Gray Matter : entre science et magie

Le point& click a toujours été une catégorie de jeux vidéos que j’apprécie, autant pour les univers visuels qu’ils peuvent apporter que le temps à passer à se creuser la cervelle devant certaines énigmes.
Je venais de finir toute une série de jeu dans le genre (7) quand je décidais de me lancer dans Gray Matter. J’avais vu plusieurs fois ce dernier sur la plateforme steam et bien que n’ayant jamais entendu parler de ce jeu, je décidais d’en faire l’acquisition. J’avoue que le jeu est resté quelque temps dans les cartons avant de me lancer dans l’aventure. Après une quinzaine d’heures passées dessus -que je n’ai pas vu filer-, l’expérience s’avère concluante même si j’aurais quelques reproches.

Comme je l’expliquais en amont, je n’avais jamais entendu parler de ce titre avant de tomber par hasard dessus. Il faut dire que je ne me tenais pas au fait de l’actualité dans le monde du jeu d’aventure et du point&click. Apparemment ce qui a surtout attiré l’œil de connaisseurs, c’est qu’à la barre de ce jeu se tient Jane Jensen responsable de la saga des Gabriel Knight (auquel j’ai pu un peu toucher). Il semblerait que certains joueurs attendaient le retour de la dame comme le messie.

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De quoi ça parle ?
Nous suivons les aventures de Sam Everett, jeune femme apprentie magicienne, en route pour Londres afin d’entrer dans un club de magiciens très sélect et secret : le Daedalus club. Sauf que par le hasard des choses, elle se trompe de route et tombe en panne pas loin du manoir d’un certain Dr David Styles. Elle tombe sur la futur assistante de ce dernier qui fuit les lieux et décide de prendre sa place le temps de se retourner. Sam, en plus de travailler désormais pour le mystérieux docteur, doit résoudre des énigmes laisser par le Daedalus Club pour pouvoir entrer chez eux.
Sauf que d’étranges événements commencent à se produire sur le campus de l’université après qu’elle ait recruté plusieurs étudiants pour une expérience du Dr Styles.
Le but du jeu sera donc de résoudre à la fois les bizarreries du campus et les énigmes du Daedalus en incarnant à tour de rôle Sam et David.

Choix intéressant entre une Sam magicienne mais qui croit qu’il y a toujours une explication rationnelle et un David neurobiologiste reconnu mais qui, lui, croit au paranormal.

 

Que dire de Gray Matter ?
Il s’agit globalement pour moi d’une agréable surprise avec un univers et des personnages intéressants. J’ai beaucoup apprécié le soin apporté aux décors du jeu, vraiment très lumineux et qui me rappelaient un peu ceux de Black Mirror (le jeu, pas la série TV), notamment le grand manoir mais en moins sinistre cependant. Je regrette d’ailleurs qu’on ne puisse pas visiter plus de pièces. A part ça, l’espace des pièces dans ce château me semble disproportionné. Sérieux la cave est plus grande que le manoir et on pourrait installer un bowling dans les couloirs !
Certains angles de vues ne sont pas agréables pour chercher/repérer et on peut passer à côté d’éléments, quand d’autres plans sont un peu forcés niveau contre plongée (l’entrée du parc).

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Les différentes vues d’Oxford sont agréables, bien que je n’ai pas souvenir de ces endroits précis dans la ville et de rues beaucoup plus bondées. Le jeu est aussi parsemé de petites références : Harry Potter (on est à Oxford!), Alice au pays des merveilles (on est à Oxford bis!), sans oublier Gabriel Knight et sa créatrice.
Le choix des cinématiques comme des peintures animées ou typées « visual novel » a aussi ses qualités et défauts. Certaines scènes sont très agréables à regarder et vieilliront sans doute mieux qu’une 3D de l’époque mais rendent le tout parfois confus (j’ai cru que l’assistante c’était fait enlever alors qu’elle a juste fui) dans les actions et donne par moment l’impression d’un ensemble un peu pauvre. Si le visage de Sam reste le même dans toutes les séquences où elle apparaît, ce n’est pas toujours le cas de David qui un coup parait plus jeune, plus vieux, plus fin ou plus carré. D’ailleurs, j’ai eu du mal à m’habituer à sa voix. Certes c’est sensé être le docteur mystérieux avec une voix profonde et grave, mais sans doute un peu trop…je trouvais que si la voix correspondait aux critères, elle lui allait assez mal. Sans parler des personnages secondaires, « le club des agneaux », dont la plupart n’ont pas grand chose à voir avec leur version 3D moche (coucou Harvey!).
En parlant de 3D, les créateurs du jeu ont eu l’idée de mettre le visage animé des personnages dans la boîte de dialogue chaque fois que ceci disent quelques choses. En soi ça n’a rien de condamnable, seulement ces têtes 3D sont affreuses et font peur. Il aurait mieux valu mettre des illustrations animées ou travaillées.
L’animation des personnages n’est pas forcément au top dans certaines scènes : ils effectuent des actions que l’on ne voit pas (Sam qui mange son petit déjeuner tout en restant debout devant la porte).

Au niveau de la musique, sans être marquante elle est agréable et sied bien au jeu. Le reproche que je pourrais lui faire est que parfois les voix des personnages sont couvertes par la musique ou le son ambiant mais il y a les sous-titres pour palier à ça. C’est un problème que je retrouve souvent dans les point& click que j’ai fait dernièrement, notamment Black Mirror.

Au final il y a peu de véritables énigmes ou puzzles, peu d’objets à combiner et les choix de dialogues n’influencent en rien la suite.
Les énigmes du Daedelus club que doit résoudre Sam ne sont pas compliquées, sauf celles de la fin au club. En général, le plus handicapant c’est que je connaissais la réponse finale mais qu’avant d’y accéder il fallait passer par toutes les étapes. Tant que celles-ci ne sont pas résolues vous ne pouvez pas débloquer l’énigme finale.

L’intégration de tours de magie est une bonne idée même si je trouve que parfois la réalisation des tours fait un peu grossière et qu’il n’y ait pas possibilité de combiner plusieurs tours ou d’en apprendre de nouveaux (hors ceux du livret). Surtout quand on voit les tours de Sam lors de son show qui sont d’un tout autre niveau. La réalisation des tours par étapes est agréable en début de jeu pour bien comprendre les termes et arriver à ses fins mais gêne un peu sur la fin. Après ça reste une question de goût.

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Ce que je trouve vraiment dommageable en revanche c’est les personnages peu développés. Certes on alterne entre Sam et David, ce qui permet de mieux les connaître. On en apprend plus sur le passé de David et l’amour qu’il voue à sa défunte femme Laura lorsqu’il essaie de recréer les moments qu’ils ont passé ensemble. Pour Sam, on comprend son enthousiasme pour la magie mais finalement peu sur sa vie d’avant. Détail amusant c’est l’écran de chargement qui nous donne des infos sur elle. Non ce qui est vraiment dommage c’est au sujet du club des agneaux. Sam est chargée de recruter des étudiants pour une expérience scientifique. Chacun d’entre eux est un peu cliché : la bimbo fille à papa, le garçon timide dans les jupes de sa mère, la fille romantique coincée, le lourdaud, le scientifique rationnel.

*attention ce qui suit contient des spoilers*
En tant que Sam, on interagie finalement assez peu avec eux en dehors de l’expérience, on a pas de long dialogue pour en apprendre plus sur eux. Le seul moment qui permet d’en apprendre d’avantage, c’est quand on visite leurs chambres. Ce qui est d’autant plus dommage qu’à plusieurs reprises dans le jeu, ils diront qu’ils sont les amis de Sam et qu’ils sont là pour l’aider (alors que chacun était prêt à accuser l’autre). Rappelons que le tout le jeu se déroule seulement sur quelques jours -même si nous n’avons pas vraiment d’indices temporel-. Ce qui fait que certains passages sont mal traités : Sam ne se sent pas vraiment concernée alors qu’elle vient de faire perdre son boulot à Malik ou lorsqu’elle accuse Harvey sans vergogne par exemple.
Sam sera d’ailleurs présentée comme une jeune femme brillante, dégourdie, au dessus de la moyenne alors que pendant toute l’enquête elle tire des conclusions hâtives, menace ouvertement et parfois avec des preuves faiblardes et questionne peu habilement les suspects.

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De plus, certains passages flous ou laissés en suspend sont indiqués comme « véridique » dans les critiques : le fait que se soit Angela qui aurait tué Laura alors que je n’ai pas souvenir que quoi que se soit l’indique dans le jeu.
Comme j’ai du mal à comprendre « l’amour » d’Angela pour David, qu’elle soit furieuse qu’il ait refusé de l’aider ok, qu’elle soit obsédé par lui et ses recherches pourquoi pas, mais j’ai du mal à comprendre pourquoi et comment elle en est venue à vouloir prendre la place de sa femme.
Le fait que certains disent que c’est Angela qui aurait sans le vouloir tué son père avec ses pouvoirs me laisse dubitative…sans doute parce que je trouve la fin quelque peu précipitée. En effet, le passé d’Angela, son père, les pouvoirs de ceux-ci ne sont jamais vraiment développés. Tout s’enchaîne très vite sur la fin, certaines conclusions ne m’ont pas parues évidentes et les problèmes de David ne sont pas réglés (je doute qu’il ait tourné la page avec sa femme).
En ce qui concerne le « coupable » des événements, comme nous avons suivi en parallèle Sam et David qui ont enquêté chacun à leur manière, nous avons deux résolutions différentes. Autant celle de David fait sens avec son passé, et j’avoue ne pas très bien comprendre pourquoi une fois qu’il voit qui et quoi n’est pas « normal » il n’agit pas, autant je ne comprends pas très bien comment Sam fait le lien avec la personne responsable (juste en voyant la photo d’Enigma ?).
On ne sait pas non plus pourquoi Helene a des seringues dans sa chambre (est-ce que c’est vraiment de la drogue ?), Sam qui enquêtait pour David ne lui a pas remis les photos de la piscine, comment Helena a réussi à rentrer dans le Daedelus club alors que Sam a du faire tout un parcours du combattant pour y parvenir ? etc…plein de petites choses qui font tiquer même si elles n’ont pas d’importance dans le scénario.
Sans oublier l’histoire d’amour…qui se sentait venir à des km. Notre héroïne commence à passer du « Dr Styles » à « David » et devient hyper protectrice à son égard, veut plus que tout résoudre le mystère pour lui et est convaincue que quelqu’un lui en veut …On peut comprendre que Sam soit touchée par la détresse de quelqu’un qui a perdu un être cher, qu’elle commence à se sentir impliquée dans les recherches de Styles mais au final tout ce qu’elle sait de lui, c’est pas grand chose. Elle a finalement eu peu de contact et de conversation avec ce dernier, tout ce qu’elle connait de lui c’est par les autres : le directeur de la fac, les infos de la bibliothèque, Malik, la femme en charge du manoir….normal qu’elle se monte des films toute seule alors que la cuisinière la met en garde sur le fait qu’elle ne sait pas grand chose de Styles.
En parlant de ce dernier, outre le fan service à son encontre (ce qui n’est que justice quand on voit la démarche de Sam en parallèle), c’est un vieux garçon avant l’heure, un vieux ronchon de 35 balais qui rouspète plus qu’il ne mort. Certes il y a du cliché en lui : homme devenu amer suite à la mort de sa bien aimé qui a en réalité un cœur d’or sous une attitude de vieux con. Nous le voyons évoluer pour sortir de l’enfermement de son labo et aller se confronter un peu plus au monde. La seule grande révélation à son sujet -mais qu’on sentait venir- vient de son visage et du fait d’avoir transposé les souffrances de Laura et sa culpabilité d’avoir survécu sur sa façon de se percevoir.
On peut supposer que Styles a commencé à s’attacher à Sam, malgré des accusations hâtives à son encontre, de l’avoir virée comme une malpropre et de jamais s’être excusé auprès d’elle. Certes, il avait le droit d’être en colère qu’elle ait menti sur le fait d’être étudiante et d’avoir été envoyé par la fac mais en même temps, je n’ai pas souvenir qu’il s’en souciait, voire qu’il se soit intéressé un minimum à elle. De plus, elle n’a jamais menti sur le reste (à supposer qu’il ait demandé quoi que se soit) donc l’un dans l’autre…

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Au final, malgré tout ce que je cite, Gray matter est un jeu sympathique qui laisse sur un bon souvenir. Il n’est pas trop prise de tête, a des décors et une musique agréable et possède une fin qui a fait débat (fiancée de Frankenstein).
J’espère juste une suite pour continuer de voir évoluer le duo Sam/David dans des enquêtes ayant trait au paranormal.

J’y arriverai un jour, j’y arriverai !

Parmi les grands défis de ma vie, l’un de ceux qui me tient le plus à coeur est celui de donner mon sang. J’ai toujours été porté sur l’entraide et le don de soi, parfois exacerbé par l’école (marche solidarité, opértation bol de riz….). Manque de pot pour le don du sang, j’ai toujours eu un problème : trop jeune au lycée, puis de multiples empêchements par la suite, mais je ne me suis jamais découragée.
Cette fois quand j’ai vu les tentes se planter sur Bordeaux, je me suis dit que cette fois serait la bonne.

Je me suis donc pointée samedi vers 16h30 devant une tente où des personnes d’un certain âge essayaient d’attirer le donneur potentiel. Ca a bien fait rire un monsieur ma réponse « ok » du tac-au-tac à sa demande, après quoi il m’a gentiment fait entrer dans l’arène en me donnant un questionnaire à remplir. C’était remplit de tables avec des assiettes de biscuits petits écoliers et de pâtes de fruits, avec de l’eau et des jus. Je me suis faite accueillir par une dame au sourire charmant qui  a rapidement disparu quand elle m’a vu encore planté là après 2 secondes, tout en me prennant délicatement le bras pour me montrer une table  jonchée de miettes où m’assoir.
Le questionnaire consiste à savoir si on a des antécédent familiaux (problème de coeur, hépatite B, malaise vagal…), si on a été hospitalisé dernièrement, si on est parti à l’étranger, si on a prit des médocs…
Sur l’insistance d’un autre vieux monsieur, barbu cette fois, a vouloir qu’on s’abreuve abondamment et qu’on mange un peu, j’en ai profité pour grignoter, avant d’aller voir un responsable pour qu’on me donne un numéro (1501), pour ensuite aller m’assoir au fond de la tente, et attente qu’on m’appel. J’avoue que j’ai eu peur une fraction de secondes quand j’ai entendu le numéro 58, mais en fait il n’appelait que les derniers chiffres. Bien que l’attente soit estimée à 3/4 d’heure, j’en ai pas eu pour aussi longtemps et est réussi à passer dans la seconde tente pour me faire enregistrer sur un formulaire (pièce d’identité), avant d’attentre de nouveau pour avoir un entretien avec un médecin. Manque de pot bis, je me suis retrouvée dans la partie débordée, alors que l’autre était vide, mais bon là non plus je n’ai pas eu à attendre des heures.
Niveau confidentialité c’est un peu limite, on a juste un paravent qui cache un bureau derrière lequel est assit un médecin avec sa trousse et un ordi, mais bon vu le brouhaha ambiant, on n’entendait pas grand chose. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai senti que j’allais avoir le monsieur toubib avec le paravent bien ouvert, et ça a pas loupé. Celui ci m’a accueillie avec un grand sourire, en me serrant vigoureusement la main, tout en me remerciant pour ce que je faisais. A l’entendre j’avais l’impression de partir en croisade pour sauver le monde.
Il m’a posé quelques questions suite à mon questionnaire (quels médocs, dans quels pays exactement…). J’avoue que c’est cette partie là que je craignais,vu que j’avais été grippé la semaine passée, avec un mal de dos épouventable, et des nausées à la moindre odeurs de nourritures. C’est là que j’ai appris que le rapport poids/taille était important, en dessous de 50kg, c’est pas la peine de donner son sang, et en dessous de 55 c’est un peu limite, et j’étais justement un peu limite, même en me rajoutant quelques kg (mais j’étais en plein dans la vérité). Je passais niveau poids, mais dans ce cas on me préleverait moins. Il a ensuite prit ma tension. J’étais normale, mais un peu haut apparement, puisque dans le doute il a tenu à la reprendre en me demandant si j’avais fait du sport juste avant. Une fois l’entretien finit, il m’a de nouveau serré la main en me souhaitant bonne chance ( là j’avais vraiment l’impression de partir à la guerre).
Comme c’était mon premier don, je devais passer par la case analyse, et me suis donc de nouveau retrouvée à un bureau avec un médecin -féminin cette fois-.
Elle m’a donc piqué le bout du majeur pour le faire saigner afin de préveler un échantillon. Je me sentais comme une diabétique qui vérifie son taux de sucre. Pendant ce temps là, je craquais sur leur petit coton, qui étaient des petites boules comme des fleurs. Il a fallu que je passe ensuite par l’étape piqure pour analyse plus approfondie. Je me suis demandée si cette fois, on arriverait à trouver mes veines. Echec sur le bras droit.
Bien que je n’ai pas la phobie des piqures, je croise toujours les doigts pour ne pas me retrouver avec un hématome, et des douleurs au bras. Une fois finit, j’ai eu le bras gauche complètement enrubanné. Ca fait toujours classe comme blessure de guerre.
Elle a tenue ensuite à prendre un deuxième échantillon, et rebelotte pression sur le majeure pour avoir une bonne goutte de sang. Puis l’analyse est enfin sortie, et le verdict est tombé.
Ca va pas être possible, taux d’hémoglobine trop bas.
Quand je l’ai entendue me dire ça, j’ai cru que c’est elle qui allait pleurer. J’en ai profité pour en demander la cause. Apparemment c’est fréquent chez la gente féminine (fatigue, stress…), et passager, rien ne grave, mais pour le coup le don du sang c’était pas pour cette fois. Elle me prévient que des analyses vont quand même être faites, et que je recevrais un courrier. Après quoi elle me demande d’aller manger et boire, même si je n’en ai aucune envie.
Et me voilà à passer parmi les gens installés sur des brancards donnant leur sang, en me démenant pour trouver la sortie. Là une femme me tend un plateau en me demandant ce que je veux boire, et même si je ne fais pas partie des élus, ils tiennent quand même à ce qu’on se gave. Je prends donc un morceau de quiche, qui s’avérera froide, voir même congeler à la deuxième bouchée, et une part de flan.

Au final j’aurai passé un peu plus d’une heure 30 à circuler de tentes en tentes, croisant ça et là un clown et les divers membres du rotary club- ah ça on le saura que c’est leur sponsor!-.
Certes je suis déçue ne pas avoir pu faire ma BA, mais bon je me dis que mon heure viendra.
J’y arriverai un jour, j’y arriverai !