L’amour à l’anglaise

Avant de partir en Angleterre pour une longue durée, j’ai voulu savoir comment draguaient nos amis outre-manche (histoire de rigoler mais aussi de savoir à quoi m’attendre). Pour être honnête c’est surtout du côté messieurs que mes recherches se tournaient mais j’avoue avoir fait un peu choux blanc de ce côté. Par contre côté féminin et surtout « comment draguer des anglaises », j’ai eu plus qu’il ne m’en fallait.

Avant de partir j’avais déjà rencontrer des personnes (plutôt des hommes) qui avaient vécu là bas pour de plus ou moins longues durées et qui m’avaient raconté leurs expériences. Comme moi, ils avaient été marqué par l’apparence des anglaises, surtout si vous sortez de Londres. Et en particulier le fait qu’elles n’aient pas froid aux yeux (et ailleurs), n’hésitant pas à venir vous draguer, voir vous filer leurs numéros sans aucune gêne. Je peux confirmer la véracité de ces propos pour l’avoir vécu : J’étais au bar avec un ami en train de discuter quand une fille blonde (quand je dis blonde j’entend coloré en blond) et venu directement mettre dans la main de mon ami une carte avec son numéro inscrit dessus juste avant de s’éclipser avec ses amies qui attendaient derrière. J’aurais pu être la copine ou la femme de N. (mon ami) que cela n’aurait rien changé. Il n’y a pas à dire en général les messieurs français ont la côte pour autant la plupart de trouve pas vraiment les anglaises à leur goût ou alors juste le temps d’une soirée, d’un été… histoire de tester.

Mais bref, je suis surtout là pour parler des hommes.

Je suppose que beaucoup de filles (dont moi même) ont été abreuvé aux comédies romantiques mettant en scène Hugh Grant, ne se sont toujours pas remise de la Darcymania et de sa chemise mouillée et se repasse Love actually à Noël. Bref vous attendez le beau british avec son accent du plus bel effet, son côté maladroit mais attendrissant, cet homme qui fera chavirer votre coeur. Et bien attendez vous à être déçue, ou alors armez vous de patiente, BEAUCOUP de patience. Parce que voyez vous l’anglais ne drague pas, ou rarement, et de manière un peu pathétique parfois.

Rassurez vous les comédies romantiques anglaises et les costumes drama ont autant fait de mal aux petites françaises qu’à ces messieurs anglais. Car comme dirait Stephen Clarke : « Fuck you, Mr Darcy, fuck you, Hugh Grant. » « Bloody English gentlemen ». Si vous pensez que les gentlemen anglais sont  » the not-wanting-to-sleep-with-you-immediately » vous vous plantez largement (ou alors vous visez les pré-ados mais ce n’est pas très légal).

Je disais donc que je cherchais à connaître les méthodes de drague de ces messieurs, dans un but purement culturel bien sûr. Et je suis tombée sur cet article. J’avoue, j’ai beaucoup ri et en même temps je n’ai pu m’empêcher de voir la vérité. Pendant des années on m’a rabâché -et encore avant que je parte- qu’en tant que française j’aurais un succès fou là bas. Mon petit accent frenchy so sexy les feraient tomber, la réputation des françaises classes et distinguées, pas farouches sur la chose, feraient le reste. En gros, je n’avais qu’à me baisser pour cueillir tout ces beaux mâles anglais. Imaginez la claque. Le désarroi. Comme beaucoup de filles françaises je ne drague pas, ou pour reprendre beaucoup d’entre elles  » je ne sais pas faire » attendant patiemment qu’un monsieur intéressé vienne faire sa court  ou alors j’envoie des messages subtils, tellement subtils d’ailleurs que l’intéressé ne les capte même pas. Bref, entre les anglais qui ne draguent pas, et les françaises qui draguent peu, nous étions bien partis.

Quand un charmant jeune homme anglais vous envoie un texto vous demandant si vous êtes partante pour « faire une promenade, boire un café ou autre… » attendez vous à faire une promenade, boire un café et rien d’autre. Ne passez pas 3h à vous arracher les cheveux sur la signification des « … », il n’y en a pas. Ou si,  c’est au cas où vous préféreriez aller plutôt au ciné, au resto, voir manger un flapjack à la place de la promenade. Vous allez passer un après-midi ou une soirée culturellement riche, aurez refait le monde autour d’un café mais si vous souhaitiez conclure, il va falloir repasser.

Mais quand un monsieur anglais a décidé de s’y mettre, sérieusement, vous aurez aucun doute sur ses intentions. Ca sera aussi subtil et visible qu’un éléphant dans un couloir, c’est simple ça clignote au dessus de sa tête qu’il s’intéresse à vous. Cela peut prendre différentes formes : parfois pathétique -à vous de voir si vous trouvez cela touchant-, parfois lourdes, parfois très insistantes -au point que ce que vous trouviez charmant au départ ne l’est plus du tout-, parfois subtiles….

En effet, les hommes rentrent dedans (sans jeux de mots vulgaires), c’est très rare. La seule fois où j’y ai eu droit, le monsieur en question avait quelque verres dans le nez pour se montrer très tactile sur la piste de dance et même dans ce cas là, il est resté plus soft et diplomate que certains messieurs français que j’ai pu croiser.

Si la personne en question ne vous intéresse pas, ne soyez pas subtile en étant gentille pour lui faire comprendre le « je préfère qu’on reste amis » ou en refusant poliment. La subtilité ne marche pas. Soyez franche et directe, sinon il risquerait de prendre cela pour un encouragement de votre part et vous serez dans le caca.

Parfois l’anglais mâle à l’apparence du cliché du gros beauf masculin : ça rit grassement, rote sans retenu, aime le foot et les jeux de foot en plus de la mal bouffe, ça sera parfois pas très malin…

Les coups de foudre réciproque ça existe aussi, j’en ai été témoin et tout c’est fait rapidement entre les deux parties et ça dure depuis….comme quoi l’espoir est permis…

Mais revenons à la drague de l’homme anglais…. comme je le disais, l’homme anglais peut vous inviter au restaurant, acheter une rose au marchand pakistanais qui passait justement par là pour vous l’offrir, payer votre repas en douce et…rien. Nada. Que dalle. Niente. C’est sur qu’il vous apprécie beaucoup…comme amie. Je ne dis pas que l’amitié h/f n’existe pas, je milite pour, mais si vous avez des espérances soyez prêtes à être frustrée ou à vous asseoir dessus. Ou alors ne vous décourageait pas et soyez plus explicites, parce que même si vous dites oui à tout, il pensera que c’est cool de trouver quelqu’un du sexe opposé qui s’intéresse aussi à ça et vous serez bien embêtée d’être empêtrer dans la fameuse friendzone.

 

Bref, la drague anglaise ça ressemble un  peu à chez nous, enfin chez certains messieurs mais de manière général ce n’est pas aussi visible et insistant qu’en France (où la drague lourde vire des fois au harcèlement). Les anglais en général sont plus tactiles que nous donc ne vous étonnez pas d’une main posez négligemment sur l’épaule, d’un câlin dans les bras ou tout autre contact furtif et non déplacé.

Parfois, tout se passera bien et de manière naturel dans accro, c’est le meilleur que je vous souhaite. Sinon…. et bien persistez, à force vous arriverez peut être à lui faire comprendre clairement vos intentions et à vous mettre en couple.

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life is shit

Suite au dossier sorti sur le site manga news, et à un article interressant sur l’ijime sur celui d’animeland, je me suis lancée dans l’introspection d’un manga qui me tient à coeur, et que je lis actuellement. Je veux parler de Life.

Life c’est un manga, plus exactement un shojo manga en 20 tomes, dont 9 sortis actuellemet en France chez Kurokawa.
Certes on retrouve le merveilleux univers du lycée, avec ses lycéens populaires, ses premiers de la classe, les grands émois de jeunes filles en fleur, et la grande vague de l’amitié indéfectible.
C’est justement sur une histoire d’amitié que Life commence, deux amies encore au collège, qui n’ont pour rêve que d’entrée dans le même lycée, réputé de préférence. Après plusieurs pages nous étalant la bonne humeur, et les belles promesses d’amitié éternelle, une ombre se profile au tableau. Ayumu l’héroïne de l’histoire est loin d’être une tête de classe comme son amie Shino à qui elle demande de l’aide, seulement voilà la tendance s’inverse et le drame se produit. C’est Ayumu qui est reçut et non Shino. En moins de deux la belle amitié éclate, et Shino lui vomit sa rancœur à la figure.
Ce qui aurait dû commencer comme un nouveau départ s’avère plein d’amertume. Se sentant coupable Ayumu commence à se mutiler à coup de cutter pour expier ses fautes, comprendre la douleur de son amie mais aussi soulager la sienne.
Puis arrive Manami, jolie jeune fille populaire, aux premiers abords superficiels et un peu cruche, qui n’a à la bouche que son chéri, le beau et populaire Katsumi. Ayumu commence à remonter la pente, jurant une nouvelle et belle amitié avec la nouvelle venue qui a crue en elle. Mais est ce une bonne chose ?

attention post long et subjectif

Clash time

Il y a quelques jours, pendant que je faisais mon habituel zapping nocturne, je me suis arrêtée sur la chaîne eurosport -chose qui n’arrive jamais-. Ce qui a attiré mon attention c’est que cela se passait pendant le micromania game show. Mais qu’est que ça vient faire là ? Surtout que l’on était en train d’interviewer un catcheur. Tout s’est éclairé assez vite, le blond bel gueule cheveux long au sourire golgate à l’américaine n’est autre que Adam Copeland alias Edge catcheur de la WWE plusieurs fois champion du monde venu présenter le nouveau jeu smackdown.

C’est là que je me suis dit que le catch comme le poker devenait à la mode dans notre contrée. Avant je tombais que sur des rediff sur RTL9 dans la soirée sur lesquels je ne m’attardais jamais, maintenant ça envahit même eurosport ce qui donne un aspect sérieux à la chose.
Je ne vois vraiment pas comment on peut prendre ça au sérieux, tellement ça frise le ridicule et le mauvais soap. Entre les costumes, les vieilles blagues, les grosses fausses disputes et provocations en tout genre, la pyrotechnie, et tout l’artillerie lumières/sons/effets qui en mettent pleins les mirettes. Et les muscles…pour certains ça tient plus du gras et de la gonflette qui bloblotte, quant à d’autre on se demande à quoi ça leur sert, vu le peu qu’ils utilisent. Un bon coup bien placé dans les roubignoles, et fini, on en parle plus! Quel besoin de faire durer ça des heures ? Qu’à la moindre pichenette, on se traine à terre en geignant comme si on était grièvement blessé ? On se croirait sur un terrain de foot!
Mais franchement, est ce qu’ils ont l’air de vraiment se taper dessus ? de vraiment se faire mal ? Quand Edge a parlé de sa blessure, j’ai pensé que quand ils se faisaient vraiment mal, ça devait être par accident…
Il y a quelques temps j’avais regardé un reportage sur du catch féminin au japon, là quand elles prennaient une chaise pour frapper l’adversaire avec, ça pissait vraiment le sang..
Quand je tombe sur un match de la WWE, j’ai envie de crier "CHIQUE!!", tellement c’est n’importe quoi. En plus d’un mauvais jeu d’acteurs, de retournement complètement WTF, et des commentateurs français qui s’exitent dessus comme s’ils avaient jamais rien vu d’aussi extraordinaire.
Au moins à la boxe, on les voit vraiment se taper dessus, y a des dents pétés, des cocards, du sang qui gicle et de la bave!

Je continuais à regarder l’interview de Edge, puis ils ont passé un condensé de match, et de conneries qu’il a pu faire avec son frère Chris. Et là, je me suis mise à rire. Soudainement j’ai compris l’essence du catch : le spectacle. L’interêt n’est pas de savoir si c’est vrai ou faux, mais juste de se défouler. Finalement, j’ai pris ça au second degrès, voir même troisième/quatrième. D’un coup c’est mieux passé.
J’ai trouvé drôle les imbécilités des deux frères, et leur humour pourri. En quelques minutes je connaissais leurs carrières respectives, leur rituel une fois sur le ring (le 5 second pose), et leurs musiques d’intro ("Metalingus" de Alterbridge pour Edge, "just close your eyes" Waterproof Blonde pour Christian). Deux gros ados attardés à l’américaine.

Finalement, j’ai passé un agréable moment. J’y connais pas grand chose en catch, except le german souplex (merci GTO), mais je sais pas pourquoi, je sens que je vais m’y mettre…et je vais p’être même aimer.

Freaks show

Dernièrement je regarde tard le soir à la TV tout un tas de films dit "d’horreur", qui honnêtement sont plus de bon gros nanar que des chef d’oeuvres du genre. Je suis même tombée sur le film de silent hill que j’étais allée voir au cinéma, ce qui m’a valu une réflexion comme quoi ça devait pas bien allé dans ma tête pour aimer ce genre de truc.
C’est vrai que j’ai toujours bien aimé les films avec des meurtres, des psychopates, des trucs tordus, des ambiances lourdes, les trucs qui font peur, et d’autres encore virant sur le fantastic-horror. Soyons honnête, je suis pas vraiment une spécialiste du genre, j’y connais rien en film gore ou de zombies, j’en ai très peu vus. Contrairement à certaines de mes amies, je suis pas très resceptive à ce qui fait peur, j’entend par là que je vais pas me planquer derrière les coussins en regardant blair witch, ni hurler à la mort à chaque fois que quelque chose surgit de derrière un rideau, encore moins sauter sur les meubles si je croise une souris… Dans la réalité je panique quand je suis dans le noir total, j’ai la trouille des objets pointus (couteaux et autres) en particulier quand certain(e)s s’amusent à me courir après avec ou bien me les secouent sous le nez -un peu comme dans Scream-, et j’ai une sorte de phobie de tout ce qui est moisissure(de la contamination par les spores).
Tout ça pour en venir au fait que je m suis interrogée sur ce qui avait pu m’arriver, ce que j’avais vu voir étant jeune qui ont conduit à mon attrait pour ce genre de chose et qui me font dire que Coraline est un film parfait pour les enfants.

It's showtime!

La petite madeleine de Proust

Pour tout un chacun, ces quelques mots évoquent sans doute des souvenirs vagues de cours de français. Rare sont ceux qui pourraient citer exactement ce passage si connu, mais sa provenance ne laisse aucun doute dans nos bribes de mémoires.
Pour être honnête, je n’ai jamais lu Proust. En tout les cas pas à l’instant où je tape ses lignes. Ce qui justifierai les interrogations visant à se demander pourquoi je parle de quelque chose que je ne connais pas, ou si peu. Et pourtant je connais Proust, et plus intimement ses petites madeleines.
Je ne pense pas être une littéraire dans l’âme, mais j’ai eu la chance d’avoir des professeurs de français assez zélés. Chacun sa spécialité dans le domaine, mais tous passionnés. Au point que l’enseignement en transcendait certain, notamment par la lecture de texte dont fourmille notre belle littérature. Des textes, qui parfois nous semblaient aussi obscure que le fond d’un puit abyssal, et aussi abordable qu’une boîte de cookies posé au fond d’une étagère pour un bébé.
Et chaque année nous avions Proust.
Et invariablement nous mangions des madeleines avec lui.

Je n’ai rien contre les madeleines, je les déguste même avec un grand verre de lait. Mais là, nous frôlions l’indigestion. Pourtant ils mettaient du cœur à l’ouvrage tout ces professeurs : le livre dans une main, l’autre suivant le rythme des mots prononcés avec force et conviction. Le regard s’élevait des lignes dans son élan pour accrocher l’auditoire silencieux, dont les yeux se perdaient dans le tableau noir. A chaque fin de phrase ils repartaient de plus belle, pour reprendre enfin leurs souffles une fois le paragraphe achevé. Puis nous entamions un silence religieux, mais pas d’applaudissements.
Ils semblaient parfois dépités, mais jamais découragés car sinon nous n’aurions pas ce même refrain chaque année. Nous étions des ingrats au fond.

J’ai honte de le dire, mais Proust au même titre que Balzac, Chateaubriand, Hugo, Nerval, Maupassant, et bien d’autre encore…faisait partie de ces auteurs chiants, qui venaient alourdir notre programme avec des livres aussi long qu’ennuyeux, que l’on regardait avec horreur, pendant qu’ils prenaient la poussière sur une étagère. Rare sont ceux qui fermaient un de ces livres avec un soupir de contentement plutôt que celui du dégoût s’ils n’avaient pas balancé le bouquin avant pour se contenter du Lagarde et Michard.
Si encore nous avions étudié tout Proust, mais non, uniquement cette madeleine, encore et toujours cette madeleine. Chaque année je la voyais s’amollir un peu plus dans le thé, et son auteur chercher encore plus désespérément dans les tréfonds de son être d’où venait cette sensation qui montait en lui après en avoir goûté. Tout ceci s’étalant en des tartines de mots, que l’on eu pu résumé plus simplement. Sans chichis.
On finirait pas croire que je suis une traumatisée de Proust, mais je ne le haïssais pas, tout au plus il me donnait la nausée comme lorsque l’on repense à un aliment que l’on a eu du mal à digérer.
Au-delà du texte il fallait voir le transcendement de l’être, l’expérience psychologique, l’analyse de l’inconscient, l’assemblage des souvenirs, le temps perdu, retrouvé.
Tout ceci nous semblait superflu, voir abstrait, mais il fallait bien l’ingurgitait en vu des examens. On apprenait toujours pour une finalité, invariablement la même.
Nous apprenions, stockions, et ressortions lorsque l’occasion de présentait, toutes ces bribes de savoir qu’il fallait correctement casé dans une copie ou dans une conversation. Proust en est réduit à quelque chose qui fait « bien », s’il est utilisé à bon escient.
Oublié les fondements de l’analyse et les souvenirs en puzzle. J’ai mit Proust au placard.
Puis j’ai entamé des études supérieures comme on dit.