France, Angleterre : je t’aime, moi non plus.

J’ai toujours entendu que la France et l’Angleterre entretenait une longue relation haine-amitié depuis des années (que dis je des siècles!), renforcé par tout les clichés qui circulent.

Pourtant du côté de la France je ne connais que des gens en amour avec ce pays qui leur à offert Dr Who, Harry Potter, Sherlock Holmes, Terry Pratchett…et j’en passe sur tout un lots d’auteurs, de séries TV. La plupart adorent ce pays, aiment y faire du shopping trouvent les habitants stylés. Mais soyons honnête 2 secondes…là on parle uniquement de Londres, parce que le reste de l’Angleterre c’est pas la même histoire !

Bref, tout ça pour dire que du côté français je tombe sur beaucoup d’amoureux de ce pays de l’autre côté de la manche. Mais quand est il d’eux ?

On m’a toujours dit que les anglais aller trouver une petite frenchie adorable et que mon accent leur paraitrez « soooo cute ». Honnêtement ça n’est arrivé qu’une fois et uniquement d’un jeune homme sous l’emprise de l’alcool qui tentait une approche. Concernant mon accent, c’est surtout de l’étonnement : à savoir que j’arrive à parler anglais alors que je suis française ! Ca laisse entrevoir l’image qu’ils ont de nos capacités en langue…

Londres étant une capitale multiculturelle, il n’est pas rare de croiser des français ou des gens parlant français. Pour le dépaysement on repassera…par contre en dehors de Londres,  on peut aisément tomber sur des petites bled dont vous serez le seul franchouillard à la ronde. Après les réactions seront différentes. Beaucoup d’anglais ou anglo-saxons en apprenant ma nationalité ont tenu à me chanter une chanson en français. J’ai ainsi eu droit à « Frère jacques », « le coq est mort », et d’autres qui m’étaient parfaitement inconnues. Personnellement je n’ai pas bien compris cette mouvance à vouloir me chanter des comptines pour enfants.

Vient ensuite la géolocalisation, si on pas eu droit à l’attitude blasé « Ah encore une française! ». Peu savent localiser Bordeaux (excepte les amateurs de vins), en dehors de Paris (pour faire du shopping parce que c’est pas cher (!)) et des villes qu’ils ont visité, ça peut devenir laborieux. C’est comme ça que j’ai eu droit à « Bordeaux c’est à côté de Dijon non ? ».

Les anglais semblent rancunier contre la France, combien de fois j’ai eu  » Vous les français vous avez décapitez votre roi ! ». Alors j’en suis profondément désolée mais je n’y étais pas. Et puis c’était il y a plus de 200 ans, y a prescription là non ?

Cette rancune tenace, s’étale de différentes manières, surtout attisée par les journalistes. Quand je suis arrivée en septembre, ils évoquaient toujours les photos seins nus de Kate Middleton prisent par un journal français. La façon dont ils en parlaient à la TV, rendait peu honneur au français qui avaient à leur yeux : un manque total de respect de la vie d’autrui, de la famille royale, c’était quasiment une atteinte nationale pour des malheureuses photos parues dans un magazines people français pendant l’été et qui, dans mes souvenirs, à été peu évoqué de notre côté.

Pire encore, cette affaire avec cette jeune lycéenne de 16 ans qui c’est enfuit avec son professeur plus âgé en France. Il faut savoir que l’Angleterre ne déconne pas avec ce genre de chose surtout quand ça concerne des mineurs. C’est donc une chasse à l’homme (enfin au couple) qui c’est engagé avec l’appui des autorités françaises. N »étant pas en France je me suis imaginée que ce genre de scandale aller être peu évoqué par chez nous : déjà parce qu’on a d’autres problèmes, parfois plus grave à traiter, et d’autre part parce qu’une ado tombant amoureuse de son jeune et beau prof, on en fait pas un crime national. Par contre les anglais si ! Selon eux, la France ne se bougeait pas assez, ce n’était pas en 1ere page des journaux, ni en flash continu à la TV et histoire de bien enfoncé le clou, des journalistes avaient interviewé des gens dans les rues de Paris pour démontrer que les gens (les touristes) n’étaient pas au courant. En conclusion, la France était méchante, elle n’aidait pas, elle était égoïste à se consacrer à la recherches de petits garçons qui avaient disparu et qu’on a retrouvé mort. C’est sur qu’en comparaison d’une fuite amoureuse…

Personnellement, cette vision de la France et cet acharnement des médias à nous faire passer pour des gens pas cool m’a sidéré. Je comprends pas bien où ils veulent en venir et à quoi ça rime. J’ai aucun souvenir qu’on en fasse de même. Et ça me fait un peu peur au niveau de l’impact que cette vision peut provoquer auprès du grand public.

 

Néanmoins jusqu’à présent je n’ai eu aucun problème avec les anglais (hormis au niveau de la compréhension) par rapport à ma nationalité et ma culture. Les gens sont en général très ouvert, près à vous aider ( où alors j’ai eu beaucoup de chance ?).

Voilà c’était juste un point news/culturelle, histoire de vous donner ma vision de ce pays.

Promis je parlerais un peu tourisme et nourriture la prochaine fois !

J’y arriverai un jour, j’y arriverai !

Parmi les grands défis de ma vie, l’un de ceux qui me tient le plus à coeur est celui de donner mon sang. J’ai toujours été porté sur l’entraide et le don de soi, parfois exacerbé par l’école (marche solidarité, opértation bol de riz….). Manque de pot pour le don du sang, j’ai toujours eu un problème : trop jeune au lycée, puis de multiples empêchements par la suite, mais je ne me suis jamais découragée.
Cette fois quand j’ai vu les tentes se planter sur Bordeaux, je me suis dit que cette fois serait la bonne.

Je me suis donc pointée samedi vers 16h30 devant une tente où des personnes d’un certain âge essayaient d’attirer le donneur potentiel. Ca a bien fait rire un monsieur ma réponse « ok » du tac-au-tac à sa demande, après quoi il m’a gentiment fait entrer dans l’arène en me donnant un questionnaire à remplir. C’était remplit de tables avec des assiettes de biscuits petits écoliers et de pâtes de fruits, avec de l’eau et des jus. Je me suis faite accueillir par une dame au sourire charmant qui  a rapidement disparu quand elle m’a vu encore planté là après 2 secondes, tout en me prennant délicatement le bras pour me montrer une table  jonchée de miettes où m’assoir.
Le questionnaire consiste à savoir si on a des antécédent familiaux (problème de coeur, hépatite B, malaise vagal…), si on a été hospitalisé dernièrement, si on est parti à l’étranger, si on a prit des médocs…
Sur l’insistance d’un autre vieux monsieur, barbu cette fois, a vouloir qu’on s’abreuve abondamment et qu’on mange un peu, j’en ai profité pour grignoter, avant d’aller voir un responsable pour qu’on me donne un numéro (1501), pour ensuite aller m’assoir au fond de la tente, et attente qu’on m’appel. J’avoue que j’ai eu peur une fraction de secondes quand j’ai entendu le numéro 58, mais en fait il n’appelait que les derniers chiffres. Bien que l’attente soit estimée à 3/4 d’heure, j’en ai pas eu pour aussi longtemps et est réussi à passer dans la seconde tente pour me faire enregistrer sur un formulaire (pièce d’identité), avant d’attentre de nouveau pour avoir un entretien avec un médecin. Manque de pot bis, je me suis retrouvée dans la partie débordée, alors que l’autre était vide, mais bon là non plus je n’ai pas eu à attendre des heures.
Niveau confidentialité c’est un peu limite, on a juste un paravent qui cache un bureau derrière lequel est assit un médecin avec sa trousse et un ordi, mais bon vu le brouhaha ambiant, on n’entendait pas grand chose. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai senti que j’allais avoir le monsieur toubib avec le paravent bien ouvert, et ça a pas loupé. Celui ci m’a accueillie avec un grand sourire, en me serrant vigoureusement la main, tout en me remerciant pour ce que je faisais. A l’entendre j’avais l’impression de partir en croisade pour sauver le monde.
Il m’a posé quelques questions suite à mon questionnaire (quels médocs, dans quels pays exactement…). J’avoue que c’est cette partie là que je craignais,vu que j’avais été grippé la semaine passée, avec un mal de dos épouventable, et des nausées à la moindre odeurs de nourritures. C’est là que j’ai appris que le rapport poids/taille était important, en dessous de 50kg, c’est pas la peine de donner son sang, et en dessous de 55 c’est un peu limite, et j’étais justement un peu limite, même en me rajoutant quelques kg (mais j’étais en plein dans la vérité). Je passais niveau poids, mais dans ce cas on me préleverait moins. Il a ensuite prit ma tension. J’étais normale, mais un peu haut apparement, puisque dans le doute il a tenu à la reprendre en me demandant si j’avais fait du sport juste avant. Une fois l’entretien finit, il m’a de nouveau serré la main en me souhaitant bonne chance ( là j’avais vraiment l’impression de partir à la guerre).
Comme c’était mon premier don, je devais passer par la case analyse, et me suis donc de nouveau retrouvée à un bureau avec un médecin -féminin cette fois-.
Elle m’a donc piqué le bout du majeur pour le faire saigner afin de préveler un échantillon. Je me sentais comme une diabétique qui vérifie son taux de sucre. Pendant ce temps là, je craquais sur leur petit coton, qui étaient des petites boules comme des fleurs. Il a fallu que je passe ensuite par l’étape piqure pour analyse plus approfondie. Je me suis demandée si cette fois, on arriverait à trouver mes veines. Echec sur le bras droit.
Bien que je n’ai pas la phobie des piqures, je croise toujours les doigts pour ne pas me retrouver avec un hématome, et des douleurs au bras. Une fois finit, j’ai eu le bras gauche complètement enrubanné. Ca fait toujours classe comme blessure de guerre.
Elle a tenue ensuite à prendre un deuxième échantillon, et rebelotte pression sur le majeure pour avoir une bonne goutte de sang. Puis l’analyse est enfin sortie, et le verdict est tombé.
Ca va pas être possible, taux d’hémoglobine trop bas.
Quand je l’ai entendue me dire ça, j’ai cru que c’est elle qui allait pleurer. J’en ai profité pour en demander la cause. Apparemment c’est fréquent chez la gente féminine (fatigue, stress…), et passager, rien ne grave, mais pour le coup le don du sang c’était pas pour cette fois. Elle me prévient que des analyses vont quand même être faites, et que je recevrais un courrier. Après quoi elle me demande d’aller manger et boire, même si je n’en ai aucune envie.
Et me voilà à passer parmi les gens installés sur des brancards donnant leur sang, en me démenant pour trouver la sortie. Là une femme me tend un plateau en me demandant ce que je veux boire, et même si je ne fais pas partie des élus, ils tiennent quand même à ce qu’on se gave. Je prends donc un morceau de quiche, qui s’avérera froide, voir même congeler à la deuxième bouchée, et une part de flan.

Au final j’aurai passé un peu plus d’une heure 30 à circuler de tentes en tentes, croisant ça et là un clown et les divers membres du rotary club- ah ça on le saura que c’est leur sponsor!-.
Certes je suis déçue ne pas avoir pu faire ma BA, mais bon je me dis que mon heure viendra.
J’y arriverai un jour, j’y arriverai !