Je voudrais que quelqu’un m’aime quelque part

Je n’avais pas vraiment l’intention d’écrire ceci à la base, dans quelques heures je le regretterai sans doute.En général je n’écris rien de personnel, au du moins d’aussi personnel. Forcément, présenter des choses que l’on aime sur un blog c’est donné un peu de soi. Quand je critique c’est bien moi qui parle, qui écris. Je n’ai bien sur aucune prétention littéraire, ni aucune prose, bien que j’aime écrire.

Quand je devais avoir à peu près dix ans, mon chien est mort. Rien de bien original en soi, on a tous un animal qui nous est cher qui est parti avant nous. Ce jour là j’ai pleuré comme une madeleine toute les larmes de mon corps sans pouvoir m’arrêter. J’étais la seule à pleurer. Les autres ne comprenaient pas pourquoi je pleurais, parce qu’après tout… ce n’était qu’un chien. Je me suis demandée si avec l’âge j’allais devenir insensible, rationnel et sans cœur comme ces adultes qui ne pleurent pas.
Puis j’ai commencé à rêver, rêver qu’un jour je m’endormirai et que jamais je ne me réveillerai pour ne pas voir partir les êtres qui ne sont cher. Après ça, j’ai pensé à un monde où personne ne mourrait, personne ne vieillissait non plus. Les années passées dans cycle perpétuelle figé dans le temps. Une boucle qui aurait légèrement déraillée.
Au fond ceux que l’on aime et qui nous sont cher, partent toujours trop top. On aimerait qu’ils partent à un moment symbolique, après une date spéciale : à Noël, à pâques, à un anniversaire…On aimerait qu’ils assistent à ces moments particuliers. Qu’ils nous voient avoir notre diplôme, notre permis, à notre mariage….
Vain le jour où j’ai vraiment perdu quelqu’un. C’était prévisible mais quand même…Mon temps à moi c’est arrêté, quelques heures, quelques jours….et celui des autres continuait à défiler. C’était comme si la vie était matérialisée par une route de campagne sur laquelle on avance toujours tout droit, un jour on tombe nez à nez avec un trou sur cette route, on le franchie et on continue son chemin. On regarde en arrière ce trou, beaucoup au début, puis peu à peu on se remet à regarder devant et on oublie. Et c’est ça pour moi le pire. Le fait qu’à un moment, le temps, la vie, va reprendre ses droits, qu’à un moment l’on aura forcément moins mal, que l’on va revenir dans la normalité et le quotidien alors que quelque chose n’est plus.
Je ne veux pas éternellement me morfondre, je ne veux pas éternellement avoir mal mais le fait de savoir que je vais oublier des choses, des détails, un son, une odeur….parce que je serai accaparée par un flot de banalités, me désespère.
En même temps, je voudrais avoir quand même un peu mal quelque part. Parce que j’ai attendu, j’ai attendu des heures, des jours… et les semaines, puis les mois, sont passés. Je n’étais toujours pas triste, je n’avais toujours pas de regrets. Je me suis inquiétée, je ne réalisais peut être pas après tout ?
Je suis pourtant capable de pleurer pour ma culpabilité et mon égoïsme, mais pas pour les autres ?
Je me rappel ce que quelqu’un m’a dit la première fois : « Tu l’aimais pas alors ? »
Ah….c’était donc ça….

Personal Taste

J’imagine que certains savent ce que c’est, on est débordé de travail avec des trucs qu’il fallait rendre, genre, pour hier et on se dit « Tiens, je me ferais bien un drama ça fait longtemps ! ». Effectivement, dans mon cas ça faisait longtemps, après une grosse période en 2005/2006, j’avais repris avec Life (que j’avais chroniqué il y a quelques temps déjà), pour retourner à ma petite vie bien tranquille. Sauf qu’il a fallu que je me mette en tête d’en regarder un, juste comme ça, pour voir…en étendant mon champs de vision au delà du japon avec le phénomène Kpop.

Le problème des dramas, c’est que c’est comme un gros pot de nutella ou tout autres cochonneries à base de sucre : ça rend accro. Quand on en regarde un, on en regarde 25 dans la foulée, en se jurant à chaque fois que c’est le dernier et qu’après on referme le pot. Et comme toutes ces merdes en sucre, ça vous empêche de dormir, parce vous DEVEZ regarder la suite. Il est 5h du mat’, vous bossez demain mais vous devez savoir comme ça va se finir. O-B-L-I-G-E. Votre vie en dépend. La survie du couple phare de cette romance sirupeuse depuis plus de 10 épisodes en dépend !

Félicitations l’industrie du drama vient de vous avoir en vous injectant de la love story directement dans les veines vous vouant ainsi à une spirale infernale de nuits blanches, de sueurs froides et de palpitations. Vous mourrez seul(e) et sans vie sociale.

Bref. Après cette longue introduction, je vais parler de mon premier Kdrama que je viens juste de finir. Réaction à chaud donc mais en même temps avec un certain recul (j’ai pris du galon depuis 2005).

Déjà, je n’ai pas regardé le drama pour X ou Y acteurs, ou parce que machin est trop beau lolilol *bave*. Je ne connais pas le milieu du drama coréen (taiwanais, chinois etc..) étant donné que jusqu’à présent je me contentais des japonais et honnêtement je m’en fiche.Certes, j’en ai profité pour regarder ce que les acteurs avaient pu faire d’autres, histoire de pas mourir bête mais c’est tout.

J’ai donc jeté mon dévolu sur Personal Taste. Pourquoi ? Et bien, parce que j’avais dû lire il y a fort longtemps un résumé présentant la série et que je m’étais dit que regarder une histoire avec une fille négligée qui prend en coloc un mec qu’elle croit gay pouvait être drôle et pleine de quiproquos. Et au final c’est le cas ? Et bien oui…et non…

Je vais tenter de faire mon résumé de personal Taste :

Gae In est une jeune femme de 29 ans créatrice de meubles pour son compte qui n’arrive pas  percer ce qui fait que ses finances ne sont pas brillantes.En se rendant à un salon où elle tient un stand, elle se prend le bec avec Jin Ho jeune architecte venue présenter un projet au même endroit qu’elle (mais un étage plus haut) au même titre que son petit ami Chang Ryul grand rival de Jin Ho (ce que Gae In ignore). Au même moment In Hee, la meilleure amie de Gae In et colocataire depuis 10 ans, est sur le point de se marier et quite donc la grand demeure traditionnelle de Gae In. A partir de là, les ennuis vont commencer pour Gae In : alors qu’elle pensait que Chang Ryul allait la demander en mariage celui ci la largue, son partenaire de boulot lui pique une grosse somme d’argent  la laissant avec des dettes et sa maison (enfin celle de son père) sur le point d’être saisie, et pire que tout elle comprend le jour du mariage de In Hee que le futur mari de celle ci n’est autre que Chang Ryul. De son côté Jin Ho tient absolument à gagner un concours d’architecture sur un centre d’art dont il apprend que le directeur souhaiterait qu’il s’inspire de « Sanggojae » : maison individuelle créée par un architecte de renom pour sa femme, malheureusement interdite au public. Jin Ho apprend que la fille du professeur y habite et décide de s’y rendre. Il tombe sur Gae-In qui, en besoin urgent d’argent, cherche un nouveau colocataire. Pensant que Jin Ho est gay, suite à une série de quiproquos, elle le laisse emménager avec elle. Nous suivrons donc les péripéties de ce couple radicalement opposé.

Bon passons donc aux héros si vous le voulez bien.

Avant d’être votre copine, Gae In est votre meilleur pote !

Gae In c’est l’héroïne « nouille au grand coeur ». Malgré ce que les gens lui ont fait elle garde le sourire. Elle n’arrive jamais à leur en vouloir complètement (elle n’arrive pas a tirer un trait sur 10 ans d’amitié avec In Hee alors que cette dernière y arrive très bien) et parfois on la comprend tellement les scénaristiques mettent l’accent dessus (Il a piqué des sous oui mais c’est parce que sa mamy était maladeeeeee). Gae In tient à toujours laisser une chance aux gens de s’expliquer quite à se faire encore avoir. Comme on dit chez nous « trop bon, trop con » et Jin Ho ne manquera pas de lui faire remarquer à quel point elle est bête. Gae In le sait et en même temps l’affirme parce que c’est aussi dans sa nature, elle est comme ça et elle n’y peut rien. Cette propention à lancer des « C’est pas ma fauteeeee, c’est parce que je suis bêteeee » comme leimotiv peut être agaçant  (culture de la victimisation bonjour). Heureusement pour nous, elle va prendre du plomb dans la tête et moins se faire marcher sur les pieds au fil des épisodes tout en restant elle même. Bon, on va se payer le classique relooking/coaching de l’héroïne pour faire croire à son ex qu’elle vit bien mieux sans lui. Comme quoi une bonne coupe de cheveux ça vous change !Peut être un peu trop rapidement d’ailleurs… Gae In c’est la fille qui au départ tient plus de la gamine de 7 ans que de la jeune femme épanouie. Goût vestimentaire et hygiène douteuse à l’appui. Bien que quelques part, je conçoie ses arguments : Pourquoi perdre du temps à se pomponner alors que ce même temps on pourrait le passer avec la personne qu’on aime ? Pourquoi faire semblant ? Comme on pourra le voir, notre héroïne se montre telle qu’elle et sans chichi, avec la manie de dire ce qu’elle a sur le coeur, de manière maladroite et peu subtile mais au moins, c’est dit !

Jin Ho porte des lunettes histoire de vous rappeler qu’il n’est pas là que pour son physique…mais il porte aussi du gloss, parce que bon, faut pas déconner non plus !

Jin Ho, lui, c’est l’archétype du beau gosse psychorigide et maniaque. Des fois on voudrait qu’il pète un bon coup histoire de décoincer le balai qu’il a dans le c…C’est le mec qui c’est consacré à 100% dans son travail oubliant d’avoir une vie sociale et amoureuse. Malgré cet aspect de porte de prison, c’est quand même quelqu’un de respectueux et intégre avec le coeur sur la main. Gae In et lui c’est le jour et la nuit. Elle lui sort par les trous de nez et pourtant il se sent obligé de l’aider quand il ne se plie pas à ses demandes (le coup des serviettes hygénique était assez drôle). Lui même ne sait pas pourquoi il le fait (mais toi cher spectateur tu le sais que c’est la force de l’amuuuuur). Jin Ho c’est quand même le mec parfait, il sait tout faire : le ménage, la cuisine et la gueule…surtout la gueule. D’ailleurs, il est assez agaçant une fois qu’il a réalisé ses sentiments pour l’héroïne (ah le passage bien mélo de l’hosto) parce que dès qu’un problème/incompréhension se pose au lieu de dire clairement les choses ben…il fait la gueule dans son coin, à Gae In de deviner pourquoi. C’est quand même le mec qui se donne le droit à des crises de jalousie parce que l’héroïne a croisé son ex dans un building, par contre être pris en flag en pleine position compromettante avec In Hee ça ne mérite aucune explication….normal. Ceci dit, si les gens s’expliquaient clairement ça durerait pas 16 épisodes et on aurait pas de série.

Entre temps, les accessoiristes l’auront habillé de tout les dégradés de gris possible (ah ces fameuses vestes cintrées!) au point que dès qu’il porte du bleu (seule couleur autorisée) on débouche le champagne ! Entre temps on l’aura vu triste dans sa chambre, triste à son bureau, triste sous la pluie…le dernier étant important pour le scénar, comprennez des fois qu’il chope une pneumonie (à défaut d’un cancer) et qu’il meurt !

Ne cherchez pas ces beaux moments d’intimité sur l’oreiller vous n’en aurez pas, la série vous vend du rêve !

La relation entre les deux protagonistes se construit doucement mais surement passant de la camaraderie vers de l’amour. J’avoue que parfois j’ai eu du mal, non pas que le couple n’aille pas ensemble mais que ça soit quelque peu en dents de scie. Si Gae In reste fidèle à elle même, en ce qui concerne Jin Ho on s’aperçoit qu’il se dégrise, est capable de sourire et même d’avoir de l’humour mais quelque part il reste très froid. Ce que je veux dire c’est que d’un coup il est capable de former un duo cute avec l’héroïne et la seconde d’après de revenir en mode monolithique ce qui m’a laissé une impression de douche écossaise. Effet renforcer au moment où il lui avoue ses sentiments et que les deux sont ensembles, d’un coup ça devient très solennel renforcer par de grandes phrases hyper bateaux du genre : « je ne peux pas vivre/respirer sans elle », »si vous tombez malade je serai malade à votre place »…bref, toutes les phrases bien clichés de dramas qui font que c’est bien un drama de romance. Sans oublier qu’ils se balancent des « vous » à tout bout de champs. Alors ok, au départ c’est Jin Ho qui a mit le hola à la familiarité du « tu » qu’ils ont gardé malgré les grandes tirades sur l’amitié mais une fois en couple ça fait bizarre…d’où l’effet solennel alors qu’autour d’eux ça se tutoie sans problèmes. Je ne sais pas si c’est un effet de la traduction, étant donné que notre héro est capable de donner du « tu » surtout lorsqu’il est énervé mais bon c’est quand même….enfin voilà quoi. Le must reste qu’une fois ensemble, ils décident de ne plus habiter ensemble et de se voir une fois par mois (enfin là pour le coup c’est Jin Ho qui l’a cherché).  Sans parler de leur gêne commune alors que quelques épisodes avant Gae In ne faisait aucun chichi à être vu en serviette de bain…maintenant se brosser les dents au même endroit c’est aller trop loin dans l’intimité. Ha! Même si on nous balance des Jin Ho qui prend des initiatives pour les grandes embrassades tout sourire, alors qu’il a passé les 10 précédents à faire la gueule, pour que toi cher fan tu kikiattes en te disant qu’il est trop chou et que tu aimerais être Gae In. J’ai quand même trouvé très froid ces grands moments de « je te prends tendrement dans mes bras » (j’assume mon complet manque de sensibilité), ça me semblait manquer de naturel. N’oublions pas les quelques scènes « ma que sensual! » pour que tu es chaud et que tu t’évantes alors que chez moi c’est le froid polaire (oui bon j’étais malade aussi) genre je t’embrasses dans le cou, je fais tomber ta bretelle de ton épaule….et là normalement rien que de penser à Lee Min Ho faisant ça vous gagner 10°c chez vous. Même plus besoin de chauffage. C’est pas beau la vie ?

clin d’oeil à Nodame ou comment être toiletteur pour chiens n’a jamais était aussi sexy

Et puis n’oublions pas que nous sommes dans un drama, des fois que vous pourriez penser que ça peut arriver dans la vrai vie il est utile de rappeler que c’est un DRAMA. Il en va de votre survie intellectuelle. Nous sommes donc dans un drama (il est toujours utile de le répéter juste pour être sure que vous suivez bien) et comme tout bon drama il est bon de vous faire rêver. Après les « cute girls doing cute things » voilà le « cute couple doing cute things » où durant tout un épisode on va vous montrer qu’ils sont heureux ensemble alors ils font des trucs choux avec des petits bisous, paillettes tout ça..Histoire que n’arrêtiez pas de prononcer des « Awwww sooooo cuuuuute! ».

Lee Min Ho fait aussi très bien la bouche en cul de poule

Donc Gae In et Jin Ho vont à la patinoire, Gae In et Jin Ho font la sieste sur un banc dans un parc…où ils font sécher leurs linges (Hé what ??), Gae In et Jin Ho vont manger à la cafétaria et se mettent de la crème sur le bout du nez en buvant un café, Gae In et Jin Ho vont…bref..vous avez compris le principe c’est comme les Martine. On en rajoutera une couche dans l’ep final mais version accélerée parce qu’on a plus le temps, résultat la demande en mariage en ballons aurait pû être un summum de cuteness mais hélas trop vite expédiée. J’attends le prochain drama qui rajoutera encore une couche histoire de rivaliser.

Sans oublier cette propension à vouloir se marier alors que l’on sort ensemble depuis quelques semaines. Alors certes quand on a trouvé l’homme/la femme de sa vie il faut en profiter et que la vie est trop courte mais quand même…comme dirait Gae In, ne mettons pas la charrue avant les boeufs. Surtout que des deux côtés l’expérience amoureuse à l’air d’être assez..mince. Jin Ho parce que trop occupé par ses études et son boulot (on note une courte copine pendant  les années universitaires), et Gae In à part Chang Ryul durant quelques mois (finalement on sait pas trop combien de temps ils sont sortis ensemble, perso je table sur quelques mois) sur 29 ans d’existence, alors qu’il semble qu’elle avait un certain succès auprès des garçons.

Je vais quand même passer aux autres personnages, oui parce qu’il n’y pas que 2 personnages dans l’histoire bien que j’ai pondu un pavé dessus. Parce que comme tout bon drama qui se respecte il y a….*roulements de tambours*…les méchants !*rire démoniaque de série Z*

Chang Ryul, le méchant qui change aussi souvent d’avis que de veston

D’abord il y a Chang Ryul, l’ex de Gae In qui au départ à l’air d’un sale con narcissique imbu de lui même qui n’a jamais eu l’air de bosser très dur pour avoir ce qu’il veut en bon gosse de riche qu’il est. On remercie chaleureusement papa qui magouille derrière. Juste après on nous offre une autre image de lui, Chang Ryul le lâche qui n’ose pas avouer à sa copine actuelle qu’il est sur le point de se marier avec sa meilleure amie comme il n’osera pas avouer devant sa vrai mère l’échec de son mariage. Pourtant bien que grand rival de Jin Ho, magouillant contre lui avec ou sans In Hee, Chang Ryul est un brave type. Grand gamin dans l’âme, un peu pathétique certes mais avec un bon fond (le fait de s’occuper des 7 ex femmes de son père comme le ferai un bon fils en continuant de les appeler maman). Il est juste mal entouré (entre In Hee et son père) et a tendance à se faire mener par le bout du nez quand il ne démarre pas au quart de tour. Contrairement à Jin Ho, lui dit ce qu’il pense en ce sens je trouve qu’il ressemble à Gae In. Alors certes, son revirement pour revenir vers Gae In est soudain et calculé après avoir compris que c’était définitivement mort avec In Hee (qu’il avait l’air d’avoir sincérement aimé, son entreprise pour recoller les morceaux est donc louable) Mais au delà de l’amour, ce que j’ai perçu c’est une réelle envie de se faire pardonner parce qu’il s’en veut vraiment et qu’il c’est rendu compte que l’héroïne lui avait beaucoup offert sans qu’il s’en soit aperçu. J’ai sentie un attachement sincère et bien qu’elle l’envoie bouler parce qu’il le mérite (« Vas y Gae In frappe moi, je le mérite! » victimisation le retour de la vengeance), ils finissent par s’entendrent d’une certaine façon et j’aurais bien aimer voir poindre une amitié construite sur des bases saines entre eux. De même j’aurais aimé le voir foutre une raclé à son père, se bouger les miches, un peu de rébellion que diable ! Ca a été amorcé, un peu et puis.. rien. Parce que mine de rien il a pas l’air d’avoir eu une enfance très stable et heureuse. Des changements de mères, un père qui vous en colle régulièrement une en vous traitant de gros nul et ne vous accorde jamais sa confiance. Dommage aussi que son enfance avec Jin Ho n’est pas était abordé plus que ça, il avait l’air d’être amis..avant. Au final j’ai eu de la peine pour ce pauvre Chang Ryul. On sent qu’il a des capacités, dommage qu’il parte en Chine, on espère qu’il trouvera une fille cool et..WAIT! Je suis en train de me faire avoir par l’industrie du drama. C’était limite.

In Hee c’est la méchante et comme toute bonne méchante son argument premier sera de vous montrer ses jambes

Passons ensuite à la salop..pardon la sale garce de service. Il en faut toujours une. Vous savez la méchante qui est méchante parce que…ben…c’est la méchante. Le background de OUF! des dramas. In Hee donc, grande belle et mince qui a toujours magouillé pour avoir ce qu’elle veut, avec plus de subtilité que ce cher Chang Ryul, en balançant quelques petites phrases ci et là histoire de bien foutre la merde. In Hee c’est le personnage qu’on va adorer détester, qu’on rêve de voir se prendre un pain de la part de l’héroïne ou tout simplement de lui râper la tête contre un mur en crépis. C’est la fille qui bien que compétente dans son travail et qui en plus à l’air d’aimer ce qu’elle fait, rêve de gravir rapidement les échelons sociaux en ce mariant avec un mec riche et bien placé. C’est la fille qui veut prendre tout ce qui est cher à l’héroïne pour le plaisir de la faire souffrir. Bien entendu après Chang Ryul, dont au final elle n’avait rien à carrer, elle jette son dévolu sur Jin Ho qui lui n’est pas dupe et gardera ses distances. Selon In Hee, Gae In a toujours eu ce qu’elle voulait sans faire d’effort et que de plus sa gentillesse à son égard était feinte. En somme In Hee déclare avoir fait semblant pendant 10 ans en retour de ce qu’elle considérait comme de la pitié de la part de Gae In. En plus de sa méchanceté gratuite, elle possède un culot monstre (il en faut pour revenir habiter avec Gae In après ce qu’elle lui a fait) et possède l’art et la manière de faire en sorte que se ne soit jamais de sa faute mais celle de Gae In. Contrairement à Chang Ryul, elle va jusqu’au bout, alors que lui sait quand il est temps d’arrêter les frais. Bien que tout le monde lui dit qu’elle est pathétique dans son acharnement à vouloir pourrir l’héroïne, elle préfère aller jusqu’au bout en nous sortant la phrase bateau du « si je ne l’ai pas, personne ne l’aura ». Le  problème de ce personnage c’est que sa psychologie, quoique classique, aurait pu être intéressante, seulement elle passe son temps à changer sa version des faits ce qui l’a rend d’autant moins crédible que sympathique. Dommage également que son passé commun avec Gae In n’ai pas été abordé plus que ça. C’est bien beau d’évoquer des souvenirs mais en 2 minutes montre en main lors du dernier épisode, c’était plus vraiment le moment !! On aurait voir leurs petits différents se résoudre avant. Pareil lorsque dans le générique de fin du dernier épisode, on voit les filles en uniformes genre l »époque heureuse du lycée…qu’on a  jamais vu ailleurs. Donc, Messieurs les scénaristes soit vous rajoutez un épisode, soit vous soignez mieux vos effets. De même je ne comprends pas pourquoi elle décide d’abandonner Jin Ho. Je veux dire, elle lui a pourri la vie pendant toute la série sans relâche alors que tout le monde lui disait de lâcher prise puis là « pouf! » elle laisse tomber alors qu’il y a pas eu de grande révélation/discussion/whatever qui implique qu’elle abandonne. N’empêche que le perso aura poussé le pathétisme jusqu’au bout. Je suis pas sure que déclarer la guerre à quelqu’un en disant que vous allez lui pourrir la vie jusqu’à ce qu’il aille vers vous soit la meilleure façon de s’en faire aimer. Pour conclure je plains ce pauvre Sang joon.

Les autres persos secondaires aka les meilleurs potes.

Commençons par Young Sun l’autre meilleure pote de Gae In, mariée, un enfant (très chou d’ailleurs dommage qu’on ne le voit pas plus). C’est la pote de soutient avec des plans foireux qui a un peu plus de maturité que l’héroïne pour certaines choses. Celle dont je me suis demandée si un jour on verrait enfin le mari  et dont j’ai pas très bien compris le boulot (ok elle fait des photos et possède un magasin en ligne…pour vendre quoi…ça…). J’ai bien aimé le perso même si j’avoue avoir été sidérée par certains de ses propos. C’est quand même la femme qui croit qu’un bébé c’est la solution miracle à vos problèmes de couple ! « Tombe enceinte et ta belle-mère t’aimera! » Super….

Jin Ho prend très à coeur le bien être de ses employés

Sang Joon, architecte, bras droit, accessoirement boulet de Jin Ho. Heureusement qu’il est là pour mettre un peu de piment avec son humour foireux. Au niveau de la gay attitude, c’est quand même lui qui a le plus d’ambiguïté avec son côté metrosexuel bien avant qu’il apprenne que l’on pense qu’il est homosexuel. A partir de là il joue à fond la carte Zaza Napoli avec Young Sun. Ya pas à dire, c’est deux là se sont bien trouvés ! C’est la foire aux ragots et papotages en tout genre même après avoir mis les choses au clair. Je note quand même que Sang Joon est quand même plus langue de pute. J’ai parfois eu du mal à le comprendre : il est le 1er a dire qu’il faut utiliser Gae In pour avoir des infos sur la baraque, quitte à coucher avec elle, et après se retrouve à soutenir 100% leur couple. J’en suis venue à souhaiter un Young Sun x Sang Joon, d’ailleurs on nous le fait miroiter dans quelques passages notamment dans l’épisode de fin (une fraction de seconde  j’ai vraiment cru qu’ils avaient une fille ensemble) mais au final rien. Sang Joon restera le pote ragots de Young Sun, bien que l’on sente que de son côté à lui il aurait pas été contre approfondir les choses.

Sang Joon et Young Sun se font une sortie entre filles

Le directeur Doi. Pendant un moment je me suis demandée si on allait voir un personnage qui soit vraiment homosexuel et pas juste à but comique ou scénaristique. La révélation sur le directeur Doi je la voyais venir de loin. Quand le moment est arrivé, je me suis sentie mal : mal pour Jin Ho qui répondait naïvement au directeur sans se rendre compte où celui ci voulait en venir et mal pour le directeur qui après un échec sentimental douloureux va se prendre un autre refus. C’est un homme intègre et on sent qu’il a vraiment souffert de sa condition et que ça lui coûte d’aimer à nouveau. On a mal pour lui a chaque refus polie de Jin Ho et on sent le malaise entre eux. D’autant plus que Gae In dans sa gentille naïveté lui a dit qu’il ne fallait pas abandonner et persévérer dans son amour à sens unique sans savoir qu’ils aimaient la même personne. Ca reste un brave gars qui fait le lien entre les personnages et essaie d’assouplir les angles. Malgré les vestes qu’il se prend, il reste intègre à sa fonction sans chercher à se venger ou en profiter. C’est quand même le seul personnage qui finit seul et mal en haut des escaliers, j’ai de la peine pour lui… Sa révélation permet également de voir l’homosexualité sous un angle plus sérieux puisqu’il ne peut pas s’affirmer au grand jour (de part son statut ?). Je me suis également demandée comment Jin Ho percevait l’homosexualité de Doi, au delà du malaise d’être le centre d’affection de quelqu’un que l’on ne peut aimer pas en retour, il y a toujours cet agacement qui plane de la part de Jin Ho et qui me met le doute. De plus on sent que ça coûte à Jin Ho d’avouer qu’il est gay puisque comme on peut le voir du côté de CHang Ryul et ses amis être gay tient plus de la tare.

Machin-dont-je-me-rappel-plus-le-nom le seul occidental de toute la série histoire de respecter les quotas et de nous dire de faire attention parce que les homosexuels sont parmi nous !