Bienvenue à Austenland… l’insulte ?

Quand est sorti le film Austenland, lui-même adapté d’un livre, je n’ai pas été surprise. Je me demandais combien de temps il faudrait pour que nous voyions l’ouvrage sur grand écran. Austenland n’est pas une énième adaptation d’une de des œuvres de Austen mais bien une adaptation du phénomène et de ce qu’elle (Austen) représente.

Les premières images que j’ai pu voir laisser croire à une comédie romantique légère et distrayante et  honnêtement, je ne lui en demandé pas plus. Nous avions JJ Feild, qui avait déjà incarné le parfait Mr Tilney dans un téléfilm consacré à Northanger Abbey, (et que j’apprécie beaucoup) jouait ici les Mr Darcy (ou s’approchant). Finalement, on reprend les mêmes grosses ficelles et on recommence…dans un contexte plus contemporain et qui se veut plus méta.

Cependant, une inquiétude me taraude, compte tenu du sujet. Comment allait être traité les fans de Jane Austen ?  De manière sérieuse ? Humoristique ? Semi-sérieuse ?  A quelle sauce allait être mangé les janéites, ses fans féminines de Jane Austen ? On est tout à fait en droit de se moquer d’un univers  ou encore de la manière dont cet univers est traité par les fans, du moment que cela est bien fait.

Les premiers retours que j’ai pu lire décrivaient une histoire sympathique, bonne enfant. Un bon délire, pour certaines c’était déjà un film culte. J’ai donc regardé le film et que dire….à part que c’est mauvais…très mauvais. Voir pire. Insultant.

Je ne pourrais pas parler de la fidélité au livre d’origine car à l’heure où j’écris ses lignes, je ne l’ai pas lu. A priori, si l’histoire de base est la même : une jeune femme complètement dingue de Jane Austen et de ses adaptations (et surtout de Mr Darcy) se rend dans un parc à thème consacrée à son autrice préférée (où plutôt un parc sur le thème de la régence), plusieurs petits changements sont opérés. Ici c’est l’héroïne qui se paie son voyage en cassant sa tirelire et non une grande tante qui lui offre en héritage. De même, il n’y a pas d’histoire de forfait qui fait que l’héroïne n’a pas le droit à toutes les prestations.

Quoiqu’il en soit ce qui m’a marqué c’est notre héroïne a dès le début du film 5 minutes d’exposition, pas plus. 5 minutes c’est très court, surtout pour ne montrer que des clichés et de la caricatures sans subtilités ni humour. Notre héroïne est fan de Jane Austen. En réalité je dirais qu’elle est surtout fan de la série de 95 puisque nous ne verrons rien d’autre des œuvres de Jane Austen. Qu’une personne adore cette autrice et la série de 95, aucun soucis, que notre héroïne se trimballe avec un sac I love Darcy, qu’elle est étudiée Austen en cours, qu’elle aime se repasser régulièrement la série, qu’elle ait une version grandeur nature de Colin Firth en carton chez elle, aucun problème. Mais pourquoi avoir tout un intérieur vieillot tapissé de fleurs ? Pourquoi collectionner des poupées anciennes (qui font peur) ? Quel est le rapport avec Austen ? Notre héroïne a même indiqué au-dessus de son lit « M. Darcy est passé par ici », elle a même une poupée hideuse de Darcy qu’elle qualifie de collector (j’en ai jamais vu des comme cela) à ce niveau-là, ce n’est pas être fan, c’est être dérangée. Cela soulève donc un problème majeur qui va teinter tout le film : le traitement des fans de Austen. Les 3 femmes clientes du parc à thème sont des caricatures très peu flatteuses car montrées comme des femmes en manque (d’amour ou de sexe). Notre héroïne Jane est la plus équilibrée du lot car étant capable de se tenir convenablement sans se jeter comme une bête en rut sur le premier mâle venu.

Mon premier soucis vient de Jennifer Coolidge qui nous joue toujours des rôles de quadra vulgaire et sans cervelle, croqueuse d’hommes au point d’en devenir une prédatrice sexuelle. Son personnage n’a a priori aucune idée de qui est Jane Austen et de comment se conduisaient les gens durant cette période (on se demande ce qu’elle fait là), est riche à millions (on se demande comment) et a pour seul objectif de s’amuser  (et d’assouvir ses pulsions sexuelles)

La seconde femme du trio de clientes, nous l’apprendrons sur la fin, est une américaine ayant épousée un homme riche, vieux et impotent. Aller dans ce parc à thème est un moyen pour elle de se défouler.

Quant à notre héroïne, sa seule présence dans le parc est de pouvoir enfin faire de son rêve une réalité. Sauf qu’il nous est clairement expliqué, à grand renfort de son amie dont on ne connait pas le nom, qu’assouvir son rêve lui permettra peut-être de revenir à la réalité. De là à en conclure que les fans (femmes) de Jane Austen vivent dans une  bulle loin de la vrai vie véritable, il n’y a qu’un pas. Sauf que l’univers qu’on leur présente dans ce parc à thème, fait toc de bout en bout. Tout fait bas de gamme et faux. Bien sûr, on peut se douter qu’on ne pourra jamais faire revivre l’époque telle quelle et personne ne le souhaite (il n’y a qu’à voir le passage sur les toilettes).

Je vois souvent une petite pique humoristique sur le fait que Darcy (ou Jane Austen) a rendu les attentes des femmes en matière d’hommes très hautes, voire impossible. Cependant, lorsque nous voyons les deux spécimens masculins qu’a fréquenté l’héroïne : un qui la traite de cinglée lorsqu’elle essaie de lui faire partager sa passion et l’autre à son travail qui ne lui montre que du mépris et lui claque une règle sur les fesses, nous pouvons penser qu’elle a raison de vouloir mieux.

La vision des femmes et de l’univers de Austen me pose problème. J’ai lu quelque part que le film se moquer d’un certain type de fans américaines. J’en conclue que ce sont des femmes vulgaires, pas très cultivées qui comprennent de Jane Austen que l’aspect romantique (qui n’existe pas) en voyant le film. D’ailleurs l’aspect romantique est transformé ici en aspect sexuel puisque chaque cliente se voit attitré un homme (sans qu’elle le sache) avec lequel assouvir ses fantasmes. Ceci dit, le ton est donné dès le début quand l’opérateur nous vend le voyage en montrant que le parc est peuplé exclusivement de beaux mecs bien fichus, qui aiment les balades au grand air et les bébés animaux. Déjà quelque part, il y a tromperie sur la marchandise puisque ça ne représente pas du tout un univers début XIXe. Cela sera d’autant plus marquant quant à la fin l’une des clientes fortunées achètera le lieu pour en faire un parc d’attractions rose bonbon avec des rubans et des bulles partout, sur le thème de Jane Austen qu’elle n’a toujours pas lu. Je crois qu’on ne peut pas faire pire…

Dans le cas de Jane, le rapport fantasme/réalité est tronqué. Jane n’est pas venue dans le but de se trouver un Darcy mais de vivre une aventure sous le signe de la régence. Toutefois, les dessous du parc c’est d’assigner un gentleman à chaque cliente. Evidemment se sont des acteurs qui jouent un rôle et donc séduisent ces dames de manière plus ou moins subtile. Dans ce mode, à part Nobley, tous les autres en font trop. Evidemment on vise la caricature et l’humour, sauf qu’ici c’est infiniment lourd. Ca a aussi quelque chose de dérangeant. Nous avons donc des acteurs (enfin pas tous) payés pour séduire des femmes afin qu’elle passe un séjour agréable et assouvissent leurs fantasmes. Ce qui me gêne c’est que ces dames ne savent pas qu’un homme leur a été attribué, ce qui fausse la relation qui est tout sauf naturel. Pour moi c’est donc un rapport très ambiguë et malaisant qui s’instaure. Cela est d’autant plus vrai pour Jane puisqu’elle « sort du jeu » et s’attache au palefrenier/homme à tout faire avec qui elle a des discussions sur le monde moderne.

Notre héroïne n’avait aucune idée qu’on l’avait « associé » avec le palefrenier dont le rôle était de la séduire. Le souci c’est que de un, Jane n’était pas vraiment là pour ça puisqu’elle souhaite vivre une aventure dans l’univers Jane Austen ou au moins vivre comme au temps de la régence. Elle s’attendait donc à des dîners mondains où l’on échange de bons mots et des répartis cinglantes sauf que non. Le film part dans une toute direction au lieu d’aller dans celle qui me semble être la plus intéressante et la plus intelligente. Non il préfère aller se vautrer dans le gras et le vulgaire.

Le second souci, c’est le palefrenier. Pas forcément le personnage en lui-même, on essaie tout de même de nous le présenter comme sympathique, mais ce que le film en fait. Déjà, le fait qu’on est associé le palefrenier et la jeune orpheline dans le scénario renvoie plus à de la regency romance qu’à véritablement une histoire de Austen.

L’autre point le concernant c’est son traitement, pas en tant que personnage en lui-même mais de ce qu’il dit des femmes et de l’héroïne. Au départ, nous avons juste l’impression que Bret Mckenzie est véritablement un homme à tout faire à qui on a demandé d’enfiler le costume de palefrenier pour le décorum. Sauf que finalement on se rend compte que c’est un acteur qui doit faire semblant de jouer les palefreniers. Ce qui change la donne. En effet, il n’est de ce fait pas considéré par l’héroïne (comme par le spectateur) comme faisant partie du lot de ceux jouant la comédie pour le plaisir de ces dames. Jane et le spectateur sont donc tout deux dupés. Jane ne joue pas le jeu avec lui, elle lui parle et échange avec lui comme avec une personne du XXe et Bret fait exactement la même chose. Discuter avec le palefrenier est pour Jane un moyen de s’évader de cet univers factice, d’avoir pied avec la réalité. Nous voyons donc que c’est une femme rationnelle, avec les pieds sur terre qui ne tombe pas à pied joint dans le fantasme. Elle n’est pas là pour séduire ou se laisser séduire. Bret, de son côté, nous convainc qu’il est différent des autres du groupe de par son statut d’homme à tout faire et le fait qu’il ne vit pas avec les autres acteurs dans leur bungalow. Il dit à notre héroïne qu’elle n’est pas comme les autres et qu’elle est différente de ces femmes (en manque) qui viennent habituellement dans le parc. Sur ce point, j’ai quelque peu tiqué. Le personnage exprime clairement une forme de dégoût et de réprobation pour les clientes qui viennent dans ce parc. Le film fait en sorte de ne pas lui donner tort vu leurs comportements. Et si j’ai moi-même exprimé une certaine aversion pour elles, c’est plus pour la manière dont elles sont traitées et de comment le film les traite. Finalement Bret montre le même mépris que les quelques ex de Jane que nous avons aperçu.

L’autre point que j’ai évoqué plus haut et qui me gêne, c’est que leur relation est fondée sur un mensonge. Si Bret avait joué un personnage Austenien, tel un Darcy,  et que Jane s’était laissée prendre au jeu ne sachant plus distinguer le vrai du faux, j’aurais dit « pourquoi pas ? ».

Ici c’est plus vicieux car elle tombe amoureuse du seul acteur qui joue à ne pas être l’acteur, qui fait semblant de ne pas jouer. Dans le premier cas, on aurait pu dire qu’elle se serait prise à son propre jeu, dans le second on la dupe de bout en bout puisqu’il lui promet même se la revoir après et de continuer leur relation hors cadre alors qu’il n’en a aucune intention. Ce qui me gêne c’est que Jane n’est pas volontaire dans cette mascarade, on la manipule. La fille avec un brin de jugeote devient une jeune femme romantique et naïve prête à croire le premier type qui se montre un tant soit peu sympa avec elle.

Sa relation avec Jane n’a pas vraiment de sens. La fin nous montre qu’il n’a jamais eu aucun intérêt réel pour Jane et que sa drague était sur demande de sa patronne. Dans ce cas, pourquoi nous montrer des moments où il se montre jaloux alors que personne ne le regarde ? Dans le contexte, ça n’a pas de sens.

Le pire, c’est que pendant un instant je me suis fait avoir car le début du film nous laissait penser que l’histoire aller se passer avec Nobley. Sauf que le film se tourne vers le palefrenier. Je me suis dit « ah tiens, ça change pour une fois ! ». Sauf que au final « Hey non ! ». J’ai même cru un instant que pour une fois, l’héroïne allait repartir sans personne, sans mâle ou amour sortir par magie du chapeau. Mais non. Le film va passer du temps sur la relation entre Jane et le palefrenier et pas du tout sur Jane/Nobley qui vont se retrouver finalement ensemble parce que…magie du scénario.

Et si les personnages féminins ne sont pas glorieux, autant les clientes que la gérante, une ex actrice en manque de reconnaissance qui traite Jane comme une moins que rien parce qu’elle n’a pas assez payé pour son séjour, parlons des personnages masculins.

Nous avons le mari ( ?) de la gérante, un alcoolique qui harcèle sexuellement les clientes qui reprend en quelque sorte son rôle de poivrot qu’il était dans P&P95 avec Mr Hurst.

Le capitaine de navire tout droit sortie d’une romance bas de gamme, ancien acteur de série Z (ou de porno on ne sait pas trop), pas bien malin et qui passe son temps à regarder les séries où il apparait. Il n’est donc,  malgré les apparences, absolument pas sûr de lui.

Le colonel qui en fait également des caisses pour cirer les pompes de ses dames mais essaie tout de même de rendre leur séjour agréable. Le film te crie qu’il est gay quand bien même il se fait littéralement harceler sexuellement par Jennifer Coolidge (gros moment de malaise).

Et nous avons le pauvre Nobley, sorte de Darcy du pauvre qui fait la gueule tout le temps et on le comprend quand on sait qu’il a été trainé dans ce parc pour faire plaisir à sa tante qui n’est autre que la directrice. J’ai eu mal pour ce pauvre JJ Field comment a-t-il pu finir dans un truc pareil ?

Sa relation avec Jane aurait été intéressante si elle n’avait pas été non existante. Je n’ai pas du tout sentie d’alchimie entre eux. Nobley tombe sous le charme de Jane on ne sait trop comment et je regrette que nous n’en apprenions pas d’avantage sur lui. Nous savons juste qu’il n’est pas acteur mais prof d’histoire, qu’il est le neveu de celle qui dirige le parc et qu’il sort d’une rupture amoureuse difficile. Point. Jusqu’à la quasi fin, Nobley joue Nobley parce qu’au final, contrairement aux autres il n’a jamais caché son identité, il s’appelle vraiment Nobley.

Ce qui me chagrine c’est que le triangle amoureux est mal géré, entre Jane, Nobley et Bret. Entre l’héroïne, celui dont on ne sait pas s’il fait semblant d’être amoureux (le mec normal qui joue à l’acteur) et celui dont on pense qu’il est vraiment amoureux (l’acteur qui joue le mec normal).

Le seul passage que j’ai véritablement apprécié et dont l’humour a fonctionné sur moi, c’est le moment à l’aéroport en fin de film. Je l’apprécie parce qu’il contient la seule blague méta du film où Bret révèle qu’il n’est pas anglais mais néo-zélandais et où JJ Field lui rappelle qu’il a joué dans le seigneur des anneaux (hello Figwit).

Un des rares bons passages du film

Pour conclure sur ce film dont j’ai, à mon sens, plus discouru qu’il ne le mérite, je n’ai pas trouvé que c’était un bon film. Je n’ai même pas trouvé que c’était un film distrayant dans le genre pas prise de tête. J’ai trouvé ce film, mal géré, mal écrit, pas drôle, lourd, vulgaire et pas subtil. Il y a cependant quelques bons mots ou scènes qui arrivent à se démarquer mais malheureusement ça ne sauve pas le reste.

Je trouve ce film problématique car je ne sais pas ce qu’il essaie de dire. Ce film ne parle clairement pas de Austen, ni de son univers mais est une caricature de caricature. Je ne sais pas ce qu’il essaie de dire au sujet des femmes qui sont dans ce film. Est-ce que c’est réveiller vous les filles le prince charmant n’existe pas ? Est-ce que c’est une manière condescendante de dire aux jeunes femmes célibataires qu’il faut qu’elles arrêtent de fantasmer et doivent revenir à la réalité dans laquelle on les traite comme de la merde ?

Ce film c’est du potentiel gâché sur la manière de traiter un univers et un phénomène avec des bons acteurs et que j’apprécie qui ici se retrouve dans un navet.

Très certainement que mon discours sur Austenland, ne va pas encourager les gens à aller le voir. Cependant, je pars du principe que vous faites ce que vous voulez de mon avis qu’il vous plaise ou non. Allez voir le film si vous le souhaitez et je serez ravie d’en discuter avec vous par la suite.

All the world will be your enemy

Je continue dans la rubrique « merveilleux films pas/peu connus » avec non pas un mais deux films issus du même auteur Richard Adams et qui illustrent parfaitement « l’animation ce n’est pas que pour les enfants ». Pour l’instant je n’ai pas trouvé grand monde qui n’ai pas été marqué/traumatisé/fait des cauchemars à cause de l’un des deux films qui sont « à destination des enfants ». Quelque part c’est un mal pour un bien, c’est souvent les films qui vous marquent qui restent.

Il s’agit donc de « watership down » et « the plague dogs », respectivement « les garennes de watership down » et « les chiens de la peste » en français. Les deux films n’ont pas été édité ni diffusé en france (en tout les cas pas à ma connaissance) contrairement aux livres dont ils sont issus qui eux sont désormais difficilement trouvable.

Commençons avec « watership down », tout comme « the plague dogs » il s’agit d’un livre du romancier anglais Richard Adams publié en 1972 succès de l’auteur et son chef d’oeuvre devenu un classique des grandes épopées animales. A l’origine il est dit qu’il s’agissait d’histoires qu’Adams racontait à ses filles qui lui ont demandé de les publier. Il en résultat un film d’animation, une série, une pièce de théâtre, et plusieurs citations (Lost, donnie darko…). Des années plus tard l’auteur publia « tales from watership down » qui est un recueil de nouvelles.

Histoire :
Pressentant un danger aussi implacable qu’imminent, un groupe de lapins aventureux sort de sa garenne à la recherche d’un territoire plus sûr. En chemin, ils vont rencontrer des situations extraordinaires qui vont les conduire à déployer des talents exceptionnels. Au bout d’aventures formidables au sein d’une garenne totalitaire, dans une ferme dangereuse, puis au terme d’une bataille fantastique, ils parviendront à établir leur garenne pacifique sur les hauteurs de Watership.

Source wikipedia

Malheureusement je n’ai pas lu le livre mais j’ai cru comprendre que plusieurs choses changées, tout en gardant l’essentiel de la force du livre. La force de celui ci réside dans le fait d’avoir créé une vrai mythologie autour de cette communauté de lapins. Ils ont leur dialecte, leurs contes et histoires, leurs héros, leur dieu…tout en restant néanmoins des lapins. Ce qui veut dire qu’ils restent des proies : tuer par les chasseurs, les chiens, les chats, les oiseaux de proie, et autres renards, écrasés par des voitures, prient au piège par des collets, quand ils ne s’attaquent pas entre eux pour des questions de territoire. Bref la vie d’un lapin c’est pas de tout repos.
Pour détailler un peu le language des lapins est le « Lapine », Frith est le nom du soleil mais aussi leur Dieu, quant à El-ahrairah qui signifie « Prince with thousand enemies » c’est le héro de la mythologie des lapins, leur ancêtre à tous…d’ailleurs le film nous met directement dans bain en expliquant pourquoi les lapins sont ce qu’ils sont (toujours d’après la mythologie lapin). Ces histoires leur permettent de se donnaient courage mais aussi de comprendre leur place, ce qui donne aussi crédibilité et profondeur au récit.

Outre la grande épopée de ces lapins vers une terre d’accueil où ils pourront vivre en paix, le film n’en reste pas moins violent voir sanguinolent. Même moi ,qui n’était alors plus vraiment dans la tranche d’âge 7-10 ans depuis un moment, j’ai été marqué la 1ere fois que je l’ai vue. Le film évoque aussi plusieurs thèmes comme la dictature, en vivant dans la peur et l’anxiété, mais fait la part belle à la ruse de certains lapins pour leur survie. Le livre avait quelque peu remué certaines féministes, car les rôles féminins, celui des lapines, étaient minimes, n’étant là que pour la reproduction.

‘All the world will be your enemy, Prince of a Thousand enemies. And when they catch you, they will kill you. But first they must catch you – digger, listener, runner, Prince with the swift warning. Be cunning, and full of tricks, and your people will never be destroyed.’

Concernant l’animation, là aussi on sent que le film n’est plus de 1ere jeunesse (il date de 1978), mais il reste plaisant à voir, avec de jolie musiques, comme bright eyes de Art Garfunkel. Le film reçu un accueil positif, et fût même nominé, quand au thème principal composé pour l’occasion, ce fût un hit en Angleterre qui restera six semaines au top 10,et sera reprit plusieurs fois. Il reste néanmoins de très jolie séquences (les visions de Fiver) qui ne sont pas là uniquement pour faire jolie mais apparaissent dans les moments clés de l’histoire, et des passages émouvant.

A noter que « watership down » existe (apparemment) et serait situé dans le Hampshire.

« The plague dogs » évoque aussi une grande épopée animale mais cette fois avec des chiens, et place la barre plus haut dans la beauté du pessimisme et de la tristesse. Rien que les premières image du film donne le ton : on ne va pas rigoler.

Histoire :
Deux chiens, Rowf et Snitter, cobays d’un laboratoire où ils n’étaient jusqu’à présent que des outils de recherche, parviennent à s’échapper. Goûtant enfin à la liberté, ils doivent apprendre à se débrouiller. Malheureusement leur bonheur sera de courte durée quand une chasse s’engagera pour les attraper, intensifié par la peur que l’un d’entre eux est porteur du virus de la peste.

Le film date de 1982 et de mon point de vue n’est pas très beau, se voulant sans doute plus proche de la réalité, cependant ça n’enlève rien à la gravité et aux choques de certaines séquences. Le film reprend d’ailleurs que la 1ere version du livre, une seconde ayant été publié plus tard modifiant la fin, cette fois ci par une note d’espoir.
Les premières scènes nous emmène dans le laboratoires où l’on découvre la cruauté de la recherche sur les animaux, leurs vies insalubres et leurs fins quand ceux ci ne sont plus utile.  Le réalisateur du film (Martin Rosen) a tout de même notifié que le film n’était pas là pour dénoncer mais pour faire partager une aventure. Il existe d’ailleurs 2 versions du film l’une de 86 et l’autre de 103 minutes. La version uncut est disponible sur youtube.
Que dire du film à par que les humains n’ont vraiment pas le beau rôle, même si les motivations de certains au centre de recherche sont justement de faire avancer la science et de guérir des maladies. D’ailleurs on ne les voit jamais vraiment en entier, on voit des jambes, des mains mais pas vraiment de visages.Il faut dire que visuellement ils ne sont pas très beaux. C’est un des aspects qui m’a quelque peu gêné, non pas qu’on ne les voit pas vraiment, mais le fait est que quand ils sont doublés j’ai eu du mal à savoir qui parlait, de plus leurs voix  me semblaient très lointaines comme en décalées par rapport à l’image.

Là où le film n’est vraiment pas pour les enfants, outre le ton employé, les couleurs grises délavées, c’est aussi par ses scènes « choquantes » qui ne sont pas forcement adaptées : la scène de début en laboratoires (Rowf ramené plusieurs fois à la vie, les singes, le chien qu’on ramasse à la pelle), Snitter qui dans sa joie tue accidentellement un chasseur, ou encore (dans la version uncut) lorsque l’on retrouve le corps d’un homme partiellement dévoré par Rowf et Snitter (qui étaient mort de faim et de froid sachant que l’homme était mort en tombant de la falaise où il c’était perché pour essayer de les tuer).

Si je parle de ces deux films ce n’est absolument pas par fibre nostalgique comme les deux autres, ni pour la beauté, ni pour les chansons, mais bien du propos. On est loin de l’univers gentillet, des chansons mielleuses, de la morale bien pensante, et du « ils vécurent heureux… ». Pourtant autant l’un que l’autre sont considérés comme des chefs d’oeuvre, des films ayant marqués, recommandés et souvent classés dans les 100 meilleurs films d’animation.
S’ils ne sont pas tout public, ces films méritent qu’on y jette un oeil ne serait ce qu’une fois.

Promis, la prochaine fois je parle de films plus optimiste !

ps: je viens de voir un documentaire sur christopher Lee sur arte, il y avait un court passage sur son doublage de la derniere licorne en allemand 🙂

La dernière licorne

Cette fois ci j’aborde un film qui est normalement plus connu et qui est sortie chez-nous en DVD, donc trouvable.
Comme « arabian knight » qui mit des années à sortir, comme « gay purr-ee » qui tentait de sauver son studio, « the last unicorn » (son titre original) connait aussi des déboires, en tout cas son adaptation live.

On quitte l’orient et Paris, pour se plonger dans la fantasy. Le film est une adaptation d’un livre du même nom de Peter S.Beagle -que je n’ai pas lu mais dont je pense ne pas tarder à le faire- auteur reconnu dans le monde de l’heroic fantasy -sans doute pour les puristes parce que moi ça me disait rien, faut dire que je suis pas non plus une spécialiste en fantasy-, et qui c’est aussi occupé du scénario du long métrage.
Ce film est issu d’une collaboration americo-japonaise -et moi qui avais cru pendant longtemps qu’il n’était que japonais-, les américains aux commandes et les japonais pour l’exécution. Sortie en 1982 il a bénéficié d’un grand soin au niveau du doublage comme de la musique. Pour les voix des personnages nous trouvons Christopher Lee (le roi Haggard), Mia Farrow (la licorne), Jeff Bridges (Prince Lir), Angela Lansbury (mère fortune), Alan Arkin- le grand père dans little miss sunshine- ( Schmendrick). Quant aux musiques certains sont signés du groupe America -que j’affectionne beaucoup-, qui rend d’autant plus le film mélancolique, contemplatif, et beau.

Histoire :
Dans une forêt enchantée, une licorne réalise qu’elle est la dernière représentante de sa race et décide de s’embarquer dans une quête pour apprendre ce qu’il est advenu des autres licornes. La Licorne comprend à travers le discours tarabiscoté d’un papillon qu’une bête connue sous le nom du Taureau de Feu les a toutes menée jusqu’au bout du monde connu. S’aventurant en territoire inconnu, hors de la sécurité magique de sa forêt natale, la Licorne commence un voyage pour trouver ses semblables et les ramener dans son monde.

source wikipédia

Contrairement aux films Disney (on ne peut échapper à la comparaison), ce long métrage est résolument tourné vers des thèmes plus adultes, et possède quelques séquences assez sombres (mère fortune et la harpie). L’amour est un des thèmes majeur et commun à bien des films, mais ici sont aussi touchés l’immortalité, l’identité. L’immortalité de la licorne qui par là même rend aussi immortelle la forêt dans laquelle elle vie, et à travers bien d’autres personnages qui cherche eux aussi cette immortalité quelle soit direct ou bien de manière détournée. Quant à l’identité, la licorne y sera confrontée directement entre des gens désormais incapable de reconnaître une vraie licorne, ne voyant qu’une jument blanche, et à travers Dame Althéa.
De plus, pas de happy end, pas de « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », ce qui rend le film encore plus touchant. Ça a atteint ma corde sensible étant enfant.

Là aussi le film a vieilli, et l’animation n’est pas exempt de défauts, mais l’intérêt est ailleurs. Personnellement j’avais beaucoup aimé la finesse des personnages, surtout le design de la licorne.
Je faisais un peu plus haut mention de la musique jouait par le groupe America. J’apprécie surtout le thème principal, que l’on retrouve dans le générique d’ouverture, très inspiré des tapisseries comme celle de la dame à la licorne.
Apparemment le film aurait connu un certain succès aux USA mais aussi en Allemagne où il serait régulièrement rediffusé. Ce qui a aboutit à un projet de film live, regroupant plusieurs des acteurs qui avaient doublés le film animé. Ce projet annoncé en 2002, n’a depuis pas avancé, si un site existe malgré le côté très amateur, rien n’a évolué depuis et je commence à émettre des doutes quant aux faits qu’il aboutisse un jour. Ces problèmes seraient dû à des soucis juridique entre Peter S. Beagle initiateur du projet et Granada International.

En définitif la dernière licorne c’est bien, c’est beau, mangez en !

ps: quand j’étais petite j’aimais beaucoup le prince Lir, et j’avais beaucoup de mal à comprendre la colère de Molly Grue lorsqu’elle voit pour la 1ere fois la licorne.

I can’t fly, but I can kick your ass !

Il y a un mois environ en visionnant des vidéos sur youtube, je suis tombée sur une bande annonce que j’ai cru au départ être un gros délire. Délire parce que c’est la mode du super héros, et encore plus du super héros anti-héros sans pouvoir, avec un bon mix de teen movie made in US dans la mouvance de superbad. WTF is that ?

Le gros délire ado + gun, voir même loli + gun, j’en fais un peu une répulsion par principe. J’ai encore un mauvais souvenir du père noël qui débarque pour donner des armes à des gamins dans Narnia.
Mais bizarrement là c’est passé, même plus j’ai adoré. Adorée la bande son, adorée le délire de loser gavé aux comics qui veut changer le monde mais s’en prend plein la gueule, adorée l’humour noir un peu trash, adorée voir une gamine foutre la pâtée aux vilains à coup de grande giclée de sang…Oui ça flingue, ça tabasse, ça égorge, ça coupe, ça explose, c’est débile, c’est drôle, ça semble pas se prendre au sérieux et c’est ça qui est bon ! Ça défoule.
C’est ainsi que « Kick-ass » (et il porte bien son nom) est entrée dans mon champs de vision pour ne plus le quitter. Alors oui à la base c’est un comics (que je n’ai pas lu mais pour le coup ça me donne bien envie), encore un qui sort au ciné, et on retrouve aux travers des affiches de promo du film une certaine esthétique propre à ce genre de film. De mon côté ça m’a fait penser à un mix entre Kill Bill et Watchmen, que les puristes évitent de me lancer des cailloux.


Je suis complétement fan de l’effet peinture dégueulie.

J’ai donc ainsi vu plusieurs BA et clips, et me suis rendue compte qu’une des versions était amputée de 30 sec. 30 secondes qui nous montrait les joies de la puberté, et du fantasme d’adolescent mâle sur la gente féminine en particulier la prof à gros nibards à coup de mouchoir dans la corbeille. Delicious.
Peu après je suis allée au cinéma pour tomber nez à nez avec une affiche format trop grand pour ma chambre qui déboîtait pas mal. Comme je suis en plein trip « achat d’affiches de films » -à ce propos si vous connaissez des boutiques sur le net ou autres pas trop mal, faite moi signe-, je me suis mise à faire quelques recherches, ben mine de rien y en a de plusieurs types, et des pas mal (les officielles, les previews etc…), mais j’ai pas réussi à trouver toute celles que je voulais 😦

J’imagine combien ça claquerai d’avoir les 4 posters.
J’ai remarqué qu’il devait y avoir un Big Daddy Boycott, parce que se sont celles qu’on trouve le moins. Mais ce que j’ai surtout adoré, c’est le détournement de vieilles affiches de propagande, tout en gardant l’esthétique. Certes c’est du déjà vu, mais ça fonctionne ! Et pour le coup je veux une big daddy, et une red mist ! (mais apparemment se sont des éditions limitées bouh !)

Alors oui si ça se trouve le film est un gros nanar, mais qui apparemment suit son support d’origine assez fidèlement, et a reçu un très bon accueil, et Aaron Johnson est tout à fait charmant ce qui ne gache rien 😀
Je pense cependant que j »irai le voir en Vo, parce que bon la BA en VF m’a pas franchement donné envie, sans dire que ça pue du c**.

Aoi bungaku

Je le disais dans une note précédente, après avoir visionné plusieurs anime adaptées de romans, je me suis interréssée à leur support papier, et avais fait allusion à Aoi Bungaku.

Aoi Bungaku ou blue littérature, est une série de 12 épisodes adaptant 6 classiques de la littérature japonaise chez Madhouse. La particularité était de retrouver des mangakas connus : Takeshi Obata (Death Note, Hikaru no Go), Kubo Tite (Bleach) et Takeshi Konomi (The Prince of Tennis) chargés des ré-éditions des couvertures des romans originaux, en plus du chara-design des personnages de la série, différent celon chaque arc.
Nous avions donc ( dans l’ordre de diffusion):

Ningen Shikkaku, ( la déchéance d’un d’homme) de Osamu Dazaï 
Sakura no Mori no Mankai no Shita (dans la forêt, sous les cerisiers en fleurs) Ango Sakaguchi
Kokoro (le pauvre coeur des hommes) de Natsume Soseki
Hashire, Melos! (Cours, Melos!) de Osamu Dazaï 
Kumo no Ito, (le fil de l’araignée) Ryunosuke Akutagawa
Jigoku Hen, Ryunosuke Akutagawa
Les deux derniers étant plus des nouvelles que des romans
 

L’autre particularité c’est que c’est l’acteur Masato Sakai (Shuuji Hanamoto dans Honey and clover) qui double tout les personnages principaux, en plus de le voir en « live » entre chaque arc pour donner des infos sur l’auteur etc…

Après avoir visionnée l’intégralité de la série, je me suis mise à chercher leurs originaux papier en français. Je n’ai trouvé que  la déchéance d’un d’homme de Osamu Dazaï , et le pauvre coeur des hommes de natsume soseki traduit. Pour Ryunosuke Akutagawa, c’est sans doute dans un receuil de nouvelles, à vérifier. J’ai donc décidé à partir de ce que j’avais pu trouver/lire de faire un comparatif entre les adaptations.
A part la littérature, ce qui m’a fait me pencher sur cette série, c’est que plusieurs l’annoncer comme le nouveau Mouryou No hako, anime au scénario complexe et à l’ambiance sombre, lui aussi adapté d’une série de livre.

Voilà donc pour l’introduction.

Ningen Shikkaku, est le 1er arc, composé de 4 épisodes, chose étonnante quand on sait que le livre fait moins de 200 pages en plus d’être écrit gros.
C’est la 1ere fois que je lisais Dazai auteur majeur et pas spécialement connu pour son optimisme. Morphinomane, tuberculeux, alcoolique, et qui tenta de se suicider plusieurs fois avant d’y parvenir en 1948. Le moins qu’on puisse dire c’est que ce livre est à l’image de sa vie. L’anime aussi.
Evidemment plusieurs choses diffères entre les deux, et la psychologie même du personnage subie des variations. En tout les cas, je n’ai pas eu le même ressenti en lisant le livre quand visionnant l’anime.

J’ai trouvé cette dernière encore plus pessimiste et pathétique, sentiment surtout renforcé par la musique. Comme je l’ai dit dans une note précédente, il ne faut pas visionner l’anime en étant dépressif au risque de se tirer une balle.
 

 Le livre est chronologique. L’auteur nous parle de son enfance, de son adolescence et de sa vie de jeune étudiant/homme. Au contraire l’anime nous emmène directement à la dernière partie, et préfère évoquer le reste comme des passages marquant de sa vie, mais de manière peu claire. J’entend par là que ces périodes sont évoquées en tant que souvenirs avec les effets qui vont avec (flou, filtre sur l’image etc), on a la vision d’un gamin, à sa hauteur, les visages sont effacés, les choses suggérés plus que montrer. C’est l’une des différences avec le livre (mais pas la seule) dont les choses sont dite clairement et simplement.

SPOILER 

Notamment en ce qui concerne la relation avec son père, et son viol par les domestiques. A ce titre ces choses sont suggérés dans l’anime, mais de manière à être compréhensible, où le « héro » ne se rend compte que de l’abus ou de son désir de plaire à son père qu’une fois adulte, à la différence du livre où il en est parfaitement conscient même enfant. Le fait de ne pas en avoir parlé était à la fois par honte et par peur, mais aussi car celon lui « a quoi cela aurait il servi ? qu’est ce que cela aurait changé ? ».

Dans l’anime le père est montré comme menacant, un patriarche riche, obeït, respecté, peu enclin aux effusions d’amour paternel, quelqu’un de dur et sévère, que le personnage craint mais à qui il cherche à plaire par tout les moyens. Et c’est par ce biais que découle toute ses actions : ses tentatives de suicide, le fait de plonger dans la débauche, d’adhérer à des partis douteux etc…
FIN SPOILER

 

Le titre anglais « je ne suis plus humain/un homme », fait référence à l’état dans lequel se trouve le personnage durant toute l’anime. En effet celui ci ne s’est jamais considéré, comme un être humain capable de ressentir les choses, et toute sa vie il sera comme un singe tentant de mimer des émotions, de faire rire les gens pour qu’il ne voient pas qu’il fait semblant, un pauvre clown pathétique en somme. Le tout est symbolisé dans l’anime par une sorte de monstre difforme, une ombre qui le suit partout et lui rappel sans cesse sa vraie nature et le fait qu’il n’appartienne pas à cette société. Tout au long de la série nous le verrons essayer de s’intégrer, de se créer un semblant de vie de famille par le biais des femmes, de croire un instant qu’il est humain, avant de replonger. Ceci m’a rappelé le film « plaisirs inconnus » de Jia Zhang Ke, où les personnages inexpressif prisonnier de leur condition, essayent de s’en sortir mais sans réelle motivation, le tout avec des passages qui se répétent montrant l’impasse. Le personnage principal de l’anime essaye à chaque fois mais sans réelle conviction, et c’est là tout le pathétique de la chose.

Pour moi ca reste la différence majeur avec le livre. Je n’ai pas perçue la même psychologie. L’auteur nous parle de son enfance doré, puisqu’il est issu d’un famille riche au père influent, et qu’il n’a jamais eu à souffrir d’un manque, des tas de sensations lui sont inconnus. Il y a un certaine indifférence aux choses et aux gens, mais surtout je ne l’ai pas perçue comme quelqu’un incapable d’éprouver quoi que se soit mais juste un garçon qui c’est rendu compte très tôt de l’absurdité du monde des adultes, de leurs hypocrisies, des faux semblants, des masques que de mettent les gens en société pour plaire. Il y cette incompréhension face à toutes ces choses, des questions laissées sans réponses, et ce gros manque de communication.
SPOILER
La preuve la plus flagrande sera après sa 1ere tentative de suicide, au lieu d’avoir une famille à son chevet, il a un d’intermédiaire lui annoncant que cet acte fait tâche et nuit à la réputation de son père, à l’honneur de sa famille et que désormais celle ci ne veillera plus à ses dépenses. En sommes, personne ne se pose de questions sur le pourquoi de cet acte, et préfère rompre tout lien en le rendant en plus fautif.
FIN SPOILER

Sa relation même qu’il a avec les autres son fameux « ami » compagnon de débauche, et elle aussi autre. Adhérent à une sorte de parti plus par ennui, et envie de s’occuper en grimpant les échelles sans trop savoir pourquoi dans le livre, que pour magouiller avec son « ami » histoire de soutirer de l’argent à des pauvres bougres dans l’anime. Ce fameux ami qui semble ne l’être que par interêt toujours pour lui soutirer de l’argent à ce fil de riche, en même temps qu’il lui fait goûter le plaisir et les femmes, n’est dans le livre qu’un joyeux drille qui lui fait certes dépenser son argent mais dépense le sien tout autant sans pour autant lui en soutirer de manière vicieuse.

 

L’autre gros point important ou la psychologie du personnage et son passé, reste les femmes. La prostituée, la mère célibataire, la jeune fille…elles ponctuent l’histoire comme autant de facette de la femme. Chez toutes ils cherchera la redemption, le réconfort, placant parfois trop d’espoir, et plus dure sera la chute. L’anime fait percevoir une certaine solitude ces chez femmes, voir une lassitude de vivre, quelque part elles sont semblables au personnage principal sans pour autant qu’il se comprennent mutuellement. Pour la plupart elles le considèrent que comme un enfant, un grand enfant malheureux, mais pas mauvais. Elles ne voient pas le monstre qui quelque part les achève.
SPOILER
L’anime d’ailleurs ne montre que brièvement la dernière, éclipsant la partie où il devient accro à la morphine, pour donner une fin ouverte mais sans équivoque. Le livre va un peu plus loin, mais n’a pas de réel conclusion comme si Dazai c’était lassé, et n’avait finalement pas pu assumer ses propos, puisque c’est sous la forme d’un autre narrateur, inconnu et objectif, à qui on aurait confié les notes que l’on vient de lire que le récit se termine. Supposant que le héro est vivant, ou peu être pas.
On peut ne pas aimer la lâcheté du personnage, surtout quand après s’être mis encouple avec la mère de famille, et être devenu un papa d’adoption, se barrer par peur (enfin je l’ai vécue comme ça), et moi je me retrouvais dans la même situation que la femme : a esperer son retour, en lui trouvant des excuses, expliquant qu’il va mal. Alors que non, il ne reviendra pas! (je l’ai eu mauvaise)
FIN SPOILER

 

Je ne pense pas qu’il faut être un lecteur, ou un adepte de littérature pour apprécier ce drame humain,si on est pas allergique au fait que le personnage principal ressemble comme deux gouttes d’eau à Light Yagami, il serait bête de passer à côté de cette série, car certains arcs valent le coup.

Pour infos les captures sont issus du 1ere épisode, je parlerai des autres arcs dans une/des prochaines notes.