L’amour à l’anglaise

Avant de partir en Angleterre pour une longue durée, j’ai voulu savoir comment draguaient nos amis outre-manche (histoire de rigoler mais aussi de savoir à quoi m’attendre). Pour être honnête c’est surtout du côté messieurs que mes recherches se tournaient mais j’avoue avoir fait un peu choux blanc de ce côté. Par contre côté féminin et surtout « comment draguer des anglaises », j’ai eu plus qu’il ne m’en fallait.

Avant de partir j’avais déjà rencontrer des personnes (plutôt des hommes) qui avaient vécu là bas pour de plus ou moins longues durées et qui m’avaient raconté leurs expériences. Comme moi, ils avaient été marqué par l’apparence des anglaises, surtout si vous sortez de Londres. Et en particulier le fait qu’elles n’aient pas froid aux yeux (et ailleurs), n’hésitant pas à venir vous draguer, voir vous filer leurs numéros sans aucune gêne. Je peux confirmer la véracité de ces propos pour l’avoir vécu : J’étais au bar avec un ami en train de discuter quand une fille blonde (quand je dis blonde j’entend coloré en blond) et venu directement mettre dans la main de mon ami une carte avec son numéro inscrit dessus juste avant de s’éclipser avec ses amies qui attendaient derrière. J’aurais pu être la copine ou la femme de N. (mon ami) que cela n’aurait rien changé. Il n’y a pas à dire en général les messieurs français ont la côte pour autant la plupart de trouve pas vraiment les anglaises à leur goût ou alors juste le temps d’une soirée, d’un été… histoire de tester.

Mais bref, je suis surtout là pour parler des hommes.

Je suppose que beaucoup de filles (dont moi même) ont été abreuvé aux comédies romantiques mettant en scène Hugh Grant, ne se sont toujours pas remise de la Darcymania et de sa chemise mouillée et se repasse Love actually à Noël. Bref vous attendez le beau british avec son accent du plus bel effet, son côté maladroit mais attendrissant, cet homme qui fera chavirer votre coeur. Et bien attendez vous à être déçue, ou alors armez vous de patiente, BEAUCOUP de patience. Parce que voyez vous l’anglais ne drague pas, ou rarement, et de manière un peu pathétique parfois.

Rassurez vous les comédies romantiques anglaises et les costumes drama ont autant fait de mal aux petites françaises qu’à ces messieurs anglais. Car comme dirait Stephen Clarke : « Fuck you, Mr Darcy, fuck you, Hugh Grant. » « Bloody English gentlemen ». Si vous pensez que les gentlemen anglais sont  » the not-wanting-to-sleep-with-you-immediately » vous vous plantez largement (ou alors vous visez les pré-ados mais ce n’est pas très légal).

Je disais donc que je cherchais à connaître les méthodes de drague de ces messieurs, dans un but purement culturel bien sûr. Et je suis tombée sur cet article. J’avoue, j’ai beaucoup ri et en même temps je n’ai pu m’empêcher de voir la vérité. Pendant des années on m’a rabâché -et encore avant que je parte- qu’en tant que française j’aurais un succès fou là bas. Mon petit accent frenchy so sexy les feraient tomber, la réputation des françaises classes et distinguées, pas farouches sur la chose, feraient le reste. En gros, je n’avais qu’à me baisser pour cueillir tout ces beaux mâles anglais. Imaginez la claque. Le désarroi. Comme beaucoup de filles françaises je ne drague pas, ou pour reprendre beaucoup d’entre elles  » je ne sais pas faire » attendant patiemment qu’un monsieur intéressé vienne faire sa court  ou alors j’envoie des messages subtils, tellement subtils d’ailleurs que l’intéressé ne les capte même pas. Bref, entre les anglais qui ne draguent pas, et les françaises qui draguent peu, nous étions bien partis.

Quand un charmant jeune homme anglais vous envoie un texto vous demandant si vous êtes partante pour « faire une promenade, boire un café ou autre… » attendez vous à faire une promenade, boire un café et rien d’autre. Ne passez pas 3h à vous arracher les cheveux sur la signification des « … », il n’y en a pas. Ou si,  c’est au cas où vous préféreriez aller plutôt au ciné, au resto, voir manger un flapjack à la place de la promenade. Vous allez passer un après-midi ou une soirée culturellement riche, aurez refait le monde autour d’un café mais si vous souhaitiez conclure, il va falloir repasser.

Mais quand un monsieur anglais a décidé de s’y mettre, sérieusement, vous aurez aucun doute sur ses intentions. Ca sera aussi subtil et visible qu’un éléphant dans un couloir, c’est simple ça clignote au dessus de sa tête qu’il s’intéresse à vous. Cela peut prendre différentes formes : parfois pathétique -à vous de voir si vous trouvez cela touchant-, parfois lourdes, parfois très insistantes -au point que ce que vous trouviez charmant au départ ne l’est plus du tout-, parfois subtiles….

En effet, les hommes rentrent dedans (sans jeux de mots vulgaires), c’est très rare. La seule fois où j’y ai eu droit, le monsieur en question avait quelque verres dans le nez pour se montrer très tactile sur la piste de dance et même dans ce cas là, il est resté plus soft et diplomate que certains messieurs français que j’ai pu croiser.

Si la personne en question ne vous intéresse pas, ne soyez pas subtile en étant gentille pour lui faire comprendre le « je préfère qu’on reste amis » ou en refusant poliment. La subtilité ne marche pas. Soyez franche et directe, sinon il risquerait de prendre cela pour un encouragement de votre part et vous serez dans le caca.

Parfois l’anglais mâle à l’apparence du cliché du gros beauf masculin : ça rit grassement, rote sans retenu, aime le foot et les jeux de foot en plus de la mal bouffe, ça sera parfois pas très malin…

Les coups de foudre réciproque ça existe aussi, j’en ai été témoin et tout c’est fait rapidement entre les deux parties et ça dure depuis….comme quoi l’espoir est permis…

Mais revenons à la drague de l’homme anglais…. comme je le disais, l’homme anglais peut vous inviter au restaurant, acheter une rose au marchand pakistanais qui passait justement par là pour vous l’offrir, payer votre repas en douce et…rien. Nada. Que dalle. Niente. C’est sur qu’il vous apprécie beaucoup…comme amie. Je ne dis pas que l’amitié h/f n’existe pas, je milite pour, mais si vous avez des espérances soyez prêtes à être frustrée ou à vous asseoir dessus. Ou alors ne vous décourageait pas et soyez plus explicites, parce que même si vous dites oui à tout, il pensera que c’est cool de trouver quelqu’un du sexe opposé qui s’intéresse aussi à ça et vous serez bien embêtée d’être empêtrer dans la fameuse friendzone.

 

Bref, la drague anglaise ça ressemble un  peu à chez nous, enfin chez certains messieurs mais de manière général ce n’est pas aussi visible et insistant qu’en France (où la drague lourde vire des fois au harcèlement). Les anglais en général sont plus tactiles que nous donc ne vous étonnez pas d’une main posez négligemment sur l’épaule, d’un câlin dans les bras ou tout autre contact furtif et non déplacé.

Parfois, tout se passera bien et de manière naturel dans accro, c’est le meilleur que je vous souhaite. Sinon…. et bien persistez, à force vous arriverez peut être à lui faire comprendre clairement vos intentions et à vous mettre en couple.

Publicités

Publicités et préventions, quand les anglais mettent les bouchées doubles.

Bon revenons un peu à la TV anglaise pour parler plus précisément des publicités. Etant donné que mon ordi m’avait lâchement abandonné en octobre/novembre 2012 et qu’il m’a fallu attendre mon retour en France pour les fêtes pour le réparer et en avoir un autre (on ne sait jamais), j’avais beaucoup de temps à tuer. Et ce temps je l’ai tué devant la TV. Quoiqu’on dise la télé permet aussi de découvrir une culture -et de rattraper tout les épisodes de HIMYM -. L’Angleterre balance beaucoup de pub, comme je l’ai dit dans un post précédent, vous avez intérêt à aimer ou à avoir beaucoup de vaisselle à faire car vous allez en bouffer à la pelle jusqu’à overdose. Je reviendrai plus tard sur les publicités amusantes, marquantes, ou montrant une approche différente de la France mais cette analyse sera pour plus tard.

Les anglais sont des gens qui sont très communautaires. On fait partis d’un groupe, tout le monde à sa place et tout le monde aime à aider sa communauté. C’est pour cela que même dans le patelin où je vivais il y avait presque une dizaine de « seconde hands shop » (magasins d’occaz) dont le but était écrit en gros sur la devanture : aider les gens atteints de cancer, du SIDA, retraités de l’armée, les invalides, les enfants handicapés, les animaux…j’en passe et des meilleurs.Vous avez une maladie rare ? Les anglais ont le magasin d’occasion qui correspond. Evidemment tout les bénéfices étaient reversés aux différentes associations afin d’aider les personnes dans le besoin.

Dans ce cadre là, il était donc normal d’avoir les publicités qui correspondent. Rien qu’à Londres il est difficile d’échapper aux panneaux qui vous propose d’adopter ou de soutenir un animal pour £1 par mois, et ainsi de suite pour tout type d’assos. Les affiches pour les « bons samaritains » (good samaritans) qui ont aidé des gens à revenir dans le droit chemin, les dangers de tel ou tel produits…
En France aussi nous avons des pubs papier et TV pour aider notre prochain mais surtout plus axé sur les dangers de la route, de l’alcool ou du tabac…concernant les violences domestiques, la guerre dans le monde, etc…s’il en existe, elles sont bien moins nombreuses qu’en Angleterre qui ne lésine pas à vous faire pleurer ou vous mettre mal à l’aise.
Je vais donc faire un pot-pourri des pubs 2012/2013 (et de quelques autres années au besoin) pour montrer que les anglais n’hésitent pas à frapper fort.

Je passerai sur les classiques en noir et blanc sur fond de musique triste qui vous font pleurer mais peuvent éveiller votre fibre de bon samaritain afin de donner pour la bonne cause. J’en ai vu plusieurs de ce type, souvent pour aider les enfants dans le monde grâce aux vaccins, l’aide alimentaire, l’éducation…On a les mêmes à la maison. Non, ici ce qui m’intéresse et m’a interpellé sont celles qu’on voit moins dans leurs styles choquant, provocateur ou dans les thématiques qu’elles abordent.
Parlons d’abord de violences domestiques, de viols, d’esclavage sexuel (ouh yeah)…les femmes sont au cœur de la problématique sur des pratiques et des abus qui ont malheureusement encore cours.

Cette publicité préventive nous met dans le cadre classique d’un couple de jeunes lors d’une fête, alors que la fille veut retourner en bas rejoindre les autres plutôt qu’une galipette rapide, son compagnon décide de passer outre son avis.
La publicité ne fait pas juste que nous montrer un viol, elle ne culpabilise pas les jeunes, ni la victime, ne fais pas la chasse au sorcière mais cherche à faire comprendre à celui (ou celle) qui se retrouve en position de violeur de ce qu’il est en train de faire.
« If you could see yourself would you see rape ? »
Ce n’est parce que votre compagnon/compagne est d’accord pour quelques bisous que vous donne le droit de passer outre son consentement. Même si on est en couple : Non c’est non.

Une autre publicité sur le même schéma circulait en même temps :

Ici on ne voit pas de viol mais c’est implicite qu’il va avoir lieu. C’est surtout qu’il ne s’agit peut être pas d’un événement isolé où le garçon rappel sa copine à l’ordre car elle est là pour lui obéir et lui faire plaisir. On a droit au chantage (je vais dire que t’es frigide), à la culpabilisation (tu sais ce qu’il allait se passer, sinon pourquoi m’avoir amené dans ta chambre ?), la négociation (juste un câlin alors ?)  et quand ça ne fonctionne pas : la violence et les insultes (t’es pathétique).
Des publicités quasi identique à celles ci il y en a.
Une a utilisé des personnages de Hollyoaks (un soap opera anglais connu) pour montrer que les abus ne sont pas forcément physique.

On retrouve d’ailleurs souvent des éléments similaires dans ces publicités : fouiller dans le téléphone de sa compagne, lui dire qu’on aime pas ses amis, sa façon de s’habiller, qu’elle est frigide ou pathétique, qu’on fait ça parce qu’on l’aime trop.

Pour en revenir aux publicités, certaines célébrités (pas juste celle de Hollyoaks) ont participé à ces campagnes de préventions comme Keira Knightley -qui se fait passer à tabac par son compagnon (2009)-…

ou Emma Thompson sur le trafic humain et sexuel (2007)

J’ai aussi remarqué qu’on parlait beaucoup de violence faite aux femmes, si on ne va pas nier son existence et le fait que c’est un problème majeur, c’est oublier qu’il existe de la violence aussi à l’encontre des hommes.
Une des publicités anglaise que j’ai pu voir met justement ce fait en avant. Quand un couple se dispute c’est souvent pour la femme que les gens vont se lever alors que voir un homme se faire malmener semble être plutôt drôle. Celle-ci fait débat. Evidemment cette pub n’a pas pour but de stigmatiser les femmes mais la violence de manière général.
« 40% of domestic violence is against men in the UK. Violence is violence, no matter who it’s aimed at. »

Je ferais un court aparté pour signaler qu’en Angleterre les hommes comme les femmes gueulent pas mal et que le ton peut monter assez vite.

Après les violences faite aux femmes, ce sont les violences faites aux enfants qui reviennent : négligence parentale, enfants battus…ce qui est surtout mis en avant c’est le cercle vicieux qui s’instaure. Un adulte violent ne l’est pas devenu par hasard et cela a bien commencé quelque part. Et pour reprendre la phrase citée plus haut : violence is violence. Elle ne fait qu’en engendrer plus, ils faut dès à présent rompre le cercle.

Pour informations, Barnado’s est une association caritative qui aide les enfants dans le besoin, en leur permettant de trouver des familles d’accueil, ou d’adoption, tout en leur fournissant un soutient psychologique mais aide également les parents en difficultés.

Certaines pub anglaises sont aussi très ironiques dans leur genre, notamment celles de St John ambulance :
comme celle-ci montrant un homme se battant contre le cancer et le vainquant, pour en définitive bêtement succomber après avoir avaler de travers durant un barbecue entre amis.

Ou nous faire croire qu’une femme va sauver un enfant pour finalement…ramasser son linge.

Les anglais ne font pas dans la suggestion de la chute mais nous la montre carrément. Qui n’est pas ravie de voir un enfant à terre en train de vomir son propre sang ?
D’ailleurs j’ai remarqué qu’ils (les anglais) avaient une certaine tendance à être bavard pour ce genre de publicité (aide aux autres, dons d’argent, médicaments…) en nous évoquant les chiffres, les states…
Tout ceci pour nous rappeler qu’il serait bon que chacun sache les gestes de premier secours.

Une de la croix rouge anglaise qui passait régulièrement avec une ambiance bien spécifique et que j’avoue avoir eu du mal à comprendre au départ.

Les anglais n’ont pas peur non plus d’aborder le sujet du handicap, physique et mental. Concernant le mental quand les anglais parlent de mental health problem (problèmes de santé mentale) ça englobe tout : de la dépression, anxiété à la bi-polarité, schizophrénie, voir entendre des voix. Donc si quelqu’un en Angleterre vous parle de problème de santé mental, ce n’est pas forcément les cas les plus extrêmes.
Ce que j’ai pu voir à la TV sur le sujet était relativement soft avec des gens avouant qu’ils sont atteints ou connaissent des gens qui sont atteints par ces problèmes. Rien ne nous est montré, enfin ça c’était jusqu’à ce que je tombe sur une campagne évoquant le « motor neurone disease » (maladie de Charcot ?) assez violente vu la façon dont la personne se fait malmenée pendant la vidéo mais aussi car on ne comprend pas ce qu’il lui arrive.


Cette publicité part d’une histoire vrai : celle de Sarah Ezekiel, le film nous montre comment elle se fait « attaquer » par le MND, tout en évoquant les dommages à la fois physiques et émotionnels d’une personne atteinte.

J’ai moins vu de prévention « boire ou conduire il faut choisir » – une seule à vrai dire- mais c’est peut être normal dans un pays où les pubs pour de la Stella Artois ou de la Guinness passent à la TV.


Elle daterait apparemment de 2008 mais passait encore régulièrement, tout en mettant bien l’ambiance. Tu bois = tu trinques. Well… I just wanted a pack of crips !

Idem pour les campagnes contre le tabagisme, peu nombreuses et plus classiques dans leur déroulement : nous expliquant les méfaits du tabac sur notre organisme d’une manière imagée et scientifique. Celle que j’ai pu voir (bien ragoutante), nous montre les mutations engendrées sur le corps humain.

Bon il en existe d’autres qui nous parlent de la dépendance ou du côté nocif de la fumée pour les enfants, nous les avons eu aussi en France, certes différemment.

Et pour finir, une de celle qui aura marqué l’année 2014 en faisant parler d’elle, tout en étant totalement raccord avec l’actualité. Parce qu’il y a bien une chose avec laquelle les anglais ne plaisantent pas, après les abus et violences domestiques, se sont les violences faites aux enfants. D’où des campagnes chocs qui marquent bien les esprits, en nous rappelant notre statut de privilégié, parce que si cela peut arriver en Angleterre, la France n’est juste que la porte d’à côté.

Voilà donc le pot pourri sur les pubs concernant la prévention ou les donations pour des fondations. Je n’ai pas vraiment poussé l’analyse et il y a sans doutes des publicités plus marquantes qui ont du circuler ces dernières années.
Une dernière remarque, s’il existe beaucoup plus de publicités TV en Angleterre au sujet des violences sexuels, je n’en ai vu aucune qui nous parle de troubles sexuels contrairement à la France.

Sur ce…je vous laisse à très bientôt pour une autre note sur la vie anglaise ou/et ses publicités.

let it snow, let it snow, let it snow…

Encore une fois je suis profondément navrée de ne pas poster de manière plus régulière mais cette fois j’ai une bonne excuse ! Mon ordi m’a lâchement abandonné au milieu du mois de novembre, ce qui fait que j’ai passé  un mois et demi sans ordi personnel en attendant un cadeau de papa Noël !

Justement en parlant de Noël, je vais essayer d’expliquer en détails comment les anglais eux le fête. On pourrait croire qu’étant donné le peu d’éloignement géographique nous célébrons le 25 décembre et le gros bonhomme barbu habillé en rouge de la même manière, et bien non…enfin pas tout à fait.

En France pour la plupart des gens, Noël c’est avant tout une fête familiale, où tout le monde se réunit, s’échange des cadeaux sous le sapin, partage joie et bonne humeur au coin d’un bon repas. Ici aussi, mais ce dont je vais vous parler c’est de tout ce qui se passe AVANT le jour J.

Beaucoup de gens (dont moi la 1ere) râlent en voyant débarquer des catalogues de Noël à peine octobre entamé et se pleignent de sa tournure commercial. Ici en Angleterre j’ai eu la chance d’y échapper, sans doute ne suis je pas/plus la cible privélégiée, ou bien c’était tellement noyé dans autre chose que je n’y ai pas fait attention.

Chez nos amis de l’autre côté de la manche novembre et décembre sont en ébullition. Comme par chez nous il y a des marchés de Noël un peu partout qui proposent tout et n’importe quoi mais ce qui restera marquant pour moi c’est le point boissons/nourritures qui est proposé à chaque fois, car il est….allemand. Alors certes la base du marché de Noël est germanique mais ça fait étrange de ne voir que ça dans un pays anglophone. On vous propose donc de gros hot dog fourrés avec des saucisses allemande à la viande ou agrémenté de fromage… sans oublié le vin chaud aux épices (et pas que de la cannelle).

Au niveau du marché de Noël vous pouvez oublier la crèche et les santons…connaissent pas. Toujours sur le marché, l’un des plus gros est le Winter Wonderland qui se tient à Hyde park à Londres, vous trouverez en plus beaucoup d’attractions : manèges, palais des glaces, jeux avec des lots à gagner etc… qui sont sympa, mais alors il y a foule mais foule !! C’est bien simple la 1ere fois il y avait tellement de monde que le métro ne marquait plus l’arrêt à Hyde park.

Deuxième chose : les décorations ! Si dans ma ville il n’y avait aucune déco accrochée aux lampadaires ou dessus des rues, les particuliers rattrapaient largement cette erreur. C’est simple, personne, je dis bien PERSONNE, n’oublie de mettre une déco sur sa maison. Le minimum étant de coller aux vitres des sapins/bonhommes de neige qui clignotent, en passant par le chandelier et ses bougies allumées en permanence. Après on passe au stade au dessus et attention ça ne rigole plus ! J’imagine que tout le monde a connu ou connait un ami/voisin qui ne lésine pas sur le déco au point d’en faire une espèce de relique kitsch ? Bien ici c’est ça, mais puissance 10. Un concours est organisé pour savoir qui aura la maison la plus (parce que la mieux…hum…)décorée, autant chez moi en France on s’en fout royalement, alors qu’ici c’est pris avec le plus grand sérieux et humour anglais. Donc vous verrez des ballons gonflables animés avec des père noël qui montent et descendent de cheminé, des rennes en 3D qui clignotent,  des trains illuminés dont la fumée bouge, des collections de pères noël bien en vue aux fenêtres, des fausses gouttes de pluie qui tombent de la façade de la maison, des loupiotes accrochées aux arbres, des lampes bonhommes de neige dans le jardins et j’en passe…le tout sans aucun soucis d’homogénéité. Déjà rien que ça, ça change ! Et ça montre bien l’importance et le côté festif de Noël.

Quitte à accompagner Noël autant le faire en chansons ! Le répertoire anglophone de chansons de noël est impressionnant autant qu’il est rébarbatif. Il n’y aura pas un seul magasins, endroits, lieux où vous ne vous taperez pas une énième versions de « Last christmas » de Wham, après la version chantée par des choeurs, en duo, jazzy, rock, pop… A la fin j’ai littéralement fait une overdose de Wham et de Rod Steward chante noël pour toi baby 😉 Idem avec « Let it snow » qui donne son titre à cet article et qui m’a filé des crises d’urticaire poussées chez Tesco.

Pour la peine également, la chaîne de TV movies 24, c’est transformé en christmas 24 où comment se taper des films et téléfilms de noël en boucle ! Toujours à la télé, les différentes chaînes de supermarché vont vous assommer à coup de pub pour Noël toutes les dix minutes. Impossible d’échapper à la dinde, aux vins, et au christmas pudding fumant. Chacune à sa manière, la chaîne va essayer de vous refourguer tout ce qui est indispensable à Noël avec le traditionnel repas de famille où tout le monde transpire le sourire golgate commercial. Et ce n’est pas juste 1 ou 2 pubs de noël histoire de…se sont des dizaine de pub courtes, voir plus, pour chaque supermarché ! A croire qu’ils n’attendaient que cette période de l’année. Je vous avez dit qu’on vous gaverez jusqu’à l’overdose !

Moonpig.com et funkypiegon sont aussi de la partie pour vous proposer des cadeaux et des cartes personnalisés. Et parlons en des cartes ! C’est carrément tout un pont de la culture anglaise que je m’en vais vous expliquer. En Angleterre, on trouve facilement (et énormément) de magasins de cartes, oui de cartes. Bon ça ne vend pas que ça mais on va dire que c’est ce qui compose majoritairement le magasin. Et il y a des cartes pour tout et tout le monde et de toutes les tailles ! Évidemment vous allez passer par le classique religieux, puis l’humour, le romantisme dégoulinant, votre famille, vos amis, votre frère, votre soeur, votre tante, vos enfants, votre père et sa copine ou son/sa partenaire, idem avec maman, en gros chaque membre de la famille a sa carte. Même le chien ou le chat ! OUI MÊME EUX ! Et même qu’ils peuvent aussi vous en offrir ! Quoi, vous seriez pas content de recevoir une carte de bon noël de la part de votre chien ?

Et puis il y en a aussi pour tout plusieurs corps de métiers ! J’en ai même trouvé pour les assistants en langue c’est dire ! Le tout enveloppé dans de belles enveloppes rouges.

Autre chose à savoir sur les cartes : tout le monde s’en offrent. Contrairement à la France, on se les donne AVANT noël. Oui car on je souhaite un bon noël, non la bonne année (enfin elle est comprise dans la carte) sinon ça ferait doublon de cartes. Et surtout, on se les donne en mains propres, on ne s’envoie rien par courrier et on ne se souhaite pas la bonne année de vive voix le 1er (un peu mais pas trop). Attendez vous donc à recevoir des cartes de vos collègues et amis.

Une autre particularité que peut être vous avez dû tester en France : le secret santa. Vous êtes désigné au hasard pour être le père noël de quelqu’un, c’est à dire lui offrir un petit cadeau ne dépassant pas une valeur donnée et une carte. Évidemment et en toute logique, vous aurez aussi un père noël secret. J’avais déjà eu l’occasion d’avoir un père noël secret en France mais à la différence de la remise de cadeau qui se fait en commun, le nom du père noël ne doit pas être révélé (mais on finit toujours par savoir qui c’est).

Ah j’allais oublier aussi une chose ! Les fameux crackers de Noël ! Petits ou grands, tout le monde craque  (oui je fais aussi dans le jingle ringard)! En général le cracker contient : une petite couronne en papier de couleur (c’est pour ça que vous en verrez sur les têtes des anglais dans les pubs de Noël), des auto-collants et des blagues de Noël d’un niveau aussi élevé que celles des carambars (quoique peut être un peu plus). J’ai aussi appris que le cracker est considéré comme un explosif dangereux, c’est pourquoi il est interdit d’en ramener dans les avions. Par contre, vous pouvez en envoyer par la poste dans leurs emballages d’origine. Ceci dit, je trouve l’idée de détourner un avion à coup de cracker assez coquasse…

Une dernière chose : après noël le 25, vient le boxing day : le 26 ! Après un petit sondage auprès de quelques anglais de ma connaissance, le boxing day (jour des boîtes) à plusieurs significations mais celle qui revient le plus c’est pour dire qu’après noël et le déballage des cadeaux il ne reste plus que les boîtes ! Apparemment c’est aussi un jour où les patrons offrent des cadeaux à leurs employés.

Voilà c’était la minute culturelle anglaise, en espérant revenir tout bientôt pour vous en faire partager plus !

France, Angleterre : je t’aime, moi non plus.

J’ai toujours entendu que la France et l’Angleterre entretenait une longue relation haine-amitié depuis des années (que dis je des siècles!), renforcé par tout les clichés qui circulent.

Pourtant du côté de la France je ne connais que des gens en amour avec ce pays qui leur à offert Dr Who, Harry Potter, Sherlock Holmes, Terry Pratchett…et j’en passe sur tout un lots d’auteurs, de séries TV. La plupart adorent ce pays, aiment y faire du shopping trouvent les habitants stylés. Mais soyons honnête 2 secondes…là on parle uniquement de Londres, parce que le reste de l’Angleterre c’est pas la même histoire !

Bref, tout ça pour dire que du côté français je tombe sur beaucoup d’amoureux de ce pays de l’autre côté de la manche. Mais quand est il d’eux ?

On m’a toujours dit que les anglais aller trouver une petite frenchie adorable et que mon accent leur paraitrez « soooo cute ». Honnêtement ça n’est arrivé qu’une fois et uniquement d’un jeune homme sous l’emprise de l’alcool qui tentait une approche. Concernant mon accent, c’est surtout de l’étonnement : à savoir que j’arrive à parler anglais alors que je suis française ! Ca laisse entrevoir l’image qu’ils ont de nos capacités en langue…

Londres étant une capitale multiculturelle, il n’est pas rare de croiser des français ou des gens parlant français. Pour le dépaysement on repassera…par contre en dehors de Londres,  on peut aisément tomber sur des petites bled dont vous serez le seul franchouillard à la ronde. Après les réactions seront différentes. Beaucoup d’anglais ou anglo-saxons en apprenant ma nationalité ont tenu à me chanter une chanson en français. J’ai ainsi eu droit à « Frère jacques », « le coq est mort », et d’autres qui m’étaient parfaitement inconnues. Personnellement je n’ai pas bien compris cette mouvance à vouloir me chanter des comptines pour enfants.

Vient ensuite la géolocalisation, si on pas eu droit à l’attitude blasé « Ah encore une française! ». Peu savent localiser Bordeaux (excepte les amateurs de vins), en dehors de Paris (pour faire du shopping parce que c’est pas cher (!)) et des villes qu’ils ont visité, ça peut devenir laborieux. C’est comme ça que j’ai eu droit à « Bordeaux c’est à côté de Dijon non ? ».

Les anglais semblent rancunier contre la France, combien de fois j’ai eu  » Vous les français vous avez décapitez votre roi ! ». Alors j’en suis profondément désolée mais je n’y étais pas. Et puis c’était il y a plus de 200 ans, y a prescription là non ?

Cette rancune tenace, s’étale de différentes manières, surtout attisée par les journalistes. Quand je suis arrivée en septembre, ils évoquaient toujours les photos seins nus de Kate Middleton prisent par un journal français. La façon dont ils en parlaient à la TV, rendait peu honneur au français qui avaient à leur yeux : un manque total de respect de la vie d’autrui, de la famille royale, c’était quasiment une atteinte nationale pour des malheureuses photos parues dans un magazines people français pendant l’été et qui, dans mes souvenirs, à été peu évoqué de notre côté.

Pire encore, cette affaire avec cette jeune lycéenne de 16 ans qui c’est enfuit avec son professeur plus âgé en France. Il faut savoir que l’Angleterre ne déconne pas avec ce genre de chose surtout quand ça concerne des mineurs. C’est donc une chasse à l’homme (enfin au couple) qui c’est engagé avec l’appui des autorités françaises. N »étant pas en France je me suis imaginée que ce genre de scandale aller être peu évoqué par chez nous : déjà parce qu’on a d’autres problèmes, parfois plus grave à traiter, et d’autre part parce qu’une ado tombant amoureuse de son jeune et beau prof, on en fait pas un crime national. Par contre les anglais si ! Selon eux, la France ne se bougeait pas assez, ce n’était pas en 1ere page des journaux, ni en flash continu à la TV et histoire de bien enfoncé le clou, des journalistes avaient interviewé des gens dans les rues de Paris pour démontrer que les gens (les touristes) n’étaient pas au courant. En conclusion, la France était méchante, elle n’aidait pas, elle était égoïste à se consacrer à la recherches de petits garçons qui avaient disparu et qu’on a retrouvé mort. C’est sur qu’en comparaison d’une fuite amoureuse…

Personnellement, cette vision de la France et cet acharnement des médias à nous faire passer pour des gens pas cool m’a sidéré. Je comprends pas bien où ils veulent en venir et à quoi ça rime. J’ai aucun souvenir qu’on en fasse de même. Et ça me fait un peu peur au niveau de l’impact que cette vision peut provoquer auprès du grand public.

 

Néanmoins jusqu’à présent je n’ai eu aucun problème avec les anglais (hormis au niveau de la compréhension) par rapport à ma nationalité et ma culture. Les gens sont en général très ouvert, près à vous aider ( où alors j’ai eu beaucoup de chance ?).

Voilà c’était juste un point news/culturelle, histoire de vous donner ma vision de ce pays.

Promis je parlerais un peu tourisme et nourriture la prochaine fois !