L’amour à l’anglaise

Avant de partir en Angleterre pour une longue durée, j’ai voulu savoir comment draguaient nos amis outre-manche (histoire de rigoler mais aussi de savoir à quoi m’attendre). Pour être honnête c’est surtout du côté messieurs que mes recherches se tournaient mais j’avoue avoir fait un peu choux blanc de ce côté. Par contre côté féminin et surtout « comment draguer des anglaises », j’ai eu plus qu’il ne m’en fallait.

Avant de partir j’avais déjà rencontrer des personnes (plutôt des hommes) qui avaient vécu là bas pour de plus ou moins longues durées et qui m’avaient raconté leurs expériences. Comme moi, ils avaient été marqué par l’apparence des anglaises, surtout si vous sortez de Londres. Et en particulier le fait qu’elles n’aient pas froid aux yeux (et ailleurs), n’hésitant pas à venir vous draguer, voir vous filer leurs numéros sans aucune gêne. Je peux confirmer la véracité de ces propos pour l’avoir vécu : J’étais au bar avec un ami en train de discuter quand une fille blonde (quand je dis blonde j’entend coloré en blond) et venu directement mettre dans la main de mon ami une carte avec son numéro inscrit dessus juste avant de s’éclipser avec ses amies qui attendaient derrière. J’aurais pu être la copine ou la femme de N. (mon ami) que cela n’aurait rien changé. Il n’y a pas à dire en général les messieurs français ont la côte pour autant la plupart de trouve pas vraiment les anglaises à leur goût ou alors juste le temps d’une soirée, d’un été… histoire de tester.

Mais bref, je suis surtout là pour parler des hommes.

Je suppose que beaucoup de filles (dont moi même) ont été abreuvé aux comédies romantiques mettant en scène Hugh Grant, ne se sont toujours pas remise de la Darcymania et de sa chemise mouillée et se repasse Love actually à Noël. Bref vous attendez le beau british avec son accent du plus bel effet, son côté maladroit mais attendrissant, cet homme qui fera chavirer votre coeur. Et bien attendez vous à être déçue, ou alors armez vous de patiente, BEAUCOUP de patience. Parce que voyez vous l’anglais ne drague pas, ou rarement, et de manière un peu pathétique parfois.

Rassurez vous les comédies romantiques anglaises et les costumes drama ont autant fait de mal aux petites françaises qu’à ces messieurs anglais. Car comme dirait Stephen Clarke : « Fuck you, Mr Darcy, fuck you, Hugh Grant. » « Bloody English gentlemen ». Si vous pensez que les gentlemen anglais sont  » the not-wanting-to-sleep-with-you-immediately » vous vous plantez largement (ou alors vous visez les pré-ados mais ce n’est pas très légal).

Je disais donc que je cherchais à connaître les méthodes de drague de ces messieurs, dans un but purement culturel bien sûr. Et je suis tombée sur cet article. J’avoue, j’ai beaucoup ri et en même temps je n’ai pu m’empêcher de voir la vérité. Pendant des années on m’a rabâché -et encore avant que je parte- qu’en tant que française j’aurais un succès fou là bas. Mon petit accent frenchy so sexy les feraient tomber, la réputation des françaises classes et distinguées, pas farouches sur la chose, feraient le reste. En gros, je n’avais qu’à me baisser pour cueillir tout ces beaux mâles anglais. Imaginez la claque. Le désarroi. Comme beaucoup de filles françaises je ne drague pas, ou pour reprendre beaucoup d’entre elles  » je ne sais pas faire » attendant patiemment qu’un monsieur intéressé vienne faire sa court  ou alors j’envoie des messages subtils, tellement subtils d’ailleurs que l’intéressé ne les capte même pas. Bref, entre les anglais qui ne draguent pas, et les françaises qui draguent peu, nous étions bien partis.

Quand un charmant jeune homme anglais vous envoie un texto vous demandant si vous êtes partante pour « faire une promenade, boire un café ou autre… » attendez vous à faire une promenade, boire un café et rien d’autre. Ne passez pas 3h à vous arracher les cheveux sur la signification des « … », il n’y en a pas. Ou si,  c’est au cas où vous préféreriez aller plutôt au ciné, au resto, voir manger un flapjack à la place de la promenade. Vous allez passer un après-midi ou une soirée culturellement riche, aurez refait le monde autour d’un café mais si vous souhaitiez conclure, il va falloir repasser.

Mais quand un monsieur anglais a décidé de s’y mettre, sérieusement, vous aurez aucun doute sur ses intentions. Ca sera aussi subtil et visible qu’un éléphant dans un couloir, c’est simple ça clignote au dessus de sa tête qu’il s’intéresse à vous. Cela peut prendre différentes formes : parfois pathétique -à vous de voir si vous trouvez cela touchant-, parfois lourdes, parfois très insistantes -au point que ce que vous trouviez charmant au départ ne l’est plus du tout-, parfois subtiles….

En effet, les hommes rentrent dedans (sans jeux de mots vulgaires), c’est très rare. La seule fois où j’y ai eu droit, le monsieur en question avait quelque verres dans le nez pour se montrer très tactile sur la piste de dance et même dans ce cas là, il est resté plus soft et diplomate que certains messieurs français que j’ai pu croiser.

Si la personne en question ne vous intéresse pas, ne soyez pas subtile en étant gentille pour lui faire comprendre le « je préfère qu’on reste amis » ou en refusant poliment. La subtilité ne marche pas. Soyez franche et directe, sinon il risquerait de prendre cela pour un encouragement de votre part et vous serez dans le caca.

Parfois l’anglais mâle à l’apparence du cliché du gros beauf masculin : ça rit grassement, rote sans retenu, aime le foot et les jeux de foot en plus de la mal bouffe, ça sera parfois pas très malin…

Les coups de foudre réciproque ça existe aussi, j’en ai été témoin et tout c’est fait rapidement entre les deux parties et ça dure depuis….comme quoi l’espoir est permis…

Mais revenons à la drague de l’homme anglais…. comme je le disais, l’homme anglais peut vous inviter au restaurant, acheter une rose au marchand pakistanais qui passait justement par là pour vous l’offrir, payer votre repas en douce et…rien. Nada. Que dalle. Niente. C’est sur qu’il vous apprécie beaucoup…comme amie. Je ne dis pas que l’amitié h/f n’existe pas, je milite pour, mais si vous avez des espérances soyez prêtes à être frustrée ou à vous asseoir dessus. Ou alors ne vous décourageait pas et soyez plus explicites, parce que même si vous dites oui à tout, il pensera que c’est cool de trouver quelqu’un du sexe opposé qui s’intéresse aussi à ça et vous serez bien embêtée d’être empêtrer dans la fameuse friendzone.

 

Bref, la drague anglaise ça ressemble un  peu à chez nous, enfin chez certains messieurs mais de manière général ce n’est pas aussi visible et insistant qu’en France (où la drague lourde vire des fois au harcèlement). Les anglais en général sont plus tactiles que nous donc ne vous étonnez pas d’une main posez négligemment sur l’épaule, d’un câlin dans les bras ou tout autre contact furtif et non déplacé.

Parfois, tout se passera bien et de manière naturel dans accro, c’est le meilleur que je vous souhaite. Sinon…. et bien persistez, à force vous arriverez peut être à lui faire comprendre clairement vos intentions et à vous mettre en couple.

Kitano drops

Cela va faire une semaine que je suis rentrée de Paris, et je suis enfin libre de toutes révisions (on espère). Je ne vais pas déblaterer jour pour jour mon emploi du temps de cette fameuse semaine, mais plutôt les quelques sorties/expos que j’ai pu faire pendant cette brève période.
La 1ere est celle de Lisette Model qui c’est fini le 6 juin, et l’autre est celle de Takeshi Kitano. C’est sur la seconde que je vais m’attarder. Bizarrement j’étais persuadée qu’elle se finissait en Juin, heureusement ce n’est pas le cas.
Pour être honnête, je ne suis pas très familière de l’univers de Kitano. Je sais qu’il a fait des films, des émissions, j’en ai même vu certains, écrit quelques livres, mais ça ne va pas plus loin. Dernièrement, j’ai même acheté "Kitano par Kitano", une autobiographie qui regroupe divers entretiens avec le journaliste Michel Temman.

C’est donc avec curiosité et un oeil quasi neuf que je suis aller voir l’exposition "Gosse de peintre". Celle ci aborde le personnage, sa vision du monde et du japon, le tout avec un ton décalé, coloré, et bon enfant. Ici, pas besoin de se prendre la tête sur les revendications de l’artiste et ce qu’il a voulu exprimer. Même si l’univers reste typiquement nippon, avec son folklore et ses absurdités, le tout reste très accessible. Une chose non négligeable, c’est que l’expo est très intéractive, ludique même, on se retrouve comme de grands enfants. On appuie sur des boutons, on dessine en écoutant de la musique, et avec un peu de chance on peut aller à un stand de tir au sous sol, lancer de la peinture sur des dinosaures -si on a tiré le bon ticket-.
Le sous sol est d’ailleurs l’occasion de découvrir des peintures de kitano, qui est une vision absurde mais comique et colorée du japon. On y voit des personnages aux visages défragmentés façon cubiste dans un style très gamin cependant maîtrisé. La salle d’à côté permets de voir des extraits d’émissions, ainsi que tout les costumes -ridicules- qu’il a pu porter.
Cette expo permet enfin de répondre à certains questions existentielles, telles que : comment sont morts les dinosaures ? comment fait on un pollock ? la probabilité du big bang ? quelles étaient les armes et plans secret de l’armée impériale ?….

Parmis toute les oeuvres présentées, ma préféré reste le "Théâtre des marionettes O-Edo", je n’ai pas pu m’empêcher de m’arrêter à chaque fois que la musique commencait.
L’expo ne serait pas complète si vous ne jetez pas un oeil à l’extérieur, où de petits êtres se cachent, sans oublier que derrière la fondation il y a un stand entièrement décoré qui propose plusieurs produits japonais, pas mal de pâtes de fruits, pour des prix variant entre 3 et 5 euros (pas donné).
Comme je crevais de faim, je me suis achtée des "Pucca chocolate", sorte de petits biscuits poisson fourrés chocolat, pas mauvais mais qui sont loin de vous rassasier. Par contre je n’ai pas pu résister, dès que je l’ai vu ma corde sensible d’amatrice de japanime c’est mise à vibrer :
 

Dans le lot  y en a même au cacao, qui d’après test sur certain, sont dégeulasse.

J’ai découvert une chose amusante, quand on enlève la languette des mots apparaissent, où plutôt des parties de la languette restent collés sur la boîte.

Au final j’encourage vivement ceux qui ont l’occasion d’aller voir cette expo, ça prend pas trop de temps, ni la tête, on ressort de là joyeux comme si on avait fait le plein d’énergie.
Des expositions comme celles là, j’en aimerai plus souvent !

PS: pour ceux qui n’aurait pas reconnu, il s’agit de la fameuse boîte à bonbons du tombeau des lucioles. "Sakuma drops"

 

Foire internationale

Cette semaine j’ai fait ma demi-mondaine en allant là où tout bordelais se doit d’aller : à la foire internationale de bordeaux !

Et comme cette année est une année franco-russe, le pays à l’honneur était la russie, bien qu’on eu pû croire que c’était le vietnam.

Après une heure passée, coincé dans les embouteillages nous voilà enfin dans l’antre de la beauffitude la plus absolue. En premier, visite de maison préfabriquées en carton pâte, avec le salon donnant directement sur les toilettes, cuisine inexistante, et aménagements spaciaux douteux. En retrouvera plus tard la même chose en condensé pour les mobiles homes. Je passe sur les parkings remplis de 4×4, breaks, et camping-car, ainsi que sur l’armée de terre qui te permettait de gagner une casquette si tu réussissais à toucher une mamie au sniper, pour passer directement à la russie !
Ah la russie…ses opéras, ses ballets, ses contes, son animation, sa littérature, sa vodka… Tout ceci se retrouvait dans des stand remplis de matriochka, où se tenait des blondes à tresses pour des dégustations de caviar (et de vodka!).

Des encarts étaient accrochés pour nous expliquer la richesses culturelle du pays, et l’on pouvait voir, l’on pouvait même toucher, des costumes de ballets ! L’après midi d’un faune, les nymphes, nijinsky ! Bien sur ce n’était pas des costumes d’époque.

Une fois que nous avions visités la russie, nous nous sommes plongés à la découverte du reste du monde. Peu d’europe, à part le portugal pour les accras de morue, et l’italie pour le jambon, un gâteau bizarre, et des bonbons haribo faient mains. Beaucoup d’asie, du vietnam, encore du vietnam, toujours du vietnam qui nous vendait du maneki neko en veux tu en voilà, quand singapour nous faisait des démonstrations culinaire pour vendre des épluches légumes, idem pour la chine, quand au japon…ben…on l’a pas vue en fait.

Sorti de ce dédale de kitch et d’attrapes touristes en tout genre, direction la salon du cuir, du canapé, de la cuisine aménagée conforama, assortie de bar à vins, à champagnes, à fraises, à jambons, ce que vous voulez, du moment que ça se mange ou se boit. Nous commencions à avoir mal aux pieds et l’on se serait bien vue dans l’un de ces canapés design, si la peur de se faire alpaguer par l’un de ces vendeurs adeptent du chiffre ne nous avait pas tiraillée. Nous nous sommes donc réfugiés parmis les sacs, les chaussures et les tableaux décos de mauvais goût. Entre temps nous avions fait un tour dans les allées à sandwich, pour une petite gauffre, avec chocolat chantilly !  Le but étant de ne pas s’en foutre partout.

19h déjà! L’heure de sortie. Mais avant cela un dernier tour du côté de la ferme, pour voir des pigeons gros comme des poules, des mules, des boeufs, des vaches, des cochons basques, des petits chevaux, de lapins nains qui faisaient passer le notre pour un lapin de Garenne.
Si j’avais eu une grande résidence secondaire à la campagne, je les aurais tous emmenés !
Je passe aussi sur les 100 ans de l’aviation dans notre région, qui était l’occasion d’une expo d’avions de guerre, de planneurs de divers passionnés et collectionneurs.

Et c’est ainsi que s’achève cette mémorable journée.

A bientôt donc pour d’autres mirifiques aventures.

The end

Ca faisait deux ans. Mais maintenant que je viens de les voir le fossé ne semble plus si grand.
Je ne sais pas pourquoi ça c’est arrêté d’un coup, plus de CD, de DVD, plus de vidéos, d’images, plus de nouvelles… plus de temps, plus d’argent j’imagine. C’était toujours plus tard, plus tard quand j’aurai le temps, quand j’aurai l’argent, mais il manquait toujours l’un de deux. Et puis difficile de s’y remettre sans le lot de regret et de frustration. J’ai hésité à y aller, avant j’aurai fait le déplacement pour les voir dans MA ville. Sauf que là je me suis sentie las et vieille, je devais être rouillée depuis le temps.

La dernière fois que je suis allée à la rock school barbey c’était pour The Hoosiers, et j’ai encore en travers cette mauvaise organisation qui faisait rentrer les gens au compte goutte si bien que le concert avait déjà débuté quand je suis arrivée. Heureusement ce ne fût pas le cas cette fois. Pas de première partie, on est entrée directement dans le bain.
Face de crapeau a débarqué avec les cheveux long, ça a fait un choc. J’ai pensé à un cosplay Matatabi en premier lieu avant celui de Sadako. Puis j’ai vu son oeil, j’ai cru a un accessoire de scène, mais non, l’explication viendra plus tard d’un coup de basse involontaire de Yukke. Professionnel il aurait continué à chanter sauf la dernière avant que ça soit direction les urgences. Décidement ils n’ont pas de chance entre Miya qui était malade comme un chien il y a deux ans et ça.
Evidemment je ne connaissais rien, et j’ai eu l’impression de balançage de gros son dans ta gueule pour les deux premiers morceaux. Le public était réceptif et j’appreciais assez mais me suis vite lassée, ça manquait de subtilité qui n’a d’ailleurs pas tardé à poindre les deux morceaux suivant. Seulement ça manquait d’âme j’avais l’impression d’avoir affaire à quelque chose de formaté. Puis vint Utagoe (?) qui marqua une rupture pas simplement par le babiage de Face de crapeau juste après. Ceci dit il c’est amélioré en anglais, il m’a fallu une seconde de reflexion pour comprendre, par contre on sent le tic prit au US de ponctuer toutes ses phrases par un "Fuck", j’imagine que c’est tendance.
La suite était bien mieux, mais je ne sais pas pourqui je n’ai pas pu m’empêcher de penser, même brièvement , que c’était pas du MUCC. Le fond sonore, quoique sympa et dans mes goûts, respiré pas l’originalité, y avait comme un air de déjà entendu, je me suis même demandé si c’était pas des reprises. Puis on revient en terrain connu, pour moi en tout les cas. Du vieux comme j’aime. Seulement c’est court, trop court.
Pause.
Retour, t-shirt promo, baratin habituel. Yukke et son ours n’avaient rien n’a nous dire, Satochi c’était juste du Thank you "bery bery" much, Miya nous a dit qu’il s’appelait Miya (mais en français ça change tout), et pour nous prouvait qu’il était quasi bilingue on a eu droit à "bonjour, "bonsoir", "je t’aime" (cri de foule), et "l’addition s’il vous plait", Face de crapeau de son côté nous a gratifié d’une leçon de vocabulaire. Ce soir c’était "nombril" (apparement).
Puis vaint Daikirai au plaisir trop court, avant d’annoncer la dernière chanson et leur habituel retour prochain. Fin. Lumières.

Au détour j’avais cru appercevoir M, chose confirmée à la sortie. Ca faisait des lustres, mais ça faisait surtourt plaisir, même si c’était les classiques questions du "qu’est que tu deviens". On a parlé études, permis, avenir (haha!), concert, souvenir de nutella… J’ai appris qu’il etait monté en grade, sincèrement sans jalousie, je suis très heureuse pour lui. Je me suis demandée comment il faisait pour entretenir la flamme. Ca m’a fait me souvenir, j’imagine que je suis rancunière si j’en parle encore. En attendant, nous sommes allées du coté des sorties voitures pour voir le groupe, qui ne pointera son nez qu’une heure et demi plus tard alors que je me tortillais dans tout les sens à cause de mon dos en compote.
J’ai fait connaissance avec la nouvelle génération même si l’on est de la même tranche d’âge. Finis les rêves de fans, bonjour le professionnalisme, et les sujets épineux. C’est du passé désormais, mais j’ai eu l’impression à cette instant et encore maintenant que je ne servais vraiment plus à rien, auccune trace, rien.

Après quelques voitures, ils arrivent enfin. Tranquillement on prend des photos, on signes des albums ou des bouts de billet de concert dans mon cas (j’ai regretté de ne rien avoir prit, mais en même temps c’était pas prévu). Je crois que je ne les ai jamais approché d’aussi près, ce qui fait que je me suis aperçue que j’étais plus grande que Miya, voir les autres, except crapeau. Je tends poliment mon billet, je pique un stylo, je remercie, je ne m’attarde pas. Sinon je me suis un peu inquiété pour face de crapeau et son oeil, mais ça va. Les gens sont sympas, certains lui on dit de prendre soin de lui, faire attention, tout ça…
J’ai failli lui tapoter l’épaule, mais même sans ça, rien, ça ne me fait plus rien. Je dois être une vieille fan frigide et blasée. Avant si j’avais été dans pareille situation, mon état aurait été le même qu’une personne qui se serait enfilé une centaine de tasse à café, tout en allant chanter "Raindrops Keep Falling On My Head" devant une salle pleine à craquer. Autant dire proche de l’arrêt cardiaque.
J’en ai conclu que c’était fini. Vraiment fini ?

Quoi qu’il en soit, malgrès quelques couack, une baisse d’énergie, ce fût agréable, et ça faisait longtemps.

J’irai voir Antoine…


…mais je n’irai pas dormir chez lui!(
quoique)

Le 19 novembre sort dans les salles obscures le film "j’irai dormir à hollywood" du globe-trotter antoine de maximy qui réalise les "j’irai dormir chez vous" diffusé sur canal+ et france 5. Evidemment il était sur mon programme des prochains films à voir, mais tout bascula un lundi soir aller que j’allais à l’ugc voir "le crime est notre affaire" : je suis tombée nez à nez avec l’affiche du film en géant qui annonçait l’avant première dans ce même cinéma en présence d’Antoine de Maximy! Ni une ni deux, je réservais mon jeudi soir!
Je me suis donc renseignée pour savoir comment me procurer des places pour cette avant première, après quelques soucis de lieu -internet annoncait la projection au mégarama-, je suis allée demander à l’ugc la veille en début d’après midi. Coup de bol les places pour l’avant première étaient en vente depuis le matin même (et au tarif étudiant!).

Le soir légèrement hors service, après le repas, je n’avais à peine qu’une demi heure pour être à 20h15 au cinéma, ainsi prennant mon taxi favori, je suis arrivée en 5 minutes devant la salle. Juste avant d’entrée l’on pouvait répondre à un questionnaire et gagner : un repas pour 3 au subway, un VTT, ou un voyage en Tunisie, comme je n’étais interressé par aucun des lots, je suis rentrée directement.
La salle était déjà bien remplie et les meilleures places prises, après un bref instant d’hésitation à me retrouver tout devant, je finis par aller tout derrière histoire de pas avoir les images en pleine figure. Il y avait pas mal de places qui étaient réservés (je ne sais pas trop pourquoi), et de sièges envahit par de la paperrasse vittavie, jusqu’à ce que j’apprenne que c’était aussi une soirée cinétudiant! Cela explique le grand nombre de jeunes.
Après 15/20 minutes de pub et bande annonce toute explosive, un dirigeant de chez disney (qui distribu le film) monte sur scène pour tirer les gagnant au sort avant de nous présenter le film.

attention spoiler (genre)

Lost in Iceland

Je retrousse mes manches pour vous compter mes merveilleuses aventures au pays des glaces, et où Jules Vernes découvrit l’entrée du centre de la terre.
Mais avant toute chose, je me réserve le droit en tant que bonne Française, de râler, pester, me plaindre, donner mon avis personnel et non objectif sur tout ce qui va suivre.
A bon entendeur, et bonne lecture pour les autres.

is there anybody out there ?

Sean Lennon à la Cigale

Mon dieu, déjà deux jours que le temps passe vite !

Mardi j’avais rendez vous avec Sean à la cigale, à vrai dire je nourrissais une certaine appréhension étant donné que je l’avais mis de côté c’est dernier temps, et que j’avais pris ma place pour ce concert il y a quelques mois dans une envie soudaine, hésitante entre mademoiselle K ,où je m’y suis prise trop tard, ce qui fait que j’irais sans doute les voir en juin si j’en ai l’occasion, clap your hands and say yeah , qui n’était plus réservable, il me restait donc Sean dont j’avais fait l’aquisition du dernier album (7 ans pour le sortir) friendly fire sur les bons echos que j’en avais eu. 15 euros pour un album qui ne dure même pas quarante minutes ça fait un peu mal, mais quand on a un DVD joint avec un clip pour chaque chanson, ça va mieux ! Surtout que les clip sont simples et traduisent bien son univers calme et envoutant.
Sean passait d’ailleurs à Bx le vendredi où justement je rentrais (et pour un prix moindre), mais évidemment vu mes horaires cela aurait été difficile.

Etant donné que j’arrive sur Paris vers 19h, je me suis directement engouffré dans le metro pensant ne pas mettre plus d’une demi heure, c’était sans compter les aléas du metro parisien, avec ses retards, ses wagons bouchés, et j’en passe. Je suis quand même arrivée  avant 20h, heure du début du concert, devant une cigale sans queue, où des personnes grignotaient avant de rentrer, s’attendaient au milieu des revendeurs à la sauvette, et des distributeurs de flyers en masse, tout cette ambiance me rappelais dresden dolls que j’avais vu au bataclan l’an passé.
Je tombe nez à nez avec le bar dès l’entrée, avec cet air retro futuriste, au milieu de tout ces gens tranquilles qui boivent et discutent pas pressé pour deux sous. Le stand babioles est vraiment tout mince, mais le t-shirt m’attire pour une fois ce n’est pas noir, et en plus il y a taille fille! J’hésite, mais je décide de garder mes sous, tant pis pour le souvenir.
J’hésite sur l’escalier à prendre, bien que les places soient libres, et décident de suivre un groupe de jeune femme, on s’arrête au premier stade, j’en conclue machinalement que vu l’heure le balcon doit être déjà bien occupé. Premiere constatation à mon entrée : 
la cigale c’est comme le bataclan, mais en plus petit, siège au balcon et sur le fond de la salle, fosse à l’avant et promontoir sur les côtés, tout est pris, les gens étant déjà bien installés.
La seconde surprise, le concert entamé, Sean est déjà sur scène partageant le micro avec un guitariste, feuille à la main pour lire les paroles, un petit bout de femme sur le côté au clavier au corps mince flottant dans sa courte robe, musique d’ambiance calme, pendant que le public vaque à ses occupations. Je me creuse un chemin au milieu des gens pour atteindre la fosse en pente (chose agréable pour la vue), calle mon sac entre mes jambes, enlevant mon manteau, c’est déjà la fin de la chanson, tout les musiciens quittent la scène. Quelque peu déboussolée quand je vois l’équipe qui s’active sur la scène démonter le materiel, puis c’est le calme plat. Un autre groupe monte sur scène et se présente comme étant Jean Racine, je suis contente quand je vois que je ne suis pas la seule à me poser des questions « y avait une première partie ? » .Puis finalement comme les autres je me laisse faire, emporter par la musique au style agréable, bien que pas révolutionaire, qui mélange un peu les genres, aux grands thèmes comme l’amour. La voix est plus parlé que chanté et subit des bémols mais une fois chauffée tout est partie. Quelques sourires narquois et des railleries devant le chanteur guitariste tentant péniblement entre chaque morceau d’expliquer le pourquoi de ses chansons, qui en deviennent ridicules (« dans cette chanson il y a des gens assis sur la terre qui pleure parce qu’elle a mal…. »), je trouve qu’il n’y a rien de pire qu’un artiste (notamment musicien) qui explique son travail. Pas mal de shalalala et de clapement de mains repris par le public ,plus par manicheisme que par réel plaisir, on commence à sentir l’impatience. Quand le chanteur annonce le dernier morceau on sent le soulagement, et soudain on y met plus d’entrain. Fin, présentation des musiciens, du futur album, on remercie Sean pour la chance offerte et on quitte la scène. Deuxième mise en plis qui durera bien une demi heure, mon pauvre dos commence à souffrir le martyr. On scande un peu mais rien ne se passe, alors on attend sagement, à côté de moi j’en entend certain qui disent qu’ils attendent ce concert depuis 10 ans ! Etant donné qu’il n’etait pas passé en France, je me dis que j’ai finalement bien fait d’être là.
J’en profite pour zieuter plus abondamment autour de moi, des couples, beaucoup de couples, hetero ou non, des gens d’un certain âge surtout, j’ai encore l’impression d’être une petite jeune quand j’aperçois deux fillettes qui ne doivent pas dépasser la dizaine se pendant au bras de leurs parents. Des bouts de pieds en chausettes qui dépassent du balcon, des cheveux roses, quelques asiatiques en jupette…
Soudain des Aaaah de soulagement, les musiciens sont là, on se ressere, Sean arrive. Nous remercions d’abord d’être là, en disant que la France c’est « vachement » bien, dans un français des plus fluides quasiement sans accent.

Et on commence par être directement dans le bain, lui le premier, c’est fluide et clair, la lumière blâfarde penchait sur lui quand le reste baigne dans une pénombre bleuté, on echaînera sur la très attendu « Dead meat ». Le concert se passe, avec ses jeux de lumières, les morceaux prennent une tout autre dimension, puis une nouvelle chanson qu’il présente en hommage au fil d’un(e) amie, ce qui a ravie les fans. Sean dans son costume cravaté, je me demande encore comment se faisait il qu’il n’ai pas chaud. Rajustant sans cesse ses lunettes, il comme je l’imaginais : tout à fait charmant, adorable même, pas prise de tête, très décontracté, à l’aise, et heureux d’être là.
Nous aurons droit à plein de petit passage en Français, quelques bafouillament parfois, un mélange avec les « tu/vous », mais toujours aussi fluide, c’est qu’il est bavard le jeune homme ! Toujours plein d’humour, à condition qu’on aime celui à répétition, buvant un verre de vin à notre santé, avant de se plaindre de ne plus en avoir alors qu’on est en France tout de même ! Il quittera d’ailleurs la scène pour en demander un autre, et sera « obligé » de jouer un morceau avant qu’un membre du staff ne lui en apporte, le gratifiant d’un bisou au passage, verre de vin qui s’averera être du Wisky ! Plus exactement du Jack Daniels, qui semble être assez costaud quand on le voit tousser avant de déclarer que c’est très bon. D’ailleurs pendant l’un des chansons il c’est mis à tousser, avant se de reprendre immédiatement, cet épisode restera dans les mémoires comme une anecdote amusante à laquelle personne ne lui en a tenu rigeur.
Quelques apparté culturel, notamment sur « une jolie chanson » puisque en anglais ce n’est ni masculin ni féminin, « c’est comme « une » table, j’ai l’impression de manger sur une fille ! D’ailleurs c’est pour ça que je ne mange pas! Non je plaisante…enfin si je ne mange pas…je rigole, en fait non… »  
Sans oublier la fameuse immitation du Français : joues gonflées, bras et yeux au ciel, les épaules haussé, déclamant un « je ne sais pas », « ça c’est typiquement français pour moi! »
Puis il quitteront la scène, avant que Sean ne revienne seul sous les applaudissements, « non c’est trop arrêtez….non c’est bon ! » se plaignant ensuite que les autres l’ai laisser tomber mais qu’heureusement il sait très bien jouer de la guitare ! Une dernière chanson de l’album qui le clos, avant que les autres ne reprennent leur place et qu’il ne joue une chanson de son premier album, expliquant que c’était sa toute première à lui. Puis c’est vraiment la fin, remerciement, on quitte la scène sans fioriture, les lumières se rallument et je dois déjà m’enfuir comme une voleuse.

Je suis heureuse d’avoir fait ce concert, un petit comme cela de temps en temps ça fait du bien, et cette ambiance unique j’adore.

J’en profite pour mettre le clip de « dead meat » que j’aime bien (et qui à été la chanson la plus apprécié durant le concert)

NB: il a présenté le groupe « ami » avec lequel il jouait lorsque je suis rentrée, « juju tenten » (quelque chose comme ça), il on un myspace, mais je n’ai pas réussi à trouver. Si quelqu’un sait vaguement quelque chose, je suis preneuse.