Le fil de la vie

Après quelques mois d’absence, je reviens vers ce blog pour parler film. Il y a quelque temps déjà, j’avais lancé une rubrique sur les films d’animation oubliés ou presque (Chat c’est Paris, La dernière licorne, les films d’animations russes, etc.) mais qui méritent qu’on y jettent un œil.
Aujourd’hui je vais donc évoquer un film que j’avais malheureusement raté à sa sortie et dont il est difficile d’avoir des informations. Entendez par là, que si vous tapez son titre dans votre moteur de recherche peu de choses en sortirons et que je vous souhaite bien du courage pour trouver une version DVD avec du français dedans.

Je vais donc parler du film « Le fil de la vie« , de son vrai nom « strings », (moins poétique mais tout aussi évocateur) sorti en 2005 chez nous. Ce film a donc plus de 10 ans (déjà!).
Je tiens à en parler pour deux choses : la première c’est qu’il est -il me semble- un peu passé aux oubliettes et qu’il mérite un peu plus de reconnaissance, la seconde pour sa technique d’animation.

L’affiche est quelque peu mensongère : Zita n’est pas l’héroïne et il n’est pas question d’épée

J’avais déjà écrit un billet à chaud après mon visionnage de la série Thunderbolt Fantasy (qui a eu droit à un film et aura une seconde saison mais j’y reviendrai dans un prochain billet) qui utilisait des marionnettes, ce qui avait engendré un débat sur le fait de savoir si c’était de l’animation ou non. Ici, nous nous retrouvons peu ou prou avec la même choses : des marionnettes. Sauf qu’ici leur fonctionnement est un peu différent puisqu’elles ont des fils. C’est à la fois la force et la faiblesse du film mais j’y reviendrai. Mais d’abord un peu plus de détail sur le film en lui même.

Il s’agit donc d’un film d’animation sorti en 2005 en France avec une version française -que je n’ai malheureusement pas pu voir- et réalisé par Anders Ronnow-Klarlund. C’est une coproduction danoise, norvégienne, suédoise et britannique.

L’histoire débute au moment où le roi s’apprête à s’ôter la vie. Avant cela, il écrit une lettre à son fils Hal afin de lui expliquer son geste, ainsi que de le mettre en garde contre son oncle Nezo et l’acolyte de celui-ci, Ghrak. Il lui demande également de prendre soin de sa sœur Jhinna et de rétablir la paix entre leur peuple et les Zeriths. Malheureusement, Nezo trouve la lettre et fait passer le suicide en assassinat commis par leurs ennemis, lançant le fils dans une quête vengeresse pendant qu’il prend le pouvoir et déclare la guerre aux Zeriths.

 

L’intrigue du film est en somme très classique et aura un arrière goût de déjà vu. Néanmoins, c’est aussi cette inspiration des classiques gréco-romain (trahison, meurtre, vengeance, amour, rédemption, etc.) qui font aussi partie de son charme. L’histoire amène une certaine esthétique antique dans les décors, l’atmosphère et les tenus des personnages.
L’autre point fort et d’intégrer ces fameux fils qui servent à faire évoluer les marionnettes comme de véritable éléments de l’intrigue. C’est grâce à elles que les personnages vivent et bougent, et les protagonistes en sont conscients. Couper son fil de vie c’est mourir, de même que couper le fil d’une articulation revient à une amputation – remplacer un membre revient à prendre celui de quelqu’un dont les fils ne seraient pas coupés-. Le film arrive à construire, avec plus ou moins de cohérence, tout un univers autour des fils. Etant donné que les fils montent jusqu’au ciel, sans qu’on en voit la fin, les personnages croient en une forme de force divine qui les relient tous les un aux autres (« je commence là où tu finis »). Ces fils ne semblant pas avoir de fin, une porte fortifiée n’est donc pas nécessaire pour protéger la ville, une simple barre placée en hauteur suffit -puisque les gens ne peuvent passer en dessous-. Il en va de même pour les prisons : les gens sont confinés dans les interstices d’une grille. Les naissances sont aussi des moments particulier puisque comme il s’agit de marionnettes, les nouveaux nés sont sculptés dans le bois avant que des fils ne se détachent de la mère pour ensuite être relier manuellement au corps. De part leurs corps aux pièces remplaçables, il y a un commerce d’esclaves qui servent à la fois de main d’oeuvre comme de pièces de rechange.

Toutefois quelques questions subsistent : comment les hommes de Ghrak n’arrivent-ils pas à trouver les Zériths alors même qu’il est possible de repérer les gens grâce à leurs fils ? Comment se fait-il que les personnages puissent se noyer alors même qu’ils sont fait de bois (ça flotte) et qu’ils ne semblent pas avoir besoin de respirer (un bébé n’a ni nez, ni bouche par exemple) ? Comment peuvent-ils traverser des grottes ? Pourquoi avoir des toits et des murs ?  De même, je trouve un peu idiot d’aller mettre le feu à une forêt alors que votre corps est en bois et que vos fils prennent feu comme de la paille…
Du détail certes, qui ne m’ont pas empêchée d’apprécier le film.

De très beaux effets de lumière et des environnements variés

Les mouvements des personnages sont très fluides et harmonieux, on est loin des sentinelles de l’espace ou de team america. Il y a juste les scènes de combats qui manquent parfois de dynamisme et on peut se perdre visuellement à cause des nombreux fils. Les marionnettes partagent quelques points communs avec celles de Thunderbolt fantasy, à savoir que l’essence de leur expressivité faciale se résume surtout aux clignements des yeux. Personnellement ça ne me dérange pas puisque l’empathie passe par le mouvement et le doublage. Cependant, j’ai pu voir des commentaires de personnes que cela gêné pour l’immersion. Parlons-en du doublage, en version anglaise on retrouve du beau linge avec James McAvoy dans le rôle de Hal, Derek Jacobi (Feodor Atkine en VF) dans celui de Nezo, Ian Hart en Ghrak ou encore David Harewood en Erito.

Le film ne souffrent d’aucun temps mort et aurait mérité selon moi d’un peu plus de temps -le film fait 1h30- pour permettre de plus développer ses personnages qui restent très basiques. Cette impression d’aller droit au but sans traîner à aussi ses inconvénients puisqu’on comprend rapidement ce qui va se passer et les relations se font et se défont très vites (Hal et Zita). Jhinna sert majoritairement à apporter les éléments poétiques du film et aurait mérité un peu plus que d’être une jeune fille à sauver. De même tout le passage dans le désert aurait mérité d’être plus long et développé. Surtout le moment où Hal retrouve l’esclave à qui il a pris la main, puisque le héros le qualifiera plus tard d’ami à qui il fait une promesse alors que rien n’est montré en ce sens.

Pour conclure, Le fil de la vie est un film qui mérite qu’on s’y intéresse. Il est certes classique dans le fond et avec les défauts inhérents à ce genre de production mais change de ce qu’on a l’habitude de voir. De plus, il possède une belle mise en scène et de très belles musiques qui s’accordent parfaitement avec l’univers aux accents de tragédie antique.

 

Il est possible de voir le film gratuitement et en toute légalité sur le site médiathèque numérique, après inscription à la plateforme. Toutefois, le film n’est disponible qu’en version anglaise sous titrée français et qu’il n’est pas disponible en HD.

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Thunderbolt Fantasy

Je sais que plusieurs mois se sont écoulés depuis le dernier billet. Je n’ai malheureusement pas autant de temps libre que je le souhaite mais j’ai néanmoins quelques billets en réserve sous le capot qu’il reste encore à peaufiner. Avant cela une petit réaction à chaud sur une série que j’ai suivie avec beaucoup d’engouement tel que je n’en avais pas connu depuis longtemps.

Pour être honnête, je ne m’attendais pas à voir Thunderbolt Fantasy : les pérégrinations d’une épée en extrême orient débarquer chez nous en simulcast. L’annonce d’une série de fantasy avec des marionnettes avait déjà attisé ma curiosité alors la voir arriver chez nous, c’est un peu comme Noël avant l’heure.

Pour celles ou ceux qui n’en auraient pas entendu parler, il s’agit d’une série en 13 épisodes de 23 min environ qui narre les péripéties d’un groupe hétéroclite en quête d’une épée au pouvoir immense, dérobée dans un temple à une jeune prêtresse et son frère par un odieux vilain.

Apparemment, la série a beaucoup divisé. Déjà sur le plan de sa qualification : s’agit-il d’animation ou pas ? Je ne vais pas entrer dans le débat, bien que si on s’en tient au sens large du verbe animer il s’agit de « donner vie ». Pour ma part je suis habitué depuis l’enfance à divers techniques et procédés d’animation (2D,3D, rotoscopie, stop-motion, peinture, sable, papier découpé….) alors voir des poupées bouger grâce à l’aide d’un maître marionnettiste ne m’a pas choqué. Par contre pour certains animes fans, que j’ai pu croisé sur les forums, l’animation ça se résume à de l’animation japonaise en 2D, éventuellement 3D (ce qui est fort dommage). La série ne également m’a pas gêné car j’ai grandi en regardant les sentinelles de l’air aka Thunderbirds en VO (oui j’ai grandi dans les années 60′) et en regardant Team America (FUCK YEAH!! -ahem-).
L’autre point qui a fait beaucoup parlé de lui, semble-t-il, est l’animation même des marionnettes. Pour beaucoup ça n’est pas passé, souvent qualifié de moche ou de saccadé. Alors que pour d’autres, ça a été un vrai bonheur de voir quelque chose de différent.
Pour ma part, je salue la qualité de l’ensemble. Les marionnettes/poupées sont superbes tant au niveau de leurs costumes, que de leurs coiffures, leurs accessoires…et ces cils ! Mon dieu ces cils ! Je renomme officiellement Mie Tian Hai aka la mort rampante aka le grand vilain, Lord Maybelline. Les marionnettes n’ont au final que peu d’expressions faciales : elles peuvent ouvrir et fermer les yeux, et vaguement ouvrir la bouche. Tout tiens donc en 2 choses : la gestuelle, surtout des mains, pour ne pas paraitre trop statique (et elles bougent beaucoup) et la performance vocale qui arrive à très bien retranscrire les émotions des protagonistes.

Après le début de la série je me suis penché un peu plus sur les personnes derrières. Thunderbolt fantasy est une production née d’une collaboration japonaise et taïwanaise entre Pili (très connu apparemment chez eux) créateur de série wuxia avec poupées et Gen Urobuchi pour le scénario,  Nitroplus pour le design des personnages, Good smile company, à la musique Hiroyuki  Sawano et T.M.Revolution pour le générique.
Pili s’est apparemment chargé de toute la partie filmique et manipulation des marionnettes (puisque c’est leur fond de commerce). Pour le coup je suis allé voir ce qu’ils avaient fait précédemment. Visuellement leur style a évolué avec les années pour devenir plus fin et détaillé (même si certains personnages ont tendance à se ressembler selon moi). Je dois dire que comme je ne lis, ni ne comprends le chinois, je suis bien en mal de donner une liste concrète des séries produites par la firme de ce que j’ai lu il n’y a qu’une seule série « Pili puppet show » qui tourne depuis des années à la TV. C’est une sorte de plus belle la vie version arts martiaux et marionnettes.
A part PiLi Xia Ying: The Decisive Thunderbolt avec ses personnages bien classes, le film Legend of the Sacred Stone (qui est le plus connu car il semble avoir été projeté sur le sol américain), The ARTI: Enigma of the Ancient Lop, 3D PiLi Adventure: Agent 519 – The Young Swordsmen… je ne peux pas en dire grand chose et surtout je n’ai pas réussi  à trouver leur production en VOST. Je ne pourrais donc pas non plus commenter sur le contenu, bien que j’ai pu lire une fois que la présence de Gen Urobuchi sur Thunderbolt était la bienvenue car les productions de Pili était certes belles mais assez plates niveau contenu.

Enfin pour la blague Pili a eu droit à sa bouteille de beaujolais nouveau….

 

Shāng Bù Huàn héros malgré lui

*attention ce qui suit peut potentiellement contenir du spoiler*

Bien que la série laisse au début croire que nous allons suivre Dan Fei, c’est en réalité Shang le véritable personnage principal. Je dois avoué que l’intrigue est relativement simple puisqu’une bonne partie des épisodes est une ligne droite pour aller directement au manoir du grand vilain récupérer l’épée volée. On pourrait résumer simplement : formation du groupe en récupérant les divers protagonistes, traverser les 3 épreuves qui mènent au manoir, arriver au manoir tataner le méchant. Dans le fond, rien de nouveau sous le soleil niveau intrigue. Idem niveau personnages : la prêtresse douce et pure, la démone femme fatale, le petit jeune surexcité en quête de reconnaissance, son mentor calme et posé, le voleur qui en sait plus qu’il ne le dit, le guerrier en quête de l’adversaire ultime et pour finir le gars qui n’avait rien demandé et qui se retrouve embarqué bien malgré lui. En somme des personnages que l’on a pu croiser ailleurs, qui peuvent paraître caricaturaux, et dont le passé ne sera pas révélé parce que de toute façon on s’attardera pas beaucoup dessus.

Lin Xue l'insaisissable Je suis complètement amoureuse de sa coiffure

Lin Xue l’insaisissable. Je suis complètement amoureuse de sa coiffure

Pourquoi donc ai-je tant aimé cette série ? Car à part l’aspect visuel qui sort du lot habituel, le fond n’a rien d’original. Je dirais que la série à l’avantage d’être courte, d’avancer vite et de ne pas se perdre en cours de route, l’ensemble est bien rythmé (surtout les combats, très fluides) et chaque fin d’épisode est comme un cliffhanger qui donne envie de voir la suite. Les personnages ont certes un côté déjà vu mais sont attachant, ajoutez à cela qu’ils ont des mimiques que l’on retrouve dans l’animation japonaise classique (la façon dont ils sont gênés, se grattent la tête, râlent…) surtout Shāng Bù Huàn. Ce qui se développe surtout dans la seconde moitié de la série, c’est l’aspect psychologique. Les raisons qui poussent les personnages à faire ce qu’ils font. Dans le cas présent, la série se penche surtout sur Shāng Bù Huàn et Lǐn Xuě Yā. Le premier restera mystérieux jusqu’à la toute fin (les raisons de sa présence et ses véritables pouvoirs) puisque rien ne nous est dévoilé, à part via quelques phrases éparts ci et là émises par le personnage. Le second passe par diverses phrases : le bon samaritain qui en sait plus qu’il ne le dit, le salaud de traître voleur, le justicier sadique à la pensée tordue, le génie qui dépasse le commun des mortels…un personnage complexe en somme et fort intéressant. Il forme un duo complémentaire avec Shang, entre la force brute mais droit dans ses bottes à la moralité impeccable et le philanthrope amoral qui emprunte des voies détournées. Dualité bien marquée dès le générique que je ne me lasse pas d’écouter et de regarder alors que je ne suis pas fan de T.M Revolution. D’ailleurs le chanteur a même eu droit à sa marionnette spéciale pour la sortie du single RAIMEI qui sert de titre pour le générique d’ouverture.

La musique dans son ensemble n’est pas en reste. On a droit à de beaux morceaux bien épiques qui restent en tête et donne un côté grandiloquent aux combats.

J’ai un faible pour la 1ère (à vrai dire j’ai un faible pour tout ce qui contient des chœurs). Les voix des personnages sont aussi très bonnes, petit plus pour la présentation en chinois de chacun des personnages avec la petite phrase poétique qui va bien. J’avoue avoir été cependant perdu avec les noms. Ils sont en chinois et indiqués comme tels dans les sous-titres, seulement ils sont prononcé différemment en japonais et leur surnoms (les lamentations de la nuit, la mort rampante, le rapace hurlant, l’insaisissable…) sont traduit en français. De plus, les sous titres alternes entre noms et surnoms de quoi se perdre parfois…

Shā Wú Shēng, nous te promettons d'écrire des yaoï à ta gloire !

Shā Wú Shēng, nous te promettons d’écrire des yaoï à ta gloire !

Je pourrais râler sur les personnages pour les défauts (alors que j’ai dit que je les aimais). A savoir que certains sont partis trop vite sans avoir eu beaucoup de développement (je pleure encore Shā Wú Shēng) ou de combats épiques comme promis dans le générique (je pense à toi Charming huntress). Après vient Dan Fei la prêtresse. Non pas que je n’aime pas ce personnage mais au final elle restera très en retrait. Sa motivation première était de récupérer l’épée sacrée et de venger son frère. Au final elle ne fera ni l’un, ni l’autre. Toute vengeance semble l’avoir quittée. Ajoutez à cela, qu’il nous est montré à plusieurs reprises qu’elle est parfaitement capable de se battre et de se défendre toute seule, pour finir par rester derrière. A un moment Juan lui apprend à rectifier ses enchaînements pour les adapter à sa morphologie et être sur de ne pas manquer sa cible. J’ai vraiment cru que l’on allait retrouver cet élément plus tard dans la série pendant un combat épique où Dan Fei aurait finit par terrasser Mie Tian et au final…rien… Sur ce point là j’ai été très déçu série 😦

La série nous sort également presque de nul part une romance entre Juan et Dan Fei. Certes il la draguait lourdement au départ (pas très longtemps), nous les avons vu ensemble souvent par la suite mais la fin nous les montre main dans la main, s’entrainant ensemble pendant qu’elle lui parle de son futur fils…C’est mignon mais j’aurais voulu voir cela avant !
Après la série, bien qu’avec des personnages très beaux visuellement et des hommes qui portent très bien le mascara et le gloss, n’est pas sans violence. Nous avons rapidement droit à des têtes -et autres parties du corps- découpées quand ce ne sont pas des morceaux de cages thoraciques qui vous sortent de l’abdomen, sans oublier le sang. Bien sûr, lors des combats les héros vous sortiront tout un lot de techniques spéciales prononcées à voix hautes avec effets lumineux à la clé. J’avais peur de la 3D incluse dans la série car j’ai pu voir d’autres production de PILI (la compagnie qui crée les poupées) où cette dernière était présente et piquaient les yeux. Finalement le boss de fin « le démon des fours crématoires » est plutôt pas mal, sauf ses tentacules qui a rendu le dernier combat un peu tcheap.
Je pourrais reprocher aussi le fait de rendre les personnages trop « over the top » : entre Shang qui défonce les méchants avec un vulgaire bout de bois et bat le boss une main dans le dos (sans oublier qu’il s’est farcie les 3 épreuves à lui tout seul….à se demander à quoi servait les autres), Lin qui en plus d’être plus malin que tout le monde et un dieu de l’épée, Shòu Yún Xiāo qui lance ses flèches en plein ciel mais arrive toujours à les faire retomber pile au bon endroit après avoir calculer la vitesse du vent, la distance et le nombre de pas que fera l’adversaire…sans oublier les punchlines types du genre « je vais finir ce combat en 9 coups ». Ca pourrait faire trop mais ici, cela fonctionne complètement. Après quelques deux ex machina ici et là mais qui passe là aussi.

Xing Hai version 3D et 2D, moins de rouge plus de boobs

Xing Hai version 3D et 2D, moins de rouge plus de boobs

La fin du 13ème épisode annonce une séquelle. C’est à la fois une bonne surprise et un moment d’appréhension. Appréhension  parce que les 3/4 du cast actuel sont six pieds sous terre, bien que je prendrais plaisir à revoir Juan/Dan Fei ou Xing Hai (pour savoir ce qu’elle est advenue), et que je ne sais pas ce qu’on pourrait dire d’autre maintenant que tout a été révélé et que nos héros ont battu le démon ultime.
En attendant, on peut toujours écrire des fanfiction LinxShang.

*fin de la potentielle zone spoiler, vous pouvez reprendre une activité normale*

Il existe également 2 adaptations en manga de la série. Je n’en ai lu qu’une sur les deux (toujours en cours) dessinée par Yui Sakuma (auteur de Complex age série en 6 volumes), pour l’instant elle se contente de reprendre la série sous format papier. Je ne suis pas fan du dessin, après avoir été habitué à la beauté et la finesse des personnages de la série, ceux de la série manga sont dessinés de façon assez grossière. Pourtant, le dessin de complex age était assez plaisant. Quant à la seconde adaptation, Thunderbolt Fantasy – Sword Travels from the East – A Maiden’s Magical Journey, elle semble déjà beaucoup plus belle visuellement (c’est Kairi Shimotsuki qui est en charge du dessin, elle est connue chez nous pour  Brave 10 et Docteur Mephisto) et de ce que j’ai compris elle s’attardera sur le point de vue de Dan Fei.

J’ai aimé cette série car elle sortait du carcan habituel. L’aurais-je aimé tout autant si j’avais été habitué aux productions Pili classique ? Je ne sais pas. Tout ce que je peux espérer c’est de voir d’autres productions du même genre par ici. Je veux revoir Shang et Lin. J’ai bien conscience que la série n’est pas parfaite mais elle a été un énorme coup de coeur. J’attends avec impatience de voir ce que la suite de cette collaboration entre le Japon et Taiwan peut nous offrir.

Rendez nous les cils de Mie Tian Hai !

Rendez nous les cils de Mie Tian Hai !