Thimbleweed Park

Nous allons encore nous plonger dans le monde des jeux vidéos d’aventure type point & clic. Vous en avez marre ? Moi pas.

Thimbleweed Park est jeu dont j’entendais beaucoup parler et en bien, ce qui a donc attisé ma curiosité. Cependant, j’avais décidé de ne pas me pencher trop sur le jeu afin de me garder la surprise le jour où j’aurais l’occasion d’y jouer. Et comme vous vous en doutez (sinon on ne serez pas là), ce jour est arrivé. Pour le coup je remercie l’existence d’Epic Game qui met à disposition gratuitement certains jeux pour une durée limitée, ce qui m’a permis d’acquérir le jeu en question. Je me suis donc lancé dans Thimbleweed Park.

L’équipe au complet.

Je pense l’avoir déjà dit mais j’aime énormément les jeux d’aventures et les point & click. Ils font partie des jeux sur PC qui ont marqué mon adolescence (enfin surtout les jeux Sierra). Pour être honnête j’ai surtout connu ceux typés « cartoon » (King Quest 7, Torin Passage) où les énigmes reposaient beaucoup sur l’assemblage d’objets (à regarder sous toutes les coutures) et apporter le bon objet à la bonne personne pour faire avancer l’intrigue, les actions se faisant plus ou moins automatiquement. Je n’ai donc pas connu ceux qui proposaient tout un panel de verbes d’actions, tout en scrutant chaque pixel de l’écran pour vérifier s’il n’y avait pas quelque chose à déclencher.
Imaginez donc un peu ma tête quand j’ai vu que Thimbleweed park faisait partie de ces jeux là que je pensais révolus. Il s’agit d’un parti pris totalement voulu, tant tout respire cette époque là dans le jeu. Entre salle d’arcade, téléphone à pièces, cartouche du jeu E.T, polaroid, etc…tout sent la nostalgie. Il n’y a qu’à voir la maison familiale de Delores, c’est celle de Maniac Manson (il en est d’ailleurs clairement fait mention dans le jeu), tout comme le design des personnages vient clairement de là. L’interface c’est Maniac Mansion.

Personne n’a trouvé le temps de réparer ces escaliers depuis plus de 20 ans.

Mais bref revenons à l’histoire pour celles et ceux qui débarqueraient.

L’histoire donc…

Elle est assez simple puisque au début du jeu vous voyez un homme se faire tuer. Son cadavre est retrouvé peu de temps après et c’est aux deux agents fédéraux Ray, cynique et pas ravie d’être là, et Reyes, le jeune et fringuant bleu, que revient d’élucider ce crime. En parallèle, nous apprenons la mort récente de Chuck, héros de la ville, ancien patron d’une usine de fabrication d’oreillers reconverti dans la création de machines qui pullulent dans la ville.

Sur le jeu en lui-même…

Nous commençons donc par une enquête classique avec une liste de choses à faire et deux personnages à manipuler. D’autres personnages jouables viendront par la suite rejoindre l’équipe, pour se retrouver à pas moins de 5. Ce qui est assez pratique pour se déplacer dans des endroits où d’autres n’ont pas accès et comprendre certains points de l’histoire.

On remarquera également que, si il faut se faire se rencontrer les personnages pour échanger des objets (les transvaser d’un inventaire à un autre façon Resonance), ce n’est pas le cas des informations -sauf certains éléments-. Par exemple, si un personnage X a connaissance d’un numéro de téléphone, je peux le faire exécuter par un personnage Y qui pourtant n’est pas censé détenir cette information.

Au début du jeu, il vous sera demandé de choisir entre 2 modes : casu et difficile. Le premier propose une expérience du jeu simplifié, dans le sens où certains lieux et interactions ne seront pas disponibles. Ce mode est pour les personnes qui débutent en jeux d’aventures ou tout simplement qui n’ont pas envie de se pendre la tête trop longtemps. Personnellement, j’ai pris le mode casu, tout simplement parce que compte tenu de mon emploi du temps changeant et parfois chargé, j’avais envie de le finir rapidement et de pas laisser des mois s’écouler entre deux parties. En général, ça a tendance à casser mon expérience du jeu car je ne me rappelle plus de ce que j’ai pu faire et où je me suis arrêté.
Le mode casu a ses détracteurs pour qui cela gâche l’intégralité du titre qui deviendrait une simple balade de santé. Ça n’a pas gâché mon expérience du jeu qui a duré en moyenne 5-6h. Je ne suis pas la seule personne qui ait pris ce mode et l’ait trouvé agréable à jouer. Par contre, ça serait mentir de ne pas dire que ça se sent par moment, surtout sur la fin, que certains éléments ont été simplifiés pour récupérer plus aisément certains objets. Dans l’ensemble, je n’ai pas eu de difficulté majeure, sans doute parce que je suis habitué à ce type de jeu, j’ai trouvé le tout assez intuitif. Un personnage te dit quelque chose entre deux lignes de dialogues, aussi débile et random que ça puisse sembler, tu sais que ça va servir. Il y a bien eu un ou deux blocages après avoir avoir fait les éléments demandés sur la liste et ensuite ne pas quoi savoir quoi faire après pour que le scénario bouge.
En mode difficile, il faudrait apparemment rajouté 10-15h de jeu en plus, de quoi donner envie de s’y replonger, surtout quand les résolutions de puzzles différent.

Ransome, l’atout charme du jeu.

Le jeu n’est pas dépourvu d’humour, entre Ransome le clown qui passe son temps à insulter tout le monde, l’agent Ray complètement blasée, les soeurs pigeons, l’homme pizza…le jeu est blindé de trucs débiles et insolites tout en dégageant une atmosphère particulière de mystère. Sans oublier que les personnages s’amusent à briser régulièrement le 4ème mur en plaisantant par exemple sur le fait qu’ils ne puissent pas mourir car ils sont dans un jeu d’aventure (quoique…) ou que le cadavre commence à méchamment pixeliser. Le jeu s’amuse aussi à taquiner le joueur en lui faisant ramasser des objets dont il n’aura aucune utilité ou pour le plaisir de collectionner des bouts de pixel sans intérêt.
Et c’est là que commence le hic du jeu, si je puis dire, c’est que dès que j’ai vu ces petites choses, j’ai su de suite où le jeu voulait m’emmener. Dès lors, pas vraiment de grosse surprise sur la fin, pas plus que sur l’ensemble du scénario au final. Si vous connaissez « Le monde de Sophie« , vous voyez venir les grosses ficelles de l’histoire (la philo en moins) et ça commence à sentir le réchauffer. Sans avoir avoir joué au secret de Monkey Island (on ne tape pas, merci), on comprend rapidement ce que le jeu essaie de dire. Quand le générique défile -passage assez drôle dans ce qu’il indique- et que nous voyons le nom de Ron Gilbert à l’origine de Maniac Mansion et Monkey Island, tout est dit. Thimbleweed park est clairement un mélange des deux jeux précédent avec les capacités graphiques actuelles surfant sur la vague nostalgique.
A la fin de ma partie, il restait toutefois quelques mystères à éclaircir et il me reste donc à vérifier si le mode difficile les résous. Il semblerait néanmoins que tout ne soit pas aussi simple car les joueurs élaborent de nombreuses théories sur certains points de l’intrigue.

Et tout commence avec un mec bleu.

Faut-il avoir joué aux précédent jeux de Ron Gilbert pour apprécier Thimbleweed Park ? Non clairement pas. Je pense cependant que les amateurs du genre et les nostalgiques se raviront de trouver les clins d’œil éparpillés ça et là. Néanmoins, ça se sent que par moment le jeu revient sur ces prédécesseurs, en tant que joueur il y a la sensation que quelque chose nous échappe.
Je conseille tout de même vivement le jeu car je ne l’ai pas lâché de bout en bout -à ma grande surprise- même si la fin m’a quelque peu déçue. Il ne me reste plus qu’à le faire dans l’autre mode pour de nouveaux challenges et revivre l’expérience Thimbleweed Park.

Gray Matter : entre science et magie

Le point& click a toujours été une catégorie de jeux vidéos que j’apprécie, autant pour les univers visuels qu’ils peuvent apporter que le temps à passer à se creuser la cervelle devant certaines énigmes.
Je venais de finir toute une série de jeu dans le genre (7) quand je décidais de me lancer dans Gray Matter. J’avais vu plusieurs fois ce dernier sur la plateforme steam et bien que n’ayant jamais entendu parler de ce jeu, je décidais d’en faire l’acquisition. J’avoue que le jeu est resté quelque temps dans les cartons avant de me lancer dans l’aventure. Après une quinzaine d’heures passées dessus -que je n’ai pas vu filer-, l’expérience s’avère concluante même si j’aurais quelques reproches.

Comme je l’expliquais en amont, je n’avais jamais entendu parler de ce titre avant de tomber par hasard dessus. Il faut dire que je ne me tenais pas au fait de l’actualité dans le monde du jeu d’aventure et du point&click. Apparemment ce qui a surtout attiré l’œil de connaisseurs, c’est qu’à la barre de ce jeu se tient Jane Jensen responsable de la saga des Gabriel Knight (auquel j’ai pu un peu toucher). Il semblerait que certains joueurs attendaient le retour de la dame comme le messie.

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De quoi ça parle ?
Nous suivons les aventures de Sam Everett, jeune femme apprentie magicienne, en route pour Londres afin d’entrer dans un club de magiciens très sélect et secret : le Daedalus club. Sauf que par le hasard des choses, elle se trompe de route et tombe en panne pas loin du manoir d’un certain Dr David Styles. Elle tombe sur la futur assistante de ce dernier qui fuit les lieux et décide de prendre sa place le temps de se retourner. Sam, en plus de travailler désormais pour le mystérieux docteur, doit résoudre des énigmes laisser par le Daedalus Club pour pouvoir entrer chez eux.
Sauf que d’étranges événements commencent à se produire sur le campus de l’université après qu’elle ait recruté plusieurs étudiants pour une expérience du Dr Styles.
Le but du jeu sera donc de résoudre à la fois les bizarreries du campus et les énigmes du Daedalus en incarnant à tour de rôle Sam et David.

Choix intéressant entre une Sam magicienne mais qui croit qu’il y a toujours une explication rationnelle et un David neurobiologiste reconnu mais qui, lui, croit au paranormal.

 

Que dire de Gray Matter ?
Il s’agit globalement pour moi d’une agréable surprise avec un univers et des personnages intéressants. J’ai beaucoup apprécié le soin apporté aux décors du jeu, vraiment très lumineux et qui me rappelaient un peu ceux de Black Mirror (le jeu, pas la série TV), notamment le grand manoir mais en moins sinistre cependant. Je regrette d’ailleurs qu’on ne puisse pas visiter plus de pièces. A part ça, l’espace des pièces dans ce château me semble disproportionné. Sérieux la cave est plus grande que le manoir et on pourrait installer un bowling dans les couloirs !
Certains angles de vues ne sont pas agréables pour chercher/repérer et on peut passer à côté d’éléments, quand d’autres plans sont un peu forcés niveau contre plongée (l’entrée du parc).

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Les différentes vues d’Oxford sont agréables, bien que je n’ai pas souvenir de ces endroits précis dans la ville et de rues beaucoup plus bondées. Le jeu est aussi parsemé de petites références : Harry Potter (on est à Oxford!), Alice au pays des merveilles (on est à Oxford bis!), sans oublier Gabriel Knight et sa créatrice.
Le choix des cinématiques comme des peintures animées ou typées « visual novel » a aussi ses qualités et défauts. Certaines scènes sont très agréables à regarder et vieilliront sans doute mieux qu’une 3D de l’époque mais rendent le tout parfois confus (j’ai cru que l’assistante c’était fait enlever alors qu’elle a juste fui) dans les actions et donne par moment l’impression d’un ensemble un peu pauvre. Si le visage de Sam reste le même dans toutes les séquences où elle apparaît, ce n’est pas toujours le cas de David qui un coup parait plus jeune, plus vieux, plus fin ou plus carré. D’ailleurs, j’ai eu du mal à m’habituer à sa voix. Certes c’est sensé être le docteur mystérieux avec une voix profonde et grave, mais sans doute un peu trop…je trouvais que si la voix correspondait aux critères, elle lui allait assez mal. Sans parler des personnages secondaires, « le club des agneaux », dont la plupart n’ont pas grand chose à voir avec leur version 3D moche (coucou Harvey!).
En parlant de 3D, les créateurs du jeu ont eu l’idée de mettre le visage animé des personnages dans la boîte de dialogue chaque fois que ceci disent quelques choses. En soi ça n’a rien de condamnable, seulement ces têtes 3D sont affreuses et font peur. Il aurait mieux valu mettre des illustrations animées ou travaillées.
L’animation des personnages n’est pas forcément au top dans certaines scènes : ils effectuent des actions que l’on ne voit pas (Sam qui mange son petit déjeuner tout en restant debout devant la porte).

Au niveau de la musique, sans être marquante elle est agréable et sied bien au jeu. Le reproche que je pourrais lui faire est que parfois les voix des personnages sont couvertes par la musique ou le son ambiant mais il y a les sous-titres pour palier à ça. C’est un problème que je retrouve souvent dans les point& click que j’ai fait dernièrement, notamment Black Mirror.

Au final il y a peu de véritables énigmes ou puzzles, peu d’objets à combiner et les choix de dialogues n’influencent en rien la suite.
Les énigmes du Daedelus club que doit résoudre Sam ne sont pas compliquées, sauf celles de la fin au club. En général, le plus handicapant c’est que je connaissais la réponse finale mais qu’avant d’y accéder il fallait passer par toutes les étapes. Tant que celles-ci ne sont pas résolues vous ne pouvez pas débloquer l’énigme finale.

L’intégration de tours de magie est une bonne idée même si je trouve que parfois la réalisation des tours fait un peu grossière et qu’il n’y ait pas possibilité de combiner plusieurs tours ou d’en apprendre de nouveaux (hors ceux du livret). Surtout quand on voit les tours de Sam lors de son show qui sont d’un tout autre niveau. La réalisation des tours par étapes est agréable en début de jeu pour bien comprendre les termes et arriver à ses fins mais gêne un peu sur la fin. Après ça reste une question de goût.

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Ce que je trouve vraiment dommageable en revanche c’est les personnages peu développés. Certes on alterne entre Sam et David, ce qui permet de mieux les connaître. On en apprend plus sur le passé de David et l’amour qu’il voue à sa défunte femme Laura lorsqu’il essaie de recréer les moments qu’ils ont passé ensemble. Pour Sam, on comprend son enthousiasme pour la magie mais finalement peu sur sa vie d’avant. Détail amusant c’est l’écran de chargement qui nous donne des infos sur elle. Non ce qui est vraiment dommage c’est au sujet du club des agneaux. Sam est chargée de recruter des étudiants pour une expérience scientifique. Chacun d’entre eux est un peu cliché : la bimbo fille à papa, le garçon timide dans les jupes de sa mère, la fille romantique coincée, le lourdaud, le scientifique rationnel.

*attention ce qui suit contient des spoilers*
En tant que Sam, on interagie finalement assez peu avec eux en dehors de l’expérience, on a pas de long dialogue pour en apprendre plus sur eux. Le seul moment qui permet d’en apprendre d’avantage, c’est quand on visite leurs chambres. Ce qui est d’autant plus dommage qu’à plusieurs reprises dans le jeu, ils diront qu’ils sont les amis de Sam et qu’ils sont là pour l’aider (alors que chacun était prêt à accuser l’autre). Rappelons que le tout le jeu se déroule seulement sur quelques jours -même si nous n’avons pas vraiment d’indices temporel-. Ce qui fait que certains passages sont mal traités : Sam ne se sent pas vraiment concernée alors qu’elle vient de faire perdre son boulot à Malik ou lorsqu’elle accuse Harvey sans vergogne par exemple.
Sam sera d’ailleurs présentée comme une jeune femme brillante, dégourdie, au dessus de la moyenne alors que pendant toute l’enquête elle tire des conclusions hâtives, menace ouvertement et parfois avec des preuves faiblardes et questionne peu habilement les suspects.

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De plus, certains passages flous ou laissés en suspend sont indiqués comme « véridique » dans les critiques : le fait que se soit Angela qui aurait tué Laura alors que je n’ai pas souvenir que quoi que se soit l’indique dans le jeu.
Comme j’ai du mal à comprendre « l’amour » d’Angela pour David, qu’elle soit furieuse qu’il ait refusé de l’aider ok, qu’elle soit obsédé par lui et ses recherches pourquoi pas, mais j’ai du mal à comprendre pourquoi et comment elle en est venue à vouloir prendre la place de sa femme.
Le fait que certains disent que c’est Angela qui aurait sans le vouloir tué son père avec ses pouvoirs me laisse dubitative…sans doute parce que je trouve la fin quelque peu précipitée. En effet, le passé d’Angela, son père, les pouvoirs de ceux-ci ne sont jamais vraiment développés. Tout s’enchaîne très vite sur la fin, certaines conclusions ne m’ont pas parues évidentes et les problèmes de David ne sont pas réglés (je doute qu’il ait tourné la page avec sa femme).
En ce qui concerne le « coupable » des événements, comme nous avons suivi en parallèle Sam et David qui ont enquêté chacun à leur manière, nous avons deux résolutions différentes. Autant celle de David fait sens avec son passé, et j’avoue ne pas très bien comprendre pourquoi une fois qu’il voit qui et quoi n’est pas « normal » il n’agit pas, autant je ne comprends pas très bien comment Sam fait le lien avec la personne responsable (juste en voyant la photo d’Enigma ?).
On ne sait pas non plus pourquoi Helene a des seringues dans sa chambre (est-ce que c’est vraiment de la drogue ?), Sam qui enquêtait pour David ne lui a pas remis les photos de la piscine, comment Helena a réussi à rentrer dans le Daedelus club alors que Sam a du faire tout un parcours du combattant pour y parvenir ? etc…plein de petites choses qui font tiquer même si elles n’ont pas d’importance dans le scénario.
Sans oublier l’histoire d’amour…qui se sentait venir à des km. Notre héroïne commence à passer du « Dr Styles » à « David » et devient hyper protectrice à son égard, veut plus que tout résoudre le mystère pour lui et est convaincue que quelqu’un lui en veut …On peut comprendre que Sam soit touchée par la détresse de quelqu’un qui a perdu un être cher, qu’elle commence à se sentir impliquée dans les recherches de Styles mais au final tout ce qu’elle sait de lui, c’est pas grand chose. Elle a finalement eu peu de contact et de conversation avec ce dernier, tout ce qu’elle connait de lui c’est par les autres : le directeur de la fac, les infos de la bibliothèque, Malik, la femme en charge du manoir….normal qu’elle se monte des films toute seule alors que la cuisinière la met en garde sur le fait qu’elle ne sait pas grand chose de Styles.
En parlant de ce dernier, outre le fan service à son encontre (ce qui n’est que justice quand on voit la démarche de Sam en parallèle), c’est un vieux garçon avant l’heure, un vieux ronchon de 35 balais qui rouspète plus qu’il ne mort. Certes il y a du cliché en lui : homme devenu amer suite à la mort de sa bien aimé qui a en réalité un cœur d’or sous une attitude de vieux con. Nous le voyons évoluer pour sortir de l’enfermement de son labo et aller se confronter un peu plus au monde. La seule grande révélation à son sujet -mais qu’on sentait venir- vient de son visage et du fait d’avoir transposé les souffrances de Laura et sa culpabilité d’avoir survécu sur sa façon de se percevoir.
On peut supposer que Styles a commencé à s’attacher à Sam, malgré des accusations hâtives à son encontre, de l’avoir virée comme une malpropre et de jamais s’être excusé auprès d’elle. Certes, il avait le droit d’être en colère qu’elle ait menti sur le fait d’être étudiante et d’avoir été envoyé par la fac mais en même temps, je n’ai pas souvenir qu’il s’en souciait, voire qu’il se soit intéressé un minimum à elle. De plus, elle n’a jamais menti sur le reste (à supposer qu’il ait demandé quoi que se soit) donc l’un dans l’autre…

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Au final, malgré tout ce que je cite, Gray matter est un jeu sympathique qui laisse sur un bon souvenir. Il n’est pas trop prise de tête, a des décors et une musique agréable et possède une fin qui a fait débat (fiancée de Frankenstein).
J’espère juste une suite pour continuer de voir évoluer le duo Sam/David dans des enquêtes ayant trait au paranormal.