passent à la TV.


Elle daterait apparemment de 2008 mais passait encore régulièrement, tout en mettant bien l’ambiance. Tu bois = tu trinques. Well… I just wanted a pack of crips !

Idem pour les campagnes contre le tabagisme, peu nombreuses et plus classiques dans leur déroulement : nous expliquant les méfaits du tabac sur notre organisme d’une manière imagée et scientifique. Celle que j’ai pu voir (bien ragoutante), nous montre les mutations engendrées sur le corps humain.

Bon il en existe d’autres qui nous parlent de la dépendance ou du côté nocif de la fumée pour les enfants, nous les avons eu aussi en France, certes différemment.

Et pour finir, une de celle qui aura marqué l’année 2014 en faisant parler d’elle, tout en étant totalement raccord avec l’actualité. Parce qu’il y a bien une chose avec laquelle les anglais ne plaisantent pas, après les abus et violences domestiques, se sont les violences faites aux enfants. D’où des campagnes chocs qui marquent bien les esprits, en nous rappelant notre statut de privilégié, parce que si cela peut arriver en Angleterre, la France n’est juste que la porte d’à côté.

Voilà donc le pot pourri sur les pubs concernant la prévention ou les donations pour des fondations. Je n’ai pas vraiment poussé l’analyse et il y a sans doutes des publicités plus marquantes qui ont du circuler ces dernières années.
Une dernière remarque, s’il existe beaucoup plus de publicités TV en Angleterre au sujet des violences sexuels, je n’en ai vu aucune qui nous parle de troubles sexuels contrairement à la France.

Sur ce…je vous laisse à très bientôt pour une autre note sur la vie anglaise ou/et ses publicités.

L’Angleterre est elle un pays sexiste ?

Alors derrière ce titre affreusement racoleur (oui je les collectionne), se trouve une véritable question qui est venue tout naturellement suite à plusieurs petites choses. Je tiens à prévenir que je ne détiens pas la science infuse et que ce qui va suivre n’engage que moi. Il s’agit plutôt d’une réflexion, d’un questionnement qui peuvent éventuellement déboucher sur une discussion. Je laisse la liberté de s’exprimer aux personnes qui le souhaitent.

Lors de mon arrivée dans le Nord de l’Angleterre il y a quelques temps déjà, nous étions un vendredi soir. Il y avait du bruit dehors, je n’avais rien à faire et j’avais donc décidé de faire un tour dans le centre. Les pubs et les clubs étaient ouvert et déjà des groupes de femmes alcoolisées circulaient dans les rues. C’est la première fois que je rencontrais des anglaises en soirée et cela n’a rien à voir avec la France. Pour faire un topo : elles sont perchées sur des talons hauts avec lesquels, déjà sobre, elles ont du mal à marcher, une robe de préférence courte, moulante, couleurs flashies, extensions capillaires plus coloration, faux bronzage, faux ongles, beaucoup de mascara, sourcils épais renforcés au crayon, rouge à lèvre rose pale/orange si teint mate, rouge vif si teint clair, mini sac.
Ma première impression fut l’étonnement puis soyons honnête une certaine forme de dégoût. Déjà parce que des gens avinés qui gueulent dans la rue, ce n’est pas ce qu’il y a de plus classe, sans parler de ce que je considère comme du mauvais goût aussi bien vestimentaire que capillaire. Ensuite, parce que les femmes anglaises ne sont pas réputées pour être des mannequins, l’obésité et le surpoids sont un véritable problème dans ce pays, alors le mélange vestimentaire douteux, qui ne vous va pas, rendait l’ensemble peu ragoûtant.
Attention, mon propos n’est pas de bâcher les personnes en surpoids, on peut très bien être ronde, forte, en surpoids et porter des choses qui nous vont bien dans que se soit des t-shirt XXL des rebuts de l’armée. Mais l’idée, la pensée, de dire : « non mais regarde c’est pas classe, ni sexy…c’est juste vulgaire, ça fait pute » m’est venue à l’esprit.
Cette année, je ne suis allée qu’une ou deux fois dans des clubs mais pour le coup dans le Sud de l’Angleterre. Et là, tout pareil ! Sentiment renforcé par mes ami(e)s français(es) qui ont eu les mêmes réflexions. S’en est suivi un débat avec la gente masculine anglaise qui ne voyait pas le problème, là où nous français cela nous gênait. Et l’on s’est rendu compte que ces messieurs vivaient avec ça tout les jours, pas uniquement en soirée. Des tas de filles se baladent en tenues légères dans la rue où l’on peut voir aisément leurs sous-vêtements et autres parties de leurs corps sans que cela ne choquent, ni ne gênent personnes. Les filles s’en fichent et les hommes aussi. Se font elles emmerder dans la rue ou en boîte ? Jamais. Les hommes se disent ils qu’habiller comme ça elles cherchent ? Non plus. Moi même, je ne me suis jamais faite embêter. Aucune main aux fesses, aucun commentaire scabreux, aucun sous entendu salace. Les hommes anglais se conduisent comme des gentlemen (mais j’en reparlerai).
Vous allez me dire, bon alors il est où le problème sexiste ?
Et bien puisque les femmes sont libres de faire ce qu’elle veulent de leur corps, certains clubs comme le Casino Rooms de Rochester proposaient des soirées spéciales où les filles pouvaient s’habiller léger, voir avaient leur entrée gratuite si elles montraient leurs « knickers » (culottes) ou leurs poitrines. Forcément, cette proposition à fait l’objet d’articles où des organisations féministes (mais pas que) dénonçaient cette pratique qu’elles jugent dégradante et dégoûtante. Bien entendu cela a entraîné une réaction en chaîne de personnes qui n’y voyaient pas d’inconvénients. Les femmes sont libre de faire ce qu’elles veulent, personne ne les oblige à montrer quoi que se soit, et même si elles décident de le faire, c’est quelque chose d’amusant, de léger, non de dégradant. Alors oui, en France comme en Angleterre, l’entrée est gratuite pour les filles avant 23h, mais pourquoi pas les hommes aussi ? Juste pour une question de business ? Plus de filles, c’est plus vendeur ? Sur ces points le débat reste ouvert.

En dehors des clubs, l’Angleterre possèdent aussi beaucoup de femmes au foyer. Là où certains en France pourraient voir cela comme une image vieillotte, voir rétrograde de la femme, ici il n’en est rien.
De même, dans l’école où j’ai travaillé, on proposait des tas de cours créatif aux élèves dont design, photographie, mode…cuisine et soin de la petite enfance. Les deux derniers m’ont fait tiqué pour le côté très vieille école. J’en ai ensuite discuté avec des élèves qui m’expliquaient que ces cours permettaient d’avoir des bases en cuisine mais aussi d’apprendre à éviter les accidents qui peuvent survenir dans cet environnement. Vu comme cela, je n’ai rien à dire car je trouve que c’est utile et intéressant mais dans ce cas pourquoi ne pas le proposer à l’école des garçons à côté ? Pourquoi ont ils à la place « food technology » qui s’intéresse à l’alimentaire de manière scientifique ? Pourquoi se sont les filles qui ont des cours de cuisine qui se retrouvent à faire des gâteaux pour les collectes associatives ? J’ai posé la question aux filles de 7eme/8eme années (équivalent 6e/5e) si elles trouvaient ces cours sexistes. Après un moment de réflexion, elles m’ont répondu qu’effectivement cela l’était. D’autant plus que l’une m’a confié que son frère, dans une école de garçons, avaient voulu prendre des cours de cuisine mais que l’équipe enseignante l’avait plutôt encouragé à se tourner vers la menuiserie. Comme quoi la distinction filles/garçons qui était encore d’actualité chez nous il y a quelque années à encore cours là bas.
Je n’ai rien non plus contre les cours qui vous apprenne à vous occuper d’enfants en bas âge pour celles qui veulent poursuivre une carrière de puéricultrice mais pourquoi, encore une fois, c’est uniquement du côté des filles ?

Il y aussi les exemples de club UNIQUEMENT pour les hommes que j’ai pu voir à Londres. Alors ok, se sont des clubs sexy avec des filles qui sont en tenues légères mais pourquoi que les hommes ??? On peut très bien aller au crazy horses en couple et je ne vois pas le problème.
Il existe aussi d’autres club pour que les hommes se retrouvent entre eux, histoire de boire, lire le journal, échanger. Femmes non gratta.
Idem dans un pub très charmant où j’étais allée, il y avait une zone UNIQUEMENT pour les hommes. La carte de fidélité de ce pub n’était proposé qu’aux hommes pour qu’ils puissent payer des verres à leurs ami(e)s (merci mais je peux payer ma bière toute seule comme une grande).

Bref, il existe des tas de nombreux petits exemples qui m’ont fait m’interroger. Parce d’un côté, tu es une femme, tu t’habilles comme tu veux et personne t’emmerde. De l’autre, t’es un peu exclue, voir cantonner à des activités « clichés ».
Au fond ce qui me fait rager ce n’est pas tant que tout ça existe mais c’est qu’il n’existe pas (en tout les cas je n’en ai pas vu) d’équivalent masculin ou a contrario d’équivalent féminin.
Concernant le premier point que j’ai évoqué sur les tenues vestimentaires, cela vient surtout d’une différence culturelle France vs UK, où chez nous l’apparence compte beaucoup. Pour avoir vécu à Paris, je peux dire que rapidement j’ai arrêté de sortir en mode « décontracte du dimanche » pour enfiler une tenue plus élégante (sans être une gravure de mode non plus).

Je n’apporte pas de réponse comme vous pouvez le voir, il s’agit juste d’une réflexion. Je ne suis pas là non plus pour fustiger les hommes et les condammer au bûcher, pas plus que je ne crache sur l’Angleterre que j’apprécie comme pays. Cela me fait juste prendre conscience qu’il n’y pas que la Manche qui nous sépare, bien que nous nous trouvons avec des points culturelles similaire. De même, il ne s’agit pas d’une généralité mais de choses que j’ai pu voir lors de mes pérégrinations.

Je laisse donc là mes réflexions et reviendrais sur un prochain points anglais dans une autre note.

La TV version UK

Quand on va dans un pays étranger il y a tout un tas de petites choses qui nous sautent aux yeux parce que c’est pas comme à la maison. Forcément la nourriture vient en premier (dans mon cas en tout cas) mais quand on y habite c’est aussi un tout autre vision du quotidien. Je ne suis pas là pour quelques semaines à faire un planning des choses à voir et faire mais je prends mon temps.

Le temps que j’ai passé en auberge de jeunesse, je l’ai surtout passé devant la télé (mais pas que). Regarder la télé, avec et sans sous-titre, c’est aussi un bon moyen de s’améliorer au niveau de la langue ainsi que la connaissance de la culture anglaise.

 

Primo, ce qui se plaignent des pubs en France parce qu’il y en a trop dites vous qu’en Angleterre c’est PIRE ! Il y a de la pub toutes les 10 minutes !! Vous ne pouvez pas regarder un film/une série/émission…sans que cela soit charcuté à longueur de temps. Et se ne sont pas des pub courtes, si vous avez peur de ne pas avoir assez de temps pour filer aux WC, rassurez vous, vous pourrez aussi faire la vaisselle, mettre une lessive en route, sortir les poubelles…ou faire toutes autres activités passionnantes.

Et quand ce n’est pas de la pub on peut couper une émission en plein milieu pour une autre émission ! C’est comme ça que, pendant que je regardais tranquillement Emmerdale (un soap opera mais j’y reviendrai), qui ne dure que 25/30 minutes, une coupure c’est venu s’immiscer au bout de 15 mn m’annonçant que la série ne reprendrait que dans 30 minutes. Et what ?! Et pendant ces 30 minutes,  de la pub (mais pas pendant 30 minutes faut pas déconner non plus) mais surtout une émission qui n’avait rien à voir. C’est comme ça que j’ai eu droit à un micro reportage sur l’île de Guernesey, une autre fois sur un centre d’adoption pour chien,etc…alors c’est certes bien sympa, mais la question reste en suspend. POURQUOI ???

Parmi les émissions les plus populaires, on peut citer X-factor sur ITV que regarde assidument mes collocs ainsi que 10 millions d’autres anglais. Et quand j’arrive au boulot de quoi ça parle ? X-factor ! Quand je vais au supermarché faire mes courses, qu’est ce que j’ai en fond sonore ? De la pub radio pour X-factor. Bref on ne peut louper cette émission.

 

Une autre émission populaire est Strictly come dancing, aka Danse avec les stars chez nous, qui ici en est à sa 10eme saison sur la BBC ! D’après certains le taux d’audience serait plus élevé que pour X-factor mais j’ai un doute.

X-factor, danse avec les stars…si on regarde bien la télé anglaise au final on est pas si dépaysé. On retrouve les mêmes série US qu’en France, ainsi que les mêmes émissions ou jeux TV.

Ainsi on a Come dine with me (Un dîner presque parfait) mais au lieu d’avoir un candidat par soir, on les a tous d’un coup. De plus ils ne donnent d’une seule note, surtout basée sur la cuisine enrobée avec l’ambiance contrairement à nous qui somme plus sélectif avec nos 3 notes. Personnellement, je trouve que la barre est placée moins haut que chez nous.

On a aussi une émission similaire où les gens se notent par rapport à leurs maisons et la décoration/ambiance de celle ci.

On retrouve également Don’t tell the bride (Ne dites rien à la mariée), Who wants to be a millionaire ? (Qui veut gagner des millions ?) mais sans JPF, You’ve been framed (Vidéo gag), Surprise surprise (là je pense que vous avez deviné..)…

On a aussi d’autres show de télé réalité que je trouve un peu limite : Best Jewish mum of the year, Top dog model et une autre façon école pour apprendre à vos copains à bien se conduire.

 

J’avais dit que je parlerais des soap opera et autant dire qu’ils sont nombreux : Hollyoaks, Coronation street, Emmerdale, Neigbhours, EastEnders….et j’en oublie…certains on plus de 40 ans !! Les anglais ont pu voir naître des bébés, et les suivre dans les différentes étapes de leurs vies. J’ai eu beau réfléchir à part les sitcom AB, sous le soleil et plus récemment plus belle la vie en France on en a quasiment pas et pas d’aussi longue durée (sauf si on compte Hélène et les garçons avec tout ses dérivés).

Pour avoir essayer de suivre plus ou moins Coronation Street et Emmerdale, on se retrouve confronté à un bon paquet de personnages, qu’on ne suit pas forcément tous dans un même épisode, ce qui fait qu’on peut facilement s’emmêler les pinceaux. On retrouve FORCEMENT un pub ou un restau indien/pakistanais dans chaque série, ce qui est aussi un indice des populations visées. Évidement tout le monde est divorcé/marié au moins une fois sinon plus, quand ça couche pas dans tout les sens. Les filles  et les mères ont l’air d’avoir le même âge, idem pour les pères et les petits copains des filles (qu’en dirait papa Freud ??).

D’habitude je n’aime pas les soap, mais je sais pas pourquoi, ici ça fonctionne sur moi. Quand je suis arrivée ITV fêtait les 40 ans d’Emmerdale avec notamment des épisodes prime time de longue durée. J’avoue, je kiffais la bande annonce avec musique classe (et Cameron Murray).

Le Hic c’est que le générique TV n’a rien a voir, beaucoup plus classique.

Après dans un autre genre : les talk show. Avec celui de Alan Carr et Jonathan Ross ont l’air d’être assez apprécié. Pour avoir vu celui de Ross (collocs oblige) j’avoue que c’est assez sympa avec plein de bonne humeur. C’est comme ça que j’ai découvert le très roux Ed Sheeran.

A part ça je matte TBBT et HIMYM part pack de 4 épisodes, ainsi que quelques dramas ITV. J’aime bien aussi certain jeux télé comme The Chase et The Cube parce qu’on gagne des sous pour des associations.

 

Bon forcément j’ai du en oublier mais bon c’est pour vous donner un aperçu des petites choses du quotidien qui sont à la fois « comme à la maison mais pas pareil. »

 

Sur ce je vous laisse et bonne semaine à la prochaine !