Choisir sa vie, mode d’emploi

Je me rends compte que ça fait 3 mois, que pour le coup j’ai battu mon record mais il n’est pas évident de réaliser le temps qui passe. Pas que je n’ai rien à raconter, c’est surtout la flemme. Bon ma vie n’est pas une aventure de roman de gare tout les jours non plus. Le plus souvent j’écris par stress, ennuie, ou pour m’éviter de faire le travail que je suis normalement censée faire. Comme beaucoup de gens en somme, je procrastine.
C’est un peu ce qui arrive en ce moment. Je me retrouve confrontée à un choix, mais je suis incapable de choisir. C’est le genre de choix qui fait dire qu’on ne vit qu’une fois, qui décide de votre avenir, tout ça quoi…C’est rassurant.

Bref tout ça pour dire que j’ai eu ma licence, mon diplôme, c’est youpi la vie mais dans ma tête c’était limite une formalité. Je veux continuer mes études parce que je ne veux pas m’arrêter là, que j’aime apprendre, que ça peut m’ouvrir des portes, ce genre de chose. On m’encourage, même à mon travail. On veut bien m’amenager des horaires, faire des efforts, me mettre en mi-temps. C’est cool.
Comme j’ai fait ma licence à Paris, ça me semblait évident de continuer par là, j’avais juste à cocher la case "master art pla", mais c’était trop facile parce qu’entre temps ya eu des reformes. Mon master c’est divisé en 3. Déjà là, ça a aussi était prise de tête pour savoir lequel choisir, en fonction des cours, des débouchés. Et comme les gens de la fac de Paris sont super sympa, ils ont rien voulu me dire sur le volumes horaires, l’organisation, etc… parce que "tout est dans le polycop". Ben voyons. Je sais juste que je suis censée avoir 6h de cours par semaine, mais que je dois être présente tout le reste quand même.Pourquoi faire ? Ben acte de présence.
Travailler en même temps que suivre les cours de fac, c’est dur mais pas impossible. Mais se taper un Bordeaux-Paris, avec tout le côté gestion c’est chaud. Ca demande un financement que je peux pas me permettre sans un boulot.
C’est aussi un peu pour ça que j’ai choisi de m’inscrire au master art pla de Bordeaux, qui lui n’est pas subdivisé en 36, et permet de plus larges expérimentations qui se limitent pas au basique arts plastiques, voir même à une thématique en particulier comme à Paris (genre mon master "art du vivant"). Ben là aussi galère, même si le personnel est vachement plus sympa pour tout m’expliquer de A à Z, faut montrer patte blanche, ce qui équivaut à un CV, un book, une photocop de chaque relevé de notes que j’aurai pu avoir depuis l’âge de parler et d’écrire, un projet déjà bouclé et la bibliographie qui va avec, et mon casier judicière, vierge bien entendu. Ca c’est juste pour faire une demande de candidature.
J’angoissais déjà devant le dilemne que choisir, alors que d’un côté l’on me disait que j’avais le temps et de ne pas m’en faire et de l’autre (côté fac) que rien n’était moins sur que je sois prise, que c’était selec, et tout le tintouin.
Angoisse qui redouble parce que je n’avais aucunes nouvelles des deux fac. Jusqu’à aujourd’hui…

1ere bonne nouvelle dossier accepté à Bordeaux. Je suis parmie les élus, j’ai jusqu’au 30 pour finir ma demande de transfert, mais j’ai une réunion le 20 septembre et les cours commence le 27. Sans oublier qu’ils sont obligatoires, pas de dérogation, si je bosse à côté ben je dois me demerder. Ca commence mal.
2eme bonne nouvelle Paris me fait signe. Je pensais avoir fait la bête inscription administrative non définitive avant la pédagogique, ben rater là aussi. J’ai eu tout mon attirail : nouvelle carte, confirmation inscription, certificat de scolarité. Ca commence mal.

Donc d’un côté j’ai bordeaux, c’est près de chez moi, de mon boulot, c’est pas d’appart à payer pour 2/3 jours par semaine, et les cours sont pas basé uniquement sur l’arts plastiques, mais sur le graphisme, la photo etc…mais j’ai pas du tout suivi le cursus à Bordeaux alors je ne sais pas si niveau cours c’est dans la même veine, et je connais personne. Et le gros moins, j’adore Bordeaux, c’est une ville chouette, mais je m’emmerde, sérieusement.
De l’autre Paris, la suite du cursus direct, possibilité de s’arranger avec les profs niveau cours (en théorie), plus d’accès à l’art, puis c’est Paris quoi, c’est mes habitudes et mes amis… mais rien ne dit que je les verrais plus (because metro, boulot, dodo), que financierement c’est hard, que psychologiquement les déplacements c’est pas top non plus.

Et le tout, c’est mon travail. Pas que je l’aime, mais c’est pénible de le quitter. C’est comme coucher avec quelqu’un qu’on aime pas. On aime pas ça mais on y revient. Eux m’ont engagé pour une durée "ad vitam eternam", et rien que d’entendre ça j’ai envie de pleurer. Parce que le master c’est aussi la possibilité de partir. Yen a marre que se soit toujours les autres. Le truc c’est que ça se prépare un an avant, et je suis pas sur que ça fasse bon genre de "préparer" son départ un an avant dans une boîte où l’on est censé être en CDI.
Et puis c’est moi. Parce que quand je rencontre des gens, que je parle avec eux, que je connais leur nom, que je commence à les connaître, même si je les aime pas des masses, j’ai envie de passer le reste de ma vie avec eux. Rien que pour le plaisir de les achever à coup de batte de baseball.

Je sais pas quoi faire, ni que choisir, ce qui jette un flou sur mon avenir. Et puis, faut vraiment que j’aille voir un psy.

I can’t fly, but I can kick your ass !

Il y a un mois environ en visionnant des vidéos sur youtube, je suis tombée sur une bande annonce que j’ai cru au départ être un gros délire. Délire parce que c’est la mode du super héros, et encore plus du super héros anti-héros sans pouvoir, avec un bon mix de teen movie made in US dans la mouvance de superbad. WTF is that ?

Le gros délire ado + gun, voir même loli + gun, j’en fais un peu une répulsion par principe. J’ai encore un mauvais souvenir du père noël qui débarque pour donner des armes à des gamins dans Narnia.
Mais bizarrement là c’est passé, même plus j’ai adoré. Adorée la bande son, adorée le délire de loser gavé aux comics qui veut changer le monde mais s’en prend plein la gueule, adorée l’humour noir un peu trash, adorée voir une gamine foutre la pâtée aux vilains à coup de grande giclée de sang…Oui ça flingue, ça tabasse, ça égorge, ça coupe, ça explose, c’est débile, c’est drôle, ça semble pas se prendre au sérieux et c’est ça qui est bon ! Ça défoule.
C’est ainsi que « Kick-ass » (et il porte bien son nom) est entrée dans mon champs de vision pour ne plus le quitter. Alors oui à la base c’est un comics (que je n’ai pas lu mais pour le coup ça me donne bien envie), encore un qui sort au ciné, et on retrouve aux travers des affiches de promo du film une certaine esthétique propre à ce genre de film. De mon côté ça m’a fait penser à un mix entre Kill Bill et Watchmen, que les puristes évitent de me lancer des cailloux.


Je suis complétement fan de l’effet peinture dégueulie.

J’ai donc ainsi vu plusieurs BA et clips, et me suis rendue compte qu’une des versions était amputée de 30 sec. 30 secondes qui nous montrait les joies de la puberté, et du fantasme d’adolescent mâle sur la gente féminine en particulier la prof à gros nibards à coup de mouchoir dans la corbeille. Delicious.
Peu après je suis allée au cinéma pour tomber nez à nez avec une affiche format trop grand pour ma chambre qui déboîtait pas mal. Comme je suis en plein trip « achat d’affiches de films » -à ce propos si vous connaissez des boutiques sur le net ou autres pas trop mal, faite moi signe-, je me suis mise à faire quelques recherches, ben mine de rien y en a de plusieurs types, et des pas mal (les officielles, les previews etc…), mais j’ai pas réussi à trouver toute celles que je voulais 😦

J’imagine combien ça claquerai d’avoir les 4 posters.
J’ai remarqué qu’il devait y avoir un Big Daddy Boycott, parce que se sont celles qu’on trouve le moins. Mais ce que j’ai surtout adoré, c’est le détournement de vieilles affiches de propagande, tout en gardant l’esthétique. Certes c’est du déjà vu, mais ça fonctionne ! Et pour le coup je veux une big daddy, et une red mist ! (mais apparemment se sont des éditions limitées bouh !)

Alors oui si ça se trouve le film est un gros nanar, mais qui apparemment suit son support d’origine assez fidèlement, et a reçu un très bon accueil, et Aaron Johnson est tout à fait charmant ce qui ne gache rien 😀
Je pense cependant que j »irai le voir en Vo, parce que bon la BA en VF m’a pas franchement donné envie, sans dire que ça pue du c**.

J’y arriverai un jour, j’y arriverai !

Parmi les grands défis de ma vie, l’un de ceux qui me tient le plus à coeur est celui de donner mon sang. J’ai toujours été porté sur l’entraide et le don de soi, parfois exacerbé par l’école (marche solidarité, opértation bol de riz….). Manque de pot pour le don du sang, j’ai toujours eu un problème : trop jeune au lycée, puis de multiples empêchements par la suite, mais je ne me suis jamais découragée.
Cette fois quand j’ai vu les tentes se planter sur Bordeaux, je me suis dit que cette fois serait la bonne.

Je me suis donc pointée samedi vers 16h30 devant une tente où des personnes d’un certain âge essayaient d’attirer le donneur potentiel. Ca a bien fait rire un monsieur ma réponse « ok » du tac-au-tac à sa demande, après quoi il m’a gentiment fait entrer dans l’arène en me donnant un questionnaire à remplir. C’était remplit de tables avec des assiettes de biscuits petits écoliers et de pâtes de fruits, avec de l’eau et des jus. Je me suis faite accueillir par une dame au sourire charmant qui  a rapidement disparu quand elle m’a vu encore planté là après 2 secondes, tout en me prennant délicatement le bras pour me montrer une table  jonchée de miettes où m’assoir.
Le questionnaire consiste à savoir si on a des antécédent familiaux (problème de coeur, hépatite B, malaise vagal…), si on a été hospitalisé dernièrement, si on est parti à l’étranger, si on a prit des médocs…
Sur l’insistance d’un autre vieux monsieur, barbu cette fois, a vouloir qu’on s’abreuve abondamment et qu’on mange un peu, j’en ai profité pour grignoter, avant d’aller voir un responsable pour qu’on me donne un numéro (1501), pour ensuite aller m’assoir au fond de la tente, et attente qu’on m’appel. J’avoue que j’ai eu peur une fraction de secondes quand j’ai entendu le numéro 58, mais en fait il n’appelait que les derniers chiffres. Bien que l’attente soit estimée à 3/4 d’heure, j’en ai pas eu pour aussi longtemps et est réussi à passer dans la seconde tente pour me faire enregistrer sur un formulaire (pièce d’identité), avant d’attentre de nouveau pour avoir un entretien avec un médecin. Manque de pot bis, je me suis retrouvée dans la partie débordée, alors que l’autre était vide, mais bon là non plus je n’ai pas eu à attendre des heures.
Niveau confidentialité c’est un peu limite, on a juste un paravent qui cache un bureau derrière lequel est assit un médecin avec sa trousse et un ordi, mais bon vu le brouhaha ambiant, on n’entendait pas grand chose. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai senti que j’allais avoir le monsieur toubib avec le paravent bien ouvert, et ça a pas loupé. Celui ci m’a accueillie avec un grand sourire, en me serrant vigoureusement la main, tout en me remerciant pour ce que je faisais. A l’entendre j’avais l’impression de partir en croisade pour sauver le monde.
Il m’a posé quelques questions suite à mon questionnaire (quels médocs, dans quels pays exactement…). J’avoue que c’est cette partie là que je craignais,vu que j’avais été grippé la semaine passée, avec un mal de dos épouventable, et des nausées à la moindre odeurs de nourritures. C’est là que j’ai appris que le rapport poids/taille était important, en dessous de 50kg, c’est pas la peine de donner son sang, et en dessous de 55 c’est un peu limite, et j’étais justement un peu limite, même en me rajoutant quelques kg (mais j’étais en plein dans la vérité). Je passais niveau poids, mais dans ce cas on me préleverait moins. Il a ensuite prit ma tension. J’étais normale, mais un peu haut apparement, puisque dans le doute il a tenu à la reprendre en me demandant si j’avais fait du sport juste avant. Une fois l’entretien finit, il m’a de nouveau serré la main en me souhaitant bonne chance ( là j’avais vraiment l’impression de partir à la guerre).
Comme c’était mon premier don, je devais passer par la case analyse, et me suis donc de nouveau retrouvée à un bureau avec un médecin -féminin cette fois-.
Elle m’a donc piqué le bout du majeur pour le faire saigner afin de préveler un échantillon. Je me sentais comme une diabétique qui vérifie son taux de sucre. Pendant ce temps là, je craquais sur leur petit coton, qui étaient des petites boules comme des fleurs. Il a fallu que je passe ensuite par l’étape piqure pour analyse plus approfondie. Je me suis demandée si cette fois, on arriverait à trouver mes veines. Echec sur le bras droit.
Bien que je n’ai pas la phobie des piqures, je croise toujours les doigts pour ne pas me retrouver avec un hématome, et des douleurs au bras. Une fois finit, j’ai eu le bras gauche complètement enrubanné. Ca fait toujours classe comme blessure de guerre.
Elle a tenue ensuite à prendre un deuxième échantillon, et rebelotte pression sur le majeure pour avoir une bonne goutte de sang. Puis l’analyse est enfin sortie, et le verdict est tombé.
Ca va pas être possible, taux d’hémoglobine trop bas.
Quand je l’ai entendue me dire ça, j’ai cru que c’est elle qui allait pleurer. J’en ai profité pour en demander la cause. Apparemment c’est fréquent chez la gente féminine (fatigue, stress…), et passager, rien ne grave, mais pour le coup le don du sang c’était pas pour cette fois. Elle me prévient que des analyses vont quand même être faites, et que je recevrais un courrier. Après quoi elle me demande d’aller manger et boire, même si je n’en ai aucune envie.
Et me voilà à passer parmi les gens installés sur des brancards donnant leur sang, en me démenant pour trouver la sortie. Là une femme me tend un plateau en me demandant ce que je veux boire, et même si je ne fais pas partie des élus, ils tiennent quand même à ce qu’on se gave. Je prends donc un morceau de quiche, qui s’avérera froide, voir même congeler à la deuxième bouchée, et une part de flan.

Au final j’aurai passé un peu plus d’une heure 30 à circuler de tentes en tentes, croisant ça et là un clown et les divers membres du rotary club- ah ça on le saura que c’est leur sponsor!-.
Certes je suis déçue ne pas avoir pu faire ma BA, mais bon je me dis que mon heure viendra.
J’y arriverai un jour, j’y arriverai !

TBC DTC

Ca va être le post court pour déverser sa bile, il en faut bien un de temps en temps.

Cela avait fait grand bruit à Bordeaux car il y a quelques mois nous changions de compagnie de transport : Keolis par Veolia (ou inversement). Bref du changement en perpective.
Depuis la semaine dernière on voyait la maintenance changeaient les panneaux à droite et à gauche en prévision des nouvelles lignes, en plus de voir circuler aux arrêts des bonhommes en kaway orange nous filer des tracts. D’après ce que j’entendais juste quelques changements, peu de lignes supprimées, etc…
Etant donné que les bus que je prends le matin sont sur la fin de leurs trajets, font les mêmes arrêts et ont le même terminus, je me faisais pas trop de soucis….. ben j’aurai dû.
Lundi matin grosse surprise, et surtout grosse baffe dans ta gueule : sur ce qui me restait de bus (la moitié supprimée), plus aucun n’allait aux Quinconces, c’était direction palais de justice. L’opposé quoi. Et le gros du traffic déporté à gambetta.
Alors ok c’est cool, ya moins d’arrêt dans la grande rue toujours bouchée le matin, ok c’est cool gambetta c’est encore pas trop loin de mon boulot. Mais bordel, y avait besoin de changer les numéros, la couleur du bus, le trajet ?
Là où ça me fait rire c’est qu’il est dit que désormais certaines lignes appelés « liane », plus longues, serait plus fréquentes : un bus toutes les 10 minutes qu’ils disent. Pas besoin d’avoir fait math spé’ quand je lis les horaires de mon arrêt c’est un bus toutes les 30 minutes. Eh ben… je suis pas douée en math’ mais eux c’est pire.
Sans parler du fait que les trajets allers ne sont pas les mêmes que les retours. C’est plein de mini boucles selon le sens d’où tu viens. Génial… je sais déjà à peu prêt où j’arrive mais je sais même pas d’où je reparts et vers où…

Sans parler des cartes de réseaux illisible tellement c’est le bordel, des bus qui n’ont que 7/8 trajets par jour, ou ceux déployés pour faire le tour du pâté de maison, et les chauffeurs qui eux même savent pas où ils vont (mais ils y vont).

Je crois que le pompom a été atteint quand j’ai pris le tram en pensant que celui là ils y toucheront pas. EH BEN SI! Fallait au moins qu’ils changent la couleur des lignes, ça sert à rien mais j’imagine que ça fait jolie dans le barriolé de la carte réseaux. Encore heureux qu’ils aient pas voulu changer les arrêts sinon on repartait pour 10 ans de travaux.

Ca sens les jeunots frais moulu de l’école plein d’idées fumeuses, les yeux encore embués par les effluves de marie-jeanne des années fac, ou alors c’est le mec qui part bientôt à la retraite qui veut marqué le coup.

En résumé : Bordeaux, c’est le Bordel !

Tiger is back

(Ou du moins il va essayer)

Encore une fois navrée pour le manque à l’appel depuis ces derniers temps, comme dit précédemment j’ai trouvé du travail avec des horaires…pas très académiques (et là je regrette l’époque où j »étais fonctionnaire et où j’habitais loin parce que j’avais l’excuse du train à prendre pour me barrer plus tôt!).Donc même si j’ai fini, même si j’ai plus rien à faire, je reste par solidarité (ou stupidité à voir).

Sinon comme le tigre (haha, et j’ai vraiment fait ce lapsus) l’indique, c’est l’année du gros chat à rayures. Bonne fête à moi.

A cette occasion la fnac proposait un poster d’une estampe d’Utamaro pour 2 Picquier poche acheter. Ca m’a valu encore des déboires quand je suis allée poliment en demander une à l’accueil, le mec me regardait comme si je venais de mars, avant de me sortir qu’il avait pas compris, et moi de me lancer dans des explications (ce que je déteste) pour finir par alpaguer sa collègue qui lui a répondu "Le truc des mangas là ??". Je me suis mordu la langue pour rester polie, et même s’il m’a enroulé mon poster comme un gros porc, je l’ai eu.
Certes c’est pas un tigre mais c’est quand même jolie.
 

Par contre je ne sais absolument pas ce qu’il est écrit, si quelqu’un peut m’éclairer.

Pour infos, j’ai acheté bleu presqe transparent et park life pour ensuite me lancer -enfin- dans les récits de Terry Pratchett (Filth m’en a donné envie).

A part ça plein de choses et pas grand chose à la fois, je pourrais raconter mon séjour parisien, mes déboires de conduite, ma journée au futuroscope, ma rencontre avec Stark, ma soirée concert avec Anvil, tout ça quoi…mais j’ai envie de faire une note courte, et la flemme aussi.

Bref on va aller à l’essentiel : je me suis tricotée une écharpe.
Ok ça fait 2 mois et demi, mais c’est ma toute première alors je suis méga fière, alors même si emportée par l’élan elle fait 3km de long sur 2 de large, je l’adore et je ne la quitte pas. N’empêche qu’elle tient super chaud et c’est pas du luxe par les temps qui courent.

Sinon c’était les soldes, j’ai pas trouvé des choses très interressantes, mais même sans ça j’ai réussi à renouveler ma garde robe à en faire craquer ma penderie tout en ayant l’impression de n’avoir rien acheter (mais pour pas cher en tout les cas). C’est ainsi que j’ai découvert le magasin Beyouk, que j’ai d’abord cru d’importation anglaise mais qui vient bien du pays de la baguette.
Et pour ceux qui ne saurait pas encore au courant, l’an passé je suis retombée dans la marmite aux animes, et j’ai donc tout naturellement fait aussi les soldes par là. 5 séries en intégrale pour 40euros (la plupart était à moins de 5), elle est pas belle la vie ?


 

Nous avons donc Ace wo nerae 2 ou la suite des de la série Jeu, set et match, et un jour je ferai un billet sur ma passion des shojo old school, now and then here and there anime de guerre dramatique et apocalyptique dont je n’ai entendu que du bien, Abenobashi parce que Gainax et parodie, Heat guy J parce que Nobuteru Yuki, et Last exile parce que Range Murata et sur l’avis enthousiaste d’une copine.
Voilà, j’ai donc 10 jours pour tester tout ces beaux DVD pour voir s’ils n’ont aucun problèmes.
 

Tout ça pour dire que j’ai regardé pas moins de 40 séries en 2009 (et je me fais doublée largement par les plus fanatiques et vétéran), au point de faire l’ultime truc otakien (ok j’exagère), je me suis inscrite à MyAnimeList. Vous pourrez admirer l’étendue des dégats, et encore il en manque.
Au total 3806 épisodes vus, c’est comme si j’avais passé plus d’un mois à regarder mon écran non-stop. Si certains veulent m’aider à complèter ma liste (autre que black lagoon et ashita no joe) je suis preneuse. J’en suis au point de capter les blagues et références de lucky star, -le but ultime étant celles de Sayonara Zetsubou Sensei-, alors autant aller plus loin dans la déchéance.

Quoi qu’il en soit, ça m’a quand même pousser à me cultiver (si si), notamment via la série aoi bungaku, qui comme je l’avais dit, adaptait des classique de la littérature japonaises. J’ai donc lu "la déchéance d’un homme" (Ningen Shikkaku) de Ozamu Dazai, et "le pauvre coeur des hommes" (kokoro) de Natsume Soseki. Malheureusement je n’a pu trouver les autres récit traduit en français. J’ai aussi lu le 1er tome de la saga des aventures de Haruhi, c’est à dire "La mélancolie de Haruhi Suzumiya", et je me suis payée le luxe de visionner la S1. Oui je me suis enfin attaquée à ce gros morceau de Hype-ittude, sans pour autant virer Haruiste convaincue. D’autant plus que je viens d’apprendre que Hachette suspend la publication au vue des faibles ventes. Donc si vous voulez la suite des aventures et pour l’avenir des romans japonais de ce type en france, acheter le!
Je suis actuellement aussi en train de regardait une adaptation anime du "dit du Genji", j’ai voulu m’acheter le version papier, mais à 50euros le volume…il existe une autre version, illustrée cette fois, mais à 150 euros. L’extrait que j’ai tenté de lire dans "mille ans de littérature japonaise" était assez abstrait, alors ça ser pas pour desuite.
J’espère dans un avenir proche faire un billet comparatif sur le livre et son homologue animé. Comme ça je mêlerai deux passions.

Encore une fois, sans m’en rendre compte j’ai écrit un pavé…et encore une fois je promets d’écrire avec plus d’assiduité.

Sur ce… bonne année 🙂
 

Clash time

Il y a quelques jours, pendant que je faisais mon habituel zapping nocturne, je me suis arrêtée sur la chaîne eurosport -chose qui n’arrive jamais-. Ce qui a attiré mon attention c’est que cela se passait pendant le micromania game show. Mais qu’est que ça vient faire là ? Surtout que l’on était en train d’interviewer un catcheur. Tout s’est éclairé assez vite, le blond bel gueule cheveux long au sourire golgate à l’américaine n’est autre que Adam Copeland alias Edge catcheur de la WWE plusieurs fois champion du monde venu présenter le nouveau jeu smackdown.

C’est là que je me suis dit que le catch comme le poker devenait à la mode dans notre contrée. Avant je tombais que sur des rediff sur RTL9 dans la soirée sur lesquels je ne m’attardais jamais, maintenant ça envahit même eurosport ce qui donne un aspect sérieux à la chose.
Je ne vois vraiment pas comment on peut prendre ça au sérieux, tellement ça frise le ridicule et le mauvais soap. Entre les costumes, les vieilles blagues, les grosses fausses disputes et provocations en tout genre, la pyrotechnie, et tout l’artillerie lumières/sons/effets qui en mettent pleins les mirettes. Et les muscles…pour certains ça tient plus du gras et de la gonflette qui bloblotte, quant à d’autre on se demande à quoi ça leur sert, vu le peu qu’ils utilisent. Un bon coup bien placé dans les roubignoles, et fini, on en parle plus! Quel besoin de faire durer ça des heures ? Qu’à la moindre pichenette, on se traine à terre en geignant comme si on était grièvement blessé ? On se croirait sur un terrain de foot!
Mais franchement, est ce qu’ils ont l’air de vraiment se taper dessus ? de vraiment se faire mal ? Quand Edge a parlé de sa blessure, j’ai pensé que quand ils se faisaient vraiment mal, ça devait être par accident…
Il y a quelques temps j’avais regardé un reportage sur du catch féminin au japon, là quand elles prennaient une chaise pour frapper l’adversaire avec, ça pissait vraiment le sang..
Quand je tombe sur un match de la WWE, j’ai envie de crier "CHIQUE!!", tellement c’est n’importe quoi. En plus d’un mauvais jeu d’acteurs, de retournement complètement WTF, et des commentateurs français qui s’exitent dessus comme s’ils avaient jamais rien vu d’aussi extraordinaire.
Au moins à la boxe, on les voit vraiment se taper dessus, y a des dents pétés, des cocards, du sang qui gicle et de la bave!

Je continuais à regarder l’interview de Edge, puis ils ont passé un condensé de match, et de conneries qu’il a pu faire avec son frère Chris. Et là, je me suis mise à rire. Soudainement j’ai compris l’essence du catch : le spectacle. L’interêt n’est pas de savoir si c’est vrai ou faux, mais juste de se défouler. Finalement, j’ai pris ça au second degrès, voir même troisième/quatrième. D’un coup c’est mieux passé.
J’ai trouvé drôle les imbécilités des deux frères, et leur humour pourri. En quelques minutes je connaissais leurs carrières respectives, leur rituel une fois sur le ring (le 5 second pose), et leurs musiques d’intro ("Metalingus" de Alterbridge pour Edge, "just close your eyes" Waterproof Blonde pour Christian). Deux gros ados attardés à l’américaine.

Finalement, j’ai passé un agréable moment. J’y connais pas grand chose en catch, except le german souplex (merci GTO), mais je sais pas pourquoi, je sens que je vais m’y mettre…et je vais p’être même aimer.

bilan

4 ans dit comme ça c’est long…ça passe aussi très vite quand on y repense.
C’est aussi le temps qu’il faut pour s’apprivoiser, apprendre à se connaître, se tourner autour, le temps de s’adorer une seconde et de se detester pendant plusieurs jours, de se poser des questions, d’avoir de gros passages à vide, de se dire qu’on y est et de se lancer, puis de suivre un rythme de croisière jusqu’à ce que l’on s’aperçoive que l’on est entré dans une routine effrénée, avant un retour au point de départ. Il y a eu des cassures nettes, d’autre sans s’en rendre compte, mais combien de regret au final ?

Je scinde ces 4 ans en deux, meme si peu à peu je ne me rappel plus de grand chose. Je me rappel la première année celle des découvertes, mais aussi des désillusions qui se poursuivront. Ainsi que les deux dernières années avec un rythme de vie plus carré mais un intérieur bordélique. On a beau dire que l’argent ne fais pas le bonheur mais il y contribue bien, surtout à celui matérialiste.

J’ai surtout appris à me débrouiller seule face au quotidien, à connaître la valeur de l’argent. J’ai réussi à faire émerger et développer certaine partie même si j’y ai revêtu un autre persona. Finalement je pense que je ne serai jamais guérie, mais c’est tant mieux… j’imagine que ça fait mon charme.

Il n’y a pas grand chose à dire au final.

 

fool moon