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Je voudrais que quelqu’un m’aime quelque part

Je n’avais pas vraiment l’intention d’écrire ceci à la base, dans quelques heures je le regretterai sans doute.En général je n’écris rien de personnel, au du moins d’aussi personnel. Forcément, présenter des choses que l’on aime sur un blog c’est donné un peu de soi. Quand je critique c’est bien moi qui parle, qui écris. Je n’ai bien sur aucune prétention littéraire, ni aucune prose, bien que j’aime écrire.

Quand je devais avoir à peu près dix ans, mon chien est mort. Rien de bien original en soi, on a tous un animal qui nous est cher qui est parti avant nous. Ce jour là j’ai pleuré comme une madeleine toute les larmes de mon corps sans pouvoir m’arrêter. J’étais la seule à pleurer. Les autres ne comprenaient pas pourquoi je pleurais, parce qu’après tout… ce n’était qu’un chien. Je me suis demandée si avec l’âge j’allais devenir insensible, rationnel et sans cœur comme ces adultes qui ne pleurent pas.
Puis j’ai commencé à rêver, rêver qu’un jour je m’endormirai et que jamais je ne me réveillerai pour ne pas voir partir les êtres qui ne sont cher. Après ça, j’ai pensé à un monde où personne ne mourrait, personne ne vieillissait non plus. Les années passées dans cycle perpétuelle figé dans le temps. Une boucle qui aurait légèrement déraillée.
Au fond ceux que l’on aime et qui nous sont cher, partent toujours trop top. On aimerait qu’ils partent à un moment symbolique, après une date spéciale : à Noël, à pâques, à un anniversaire…On aimerait qu’ils assistent à ces moments particuliers. Qu’ils nous voient avoir notre diplôme, notre permis, à notre mariage….
Vain le jour où j’ai vraiment perdu quelqu’un. C’était prévisible mais quand même…Mon temps à moi c’est arrêté, quelques heures, quelques jours….et celui des autres continuait à défiler. C’était comme si la vie était matérialisée par une route de campagne sur laquelle on avance toujours tout droit, un jour on tombe nez à nez avec un trou sur cette route, on le franchie et on continue son chemin. On regarde en arrière ce trou, beaucoup au début, puis peu à peu on se remet à regarder devant et on oublie. Et c’est ça pour moi le pire. Le fait qu’à un moment, le temps, la vie, va reprendre ses droits, qu’à un moment l’on aura forcément moins mal, que l’on va revenir dans la normalité et le quotidien alors que quelque chose n’est plus.
Je ne veux pas éternellement me morfondre, je ne veux pas éternellement avoir mal mais le fait de savoir que je vais oublier des choses, des détails, un son, une odeur….parce que je serai accaparée par un flot de banalités, me désespère.
En même temps, je voudrais avoir quand même un peu mal quelque part. Parce que j’ai attendu, j’ai attendu des heures, des jours… et les semaines, puis les mois, sont passés. Je n’étais toujours pas triste, je n’avais toujours pas de regrets. Je me suis inquiétée, je ne réalisais peut être pas après tout ?
Je suis pourtant capable de pleurer pour ma culpabilité et mon égoïsme, mais pas pour les autres ?
Je me rappel ce que quelqu’un m’a dit la première fois : « Tu l’aimais pas alors ? »
Ah….c’était donc ça….

Personal Taste

Pour mon grand retour dans la sphère des blogs, je reviens avec un drama ou plutôt un Kdrama. Ce n’était pas vraiment au programme mais bon, sur un coup de tête on va pas se plaindre.

J’imagine que certains savent ce que c’est, on est débordé de travail avec des trucs qu’il fallait rendre, genre, pour hier et on se dit “Tiens, je me ferais bien un drama ça fait longtemps !”. Effectivement, dans mon cas ça faisait longtemps, après une grosse période en 2005/2006, j’avais repris avec Life (que j’avais chroniqué il y a quelques temps déjà), pour retourner à ma petite vie bien tranquille. Sauf qu’il a fallu que je me mette en tête d’en regarder un, juste comme ça, pour voir…en étendant mon champs de vision au delà du japon avec le phénomène Kpop.

Le problème des dramas, c’est que c’est comme un gros pot de nutella ou tout autres cochonneries à base de sucre : ça rend accro. Quand on en regarde un, on en regarde 25 dans la foulée, en se jurant à chaque fois que c’est le dernier et qu’après on referme le pot. Et comme toutes ces merdes en sucre, ça vous empêche de dormir, parce vous DEVEZ regarder la suite. Il est 5h du mat’, vous bossez demain mais vous devez savoir comme ça va se finir. O-B-L-I-G-E. Votre vie en dépend. La survie du couple phare de cette romance sirupeuse depuis plus de 10 épisodes en dépend !

Félicitations l’industrie du drama vient de vous avoir en vous injectant de la love story directement dans les veines vous vouant ainsi à une spirale infernale de nuits blanches, de sueurs froides et de palpitations. Vous mourrez seul(e) et sans vie sociale.

Bref. Après cette longue introduction, je vais parler de mon premier Kdrama que je viens juste de finir. Réaction à chaud donc mais en même temps avec un certain recul (j’ai pris du galon depuis 2005).

Déjà, je n’ai pas regardé le drama pour X ou Y acteurs, ou parce que machin est trop beau lolilol *bave*. Je ne connais pas le milieu du drama coréen (taiwanais, chinois etc..) étant donné que jusqu’à présent je me contentais des japonais et honnêtement je m’en fiche.Certes, j’en ai profité pour regarder ce que les acteurs avaient pu faire d’autres, histoire de pas mourir bête mais c’est tout.

J’ai donc jeté mon dévolu sur Personal Taste. Pourquoi ? Et bien, parce que j’avais dû lire il y a fort longtemps un résumé présentant la série et que je m’étais dit que regarder une histoire avec une fille négligée qui prend en coloc un mec qu’elle croit gay pouvait être drôle et pleine de quiproquos. Et au final c’est le cas ? Et bien oui…et non…

Je vais tenter de faire mon résumé de personal Taste :

Gae In est une jeune femme de 29 ans créatrice de meubles pour son compte qui n’arrive pas  percer ce qui fait que ses finances ne sont pas brillantes.En se rendant à un salon où elle tient un stand, elle se prend le bec avec Jin Ho jeune architecte venue présenter un projet au même endroit qu’elle (mais un étage plus haut) au même titre que son petit ami Chang Ryul grand rival de Jin Ho (ce que Gae In ignore). Au même moment In Hee, la meilleure amie de Gae In et colocataire depuis 10 ans, est sur le point de se marier et quite donc la grand demeure traditionnelle de Gae In. A partir de là, les ennuis vont commencer pour Gae In : alors qu’elle pensait que Chang Ryul allait la demander en mariage celui ci la largue, son partenaire de boulot lui pique une grosse somme d’argent  la laissant avec des dettes et sa maison (enfin celle de son père) sur le point d’être saisie, et pire que tout elle comprend le jour du mariage de In Hee que le futur mari de celle ci n’est autre que Chang Ryul. De son côté Jin Ho tient absolument à gagner un concours d’architecture sur un centre d’art dont il apprend que le directeur souhaiterait qu’il s’inspire de “Sanggojae” : maison individuelle créée par un architecte de renom pour sa femme, malheureusement interdite au public. Jin Ho apprend que la fille du professeur y habite et décide de s’y rendre. Il tombe sur Gae-In qui, en besoin urgent d’argent, cherche un nouveau colocataire. Pensant que Jin Ho est gay, suite à une série de quiproquos, elle le laisse emménager avec elle. Nous suivrons donc les péripéties de ce couple radicalement opposé.

Bon passons donc aux héros si vous le voulez bien.

Avant d'être votre copine, Gae In est votre meilleur pote !

Gae In c’est l’héroïne “nouille au grand coeur”. Malgré ce que les gens lui ont fait elle garde le sourire. Elle n’arrive jamais à leur en vouloir complètement (elle n’arrive pas a tirer un trait sur 10 ans d’amitié avec In Hee alors que cette dernière y arrive très bien) et parfois on la comprend tellement les scénaristiques mettent l’accent dessus (Il a piqué des sous oui mais c’est parce que sa mamy était maladeeeeee). Gae In tient à toujours laisser une chance aux gens de s’expliquer quite à se faire encore avoir. Comme on dit chez nous “trop bon, trop con” et Jin Ho ne manquera pas de lui faire remarquer à quel point elle est bête. Gae In le sait et en même temps l’affirme parce que c’est aussi dans sa nature, elle est comme ça et elle n’y peut rien. Cette propention à lancer des “C’est pas ma fauteeeee, c’est parce que je suis bêteeee” comme leimotiv peut être agaçant  (culture de la victimisation bonjour). Heureusement pour nous, elle va prendre du plomb dans la tête et moins se faire marcher sur les pieds au fil des épisodes tout en restant elle même. Bon, on va se payer le classique relooking/coaching de l’héroïne pour faire croire à son ex qu’elle vit bien mieux sans lui. Comme quoi une bonne coupe de cheveux ça vous change !Peut être un peu trop rapidement d’ailleurs… Gae In c’est la fille qui au départ tient plus de la gamine de 7 ans que de la jeune femme épanouie. Goût vestimentaire et hygiène douteuse à l’appui. Bien que quelques part, je conçoie ses arguments : Pourquoi perdre du temps à se pomponner alors que ce même temps on pourrait le passer avec la personne qu’on aime ? Pourquoi faire semblant ? Comme on pourra le voir, notre héroïne se montre telle qu’elle et sans chichi, avec la manie de dire ce qu’elle a sur le coeur, de manière maladroite et peu subtile mais au moins, c’est dit !

Jin Ho porte des lunettes histoire de vous rappeler qu'il n'est pas là que pour son physique...mais il porte aussi du gloss, parce que bon, faut pas déconner non plus !

Jin Ho, lui, c’est l’archétype du beau gosse psychorigide et maniaque. Des fois on voudrait qu’il pète un bon coup histoire de décoincer le balai qu’il a dans le c…C’est le mec qui c’est consacré à 100% dans son travail oubliant d’avoir une vie sociale et amoureuse. Malgré cet aspect de porte de prison, c’est quand même quelqu’un de respectueux et intégre avec le coeur sur la main. Gae In et lui c’est le jour et la nuit. Elle lui sort par les trous de nez et pourtant il se sent obligé de l’aider quand il ne se plie pas à ses demandes (le coup des serviettes hygénique était assez drôle). Lui même ne sait pas pourquoi il le fait (mais toi cher spectateur tu le sais que c’est la force de l’amuuuuur). Jin Ho c’est quand même le mec parfait, il sait tout faire : le ménage, la cuisine et la gueule…surtout la gueule. D’ailleurs, il est assez agaçant une fois qu’il a réalisé ses sentiments pour l’héroïne (ah le passage bien mélo de l’hosto) parce que dès qu’un problème/incompréhension se pose au lieu de dire clairement les choses ben…il fait la gueule dans son coin, à Gae In de deviner pourquoi. C’est quand même le mec qui se donne le droit à des crises de jalousie parce que l’héroïne a croisé son ex dans un building, par contre être pris en flag en pleine position compromettante avec In Hee ça ne mérite aucunne explication….normal. Ceci dit, si les gens s’expliquaient clairement ça durerait pas 16 épisodes et on aurait pas de série.

Entre temps, les accessoiristes l’auront habillé de tout les dégradés de gris possible (ah ces fameuses vestes cintrées!) au point que dès qu’il porte du bleu (seule couleur autorisée) on débouche le champagne ! Entre temps on l’aura vu triste dans sa chambre, triste à son bureau, triste sous la pluie…le dernier étant important pour le scénar, comprennez des fois qu’il chope une pneumonie (à défaut d’un cancer) et qu’il meurt !

Ne cherchez pas ces beaux moments d'intimité sur l'oreiller vous n'en aurez pas, la série vous vend du rêve !

La relation entre les deux protagonistes se construit doucement mais surement passant de la camaraderie vers de l’amour. J’avoue que parfois j’ai eu du mal, non pas que le couple n’aille pas ensemble mais que ça soit quelque peu en dents de scie. Si Gae In reste fidèle à elle même, en ce qui concerne Jin Ho on s’aperçoit qu’il se dégrise, est capable de sourire et même d’avoir de l’humour mais quelque part il reste très froid. Ce que je veux dire c’est que d’un coup il est capable de former un duo cute avec l’héroïne et la seconde d’après de revenir en mode monolithique ce qui m’a laissé une impression de douche écossaise. Effet renforcer au moment où il lui avoue ses sentiments et que les deux sont ensembles, d’un coup ça devient très solennel renforcer par de grandes phrases hyper bateaux du genre : “je ne peux pas vivre/respirer sans elle”,”si vous tombez malade je serai malade à votre place”…bref, toutes les phrases bien clichés de dramas qui font que c’est bien un drama de romance. Sans oublier qu’ils se balancent des “vous” à tout bout de champs. Alors ok, au départ c’est Jin Ho qui a mit le hola à la familiarité du “tu” qu’ils ont gardé malgré les grandes tirades sur l’amitié mais une fois en couple ça fait bizarre…d’où l’effet solennel alors qu’autour d’eux ça se tutoie sans problèmes. Je ne sais pas si c’est un effet de la traduction, étant donné que notre héro est capable de donner du “tu” surtout lorsqu’il est énervé mais bon c’est quand même….enfin voilà quoi. Le must reste qu’une fois ensemble, ils décident de ne plus habiter ensemble et de se voir une fois par mois (enfin là pour le coup c’est Jin Ho qui l’a cherché).  Sans parler de leur gêne commune alors que quelques épisodes avant Gae In ne faisait aucun chichi à être vu en serviette de bain…maintenant se brosser les dents au même endroit c’est aller trop loin dans l’intimité. Ha! Même si on nous balance des Jin Ho qui prend des initiatives pour les grandes embrassades tout sourire, alors qu’il a passé les 10 précédents à faire la gueule, pour que toi cher fan tu kikiattes en te disant qu’il est trop chou et que tu aimerais être Gae In. J’ai qd même trouvé très froid ces grand moments de “je te prend tendrement dans mes bras” (j’assume mon complet manque de sensibilité), ça me semblait manquer de naturel. N’oublions pas les quelques scènes “ma que sensual!” pour que tu es chaud et que tu t’évantes alors que chez moi c’est le froid polaire (oui bon j’étais malade aussi) genre je t’embrasses dans le cou, je fais tomber ta bretelle de ton épaule….et là normalement rien que de penser à Lee Min Ho faisant ça vous gagner 10°c chez vous. Même plus besoin de chauffage. C’est pas beau la vie ?

clin d'oeil à Nodame ou comment être toiletteur pour chiens n'a jamais était aussi sexy

Et puis n’oublions pas que nous sommes dans un drama, des fois que vous pourriez penser que ça peut arriver dans la vrai vie il est utile de rappeler que c’est un DRAMA. Il en va de votre survie intellectuelle. Nous sommes donc dans un drama (il est toujours utile de le répéter juste pour être sure que vous suivez bien) et comme tout bon drama il est bon de vous faire rêver. Après les “cute girls doing cute things” voilà le “cute couple doing cute things” où durant tout un épisode on va vous montrer qu’ils sont heureux ensemble alors ils font des trucs choux avec des petits bisous, paillettes tout ça..Histoire que n’arrêtiez pas de prononcer des “Awwww sooooo cuuuuute!”.

Lee Min Ho fait aussi très bien la bouche en cul de poule

Donc Gae In et Jin Ho vont à la patinoire, Gae In et Jin Ho font la sieste sur un banc dans un parc…où ils font sécher leurs linges (Hé what ??), Gae In et Jin Ho vont manger à la cafétaria et se mettent de la crème sur le bout du nez en buvant un café, Gae In et Jin Ho vont…bref..vous avez compris le principe c’est comme les Martine. On en rajoutera une couche dans l’ep final mais version accélerée parce qu’on a plus le temps, résultat la demande en mariage en ballons aurait pû être un summum de cuteness mais hélas trop vite expédiée. J’attends le prochain drama qui rajoutera encore une couche histoire de rivaliser.

Sans oublier cette propension à vouloir se marier alors que l’on sort ensemble depuis quelques semaines. Alors certes quand on a trouvé l’homme/la femme de sa vie il faut en profiter et que la vie est trop courte mais quand même…comme dirait Gae In, ne mettons pas la charrue avant les boeufs. Surtout que des deux côtés l’expérience amoureuse à l’air d’être assez..mince. Jin Ho parce que trop occupé par ses études et son boulot (on note une courte copine pendant  les années universitaires), et Gae In à part Chang Ryul durant quelques mois (finalement on sait pas trop combien de temps ils sont sortis ensemble, perso je table sur quelques mois) sur 29 ans d’existence, alors qu’il semble qu’elle avait un certain succès auprès des garçons.

Je vais quand même passer aux autres personnages, oui parce qu’il n’y pas que 2 personnages dans l’histoire bien que j’ai pondu un pavé dessus. Parce que comme tout bon drama qui se respecte il y a….*roulements de tambours*…les méchants !*rire démoniaque de série Z*

Chang Ryul, le méchant qui change aussi souvent d'avis que de veston

D’abord il y a Chang Ryul, l’ex de Gae In qui au départ à l’air d’un sale con narcissique imbu de lui même qui n’a jamais eu l’air de bosser très dur pour avoir ce qu’il veut en bon gosse de riche qu’il est. On remercie chaleureusement papa qui magouille derrière. Juste après on nous offre une autre image de lui, Chang Ryul le lâche qui n’ose pas avouer à sa copine actuelle qu’il est sur le point de se marier avec sa meilleure amie comme il n’osera pas avouer devant sa vrai mère l’échec de son mariage. Pourtant bien que grand rival de Jin Ho, magouillant contre lui avec ou sans In Hee, Chang Ryul est un brave type. Grand gamin dans l’âme, un peu pathétique certes mais avec un bon fond (le fait de s’occuper des 7 ex femmes de son père comme le ferai un bon fils en continuant de les appeler maman). Il est juste mal entouré (entre In Hee et son père) et a tendance à se faire mener par le bout du nez quand il ne démarre pas au quart de tour. Contrairement à Jin Ho, lui dit ce qu’il pense en ce sens je trouve qu’il ressemble à Gae In. Alors certes, son revirement pour revenir vers Gae In est soudain et calculé après avoir compris que c’était définitivement mort avec In Hee (qu’il avait l’air d’avoir sincérement aimé, son entreprise pour recoller les morceaux est donc louable) Mais au delà de l’amour, ce que j’ai perçu c’est une réelle envie de se faire pardonner parce qu’il s’en veut vraiment et qu’il c’est rendu compte que l’héroïne lui avait beaucoup offert sans qu’il s’en soit aperçu. J’ai sentie un attachement sincère et bien qu’elle l’envoie bouler parce qu’il le mérite (“Vas y Gae In frappe moi, je le mérite!” victimisation le retour de la vengeance), ils finissent par s’entendrent d’une certaine façon et j’aurais bien aimer voir poindre une amitié construite sur des bases saines entre eux. De même j’aurais aimé le voir foutre une raclé à son père, se bouger les miches, un peu de rébellion que diable ! Ca a été amorcé, un peu et puis.. rien. Parce que mine de rien il a pas l’air d’avoir eu une enfance très stable et heureuse. Des changements de mères, un père qui vous en colle régulièrement une en vous traitant de gros nul et ne vous accorde jamais sa confiance. Dommage aussi que son enfance avec Jin Ho n’est pas était abordé plus que ça, il avait l’air d’être amis..avant. Au final j’ai eu de la peine pour ce pauvre Chang Ryul. On sent qu’il a des capacités, dommage qu’il parte en Chine, on espère qu’il trouvera une fille cool et..WAIT! Je suis en train de me faire avoir par l’industrie du drama. C’était limite.

In Hee c'est la méchante et comme toute bonne méchante son argument premier sera de vous montrer ses jambes

Passons ensuite à la salop..pardon la sale garce de service. Il en faut toujours une. Vous savez la méchante qui est méchante parce que…ben…c’est la méchante. Le background de OUF! des dramas. In Hee donc, grande belle et mince qui a toujours magouillé pour avoir ce qu’elle veut, avec plus de subtilité que ce cher Chang Ryul, en balancant quelques petites phrases ci et là histoire de bien foutre la merde. In Hee c’est le personnage qu’on va adorer détester, qu’on rêve de voir se prendre un pain de la part de l’héroïne ou tout simplement de lui râper la tête contre un mur en crêpis. C’est la fille qui bien que compétente dans son travail et qui en plus à l’air d’aimer ce qu’elle fait, rêve de gravir rapidement les échelons sociaux en ce mariant avec un mec riche et bien placé. C’est la fille qui veut prendre tout ce qui est cher à l’héroïne pour le plaisir de la faire souffrir. Bien entendu après Chang Ryul, dont au final elle n’avait rien à carrer, elle jette son dévolu sur Jin Ho qui lui n’est pas dupe et gardera ses distances. Celon In Hee, Gae In a toujours eu ce qu’elle voulait sans faire d’effort et que de plus sa gentillesse à son égard était feinte. En somme In Hee déclare avoir fait semblant pendant 10 ans en retour de ce qu’elle considérait comme de la pitié de la part de Gae In. En plus de sa méchanceté gratuite, elle possède un culot monstre (il en faut pour revenir habiter avec Gae In après ce qu’elle lui a fait) et possède l’art et la manière de faire en sorte que se ne soit jamais de sa faute mais celle de Gae In. Contrairement à Chang Ryul, elle va jusqu’au bout, alors que lui sait quand il est temps d’arrêter les frais. Bien que tout le monde lui dit qu’elle est pathétique dans son acharnement à vouloir pourrir l’héroïne, elle préfère aller jusqu’au bout en nous sortant la phrase bateau du “si je ne l’ai pas, personne ne l’aura”. Le  problème de ce personnage c’est que sa psychologie, quoique classique, aurait pu être intéréssante, seulement elle passe son temps à changer sa version des faits ce qui l’a rend d’autant moins crédible que sympathique. Dommage également que son passé commun avec Gae In n’ai pas été abordé plus que ça. C’est bien beau d’évoquer des souvenirs mais en 2 minutes montre en main lors du dernier épisode, c’était plus vraiment le moment !! On aurait voir leurs petits différents se résoudre avant. Pareil lorsque dans le générique de fin du dernier épisode, on voit les filles en uniformes genre l”époque heureuse du lycée…qu’on a  jamais vu ailleurs. Donc, Messieurs les scénaristes soit vous rajoutez un épisode, soit vous soignez mieux vos effets. De même je ne comprends pas pourquoi elle décide d’abandonner Jin Ho. Je veux dire, elle lui a pourri la vie pendant toute la série sans relâche alors que tout le monde lui disait de lacher prise puis là “pouf!” elle laisse tomber alors qu’il y a pas eu de grande révélation/discussion/whatever qui implique qu’elle abandonne. N’empêche que le perso aura poussé le pathétisme jusqu’au bout. Je suis pas sure que déclarer la guerre à quelqu’un en disant que vous allez lui pourrir la vie jusqu’à ce qu’il aille vers vous soit la meilleure façon de s’en faire aimer. Pour conclure je plainds ce pauvre Sang joon.

Les autres persos secondaires aka les meilleurs potes.

Commençons par Young Sun l’autre meilleure pote de Gae In, mariée, un enfant (très chou d’ailleurs dommage qu’on ne le voit pas plus). C’est la pote de soutient avec des plans foireux qui a un peu plus de maturité que l’héroïne pour certaines choses. Celle dont je me suis demandée si un jour on verrait enfin le mari  et dont j’ai pas très bien compris le boulot (ok elle fait des photos et possède un magasin en ligne…pour vendre quoi…ça…). J’ai bien aimé le perso même si j’avoue avoir été sidérée par certains de ses propos. C’est quand même la femme qui croit qu’un bébé c’est la solution miracle à vos problèmes de couple ! “Tombe enceinte et ta belle-mère t’aimera!” Super….

Jin Ho prend très à coeur le bien être de ses employés

Sang Joon, architecte, bras droit, accessoirement boulet de Jin Ho. Heureusement qu’il est là pour mettre un peu de piment avec son humour foireux. Au niveau de la gay attitude, c’est quand même lui qui a le plus d’ambiguïté avec son côté metrosexuel bien avant qu’il apprenne que l’on pense qu’il est homosexuel. A partir de là il joue à fond la carte Zaza Napoli avec Young Sun. Ya pas à dire, c’est deux là se sont bien trouvés ! C’est la foire aux ragots et papotages en tout genre même après avoir mis les choses au clair. Je note quand même que Sang Joon est quand même plus langue de pute. J’ai parfois eu du mal à le comprendre : il est le 1er a dire qu’il faut utiliser Gae In pour avoir des infos sur la baraque, quite à coucher avec elle, et après se retrouve à soutenir 100% leur couple. J’en suis venue à souhaiter un Young Sun x Sang Joon, d’ailleurs on nous le fait miroiter dans quelques passages notamment dans l’épisode de fin (une fraction de seconde  j’ai vraiment cru qu’ils avaient une fille ensemble) mais au final rien. Sang Joon restera le pote ragots de Young Sun, bien que l’on sente que de son côté à lui il aurait pas été contre.

Sang Joon et Young Sun se font une sortie entre filles

Le directeur Doi. Pendant un moment je me suis demandée si on allait voir un personnage qui soit vraiment homosexuel et pas juste à but comique ou scénaristique. La révélation sur le directeur Doi je la voyais venir de loin. Quand le moment est arrivé, je me suis sentie mal : mal pour Jin Ho qui répondait naïvement au directeur sans se rendre compte où celui ci voulait en venir et mal pour le directeur qui après un échec sentimental douloureux va se prendre un autre refus. C’est un homme intégre et on sent qu’il a vraiment souffert de sa condition et que ça lui coûte d’aimer à nouveau. On a mal pour lui a chaque refus polie de Jin Ho et on sent le malaise entre eux. D’autant plus que Gae In dans sa gentille naïveté lui a dit qu’il ne fallait pas abandonner et persévérer dans son amour à sens unique sans savoir qu’ils aimaient la même personne. Ca reste un brave gars qui fait le lien entre les personnages et essaie d’assouplir les angles. Malgré les vestes qu’il se prend, il reste intégre à sa fonction sans chercher à se venger ou en profiter. C’est qd même le seul personnage qui finit seul et mal en haut des escaliers, j’ai de la peine pour lui… Sa révélation permet également de voir l’homosexualité sous un angle plus sérieux puisqu’il ne peut pas s’affirmer au grand jour (de part son statut ?). Je me suis également demandée comment Jin Ho percevait l’homosexualité de Doi, au delà du malaise d’être le centre d’affection de quelqu’un que l’on ne peut aimer pas en retour, il ya toujours cet agacement qui plane de la part de Jin Ho et qui me met le doute. De plus on sent que ça coûte à Jin Ho d’avouer qu’il est gay puisque comme on peut le voir du côté de CHang Ryul et ses amis être gay tient plus de la târe.

Machin-dont-je-me-rappel-plus-le-nom le seul occidental de toute la série histoire de respecter les quotas et de nous dire de faire attention parce que les homosexuels sont parmis nous !
 
Puis il reste une dernière catégorie de persos… Les personnages inutiles. La série nous offre deux beaux spécimens dans l’entourage de Jin Ho : Hyemi et Tae Hoon. Respectivement la classique fille qui connait le héro depuis l’enfance, et qui, parce qu’un jour quand elle avait 7 ans a déclaré qu’elle se marirait avec lui une fois plus grande, a décidé que c’était chasse garder à vie, suivi du collègue de bureau amoureux de la dite fille qui se fait manipuler comme c’est pas permit quand il n’agit pas comme une vrai loque au charisme d’huître. Tout un programme donc…leur love story aurait pu être sympa si Hyemi n’avait pas été aussi chiante avec son comportement d’enfant capricieuse de 7 ans (car oui elle n’a pas évolué depuis ce stade), ce qui fait que la révélation où elle nous dit qu’elle a tout quitté pour le héro…ben…on s’en fout en fait. J’aurais pu avoir de la peine pour elle mais non même pas. C’est juste du sacrifice égoïste. Déjà qu’elle nous tape des crises de jalousie mal placée et bien voyante. J’aurais presque pu avoir de la peine pour elle quand elle s’aperçoit qu’au yeux de sa “belle-mère” elle est interchangeable… Il faudra quand même attendre, le je-ne-sais-combien-tième épisode, pour qu’enfin notre héro mette les choses au clair avec elle. “Vis tas vie Hyemi, ya un autre mec qui t’aime prend le et fout moi la paix !”
Quand à l’autre couillon, qui a une vague importance pour la gay attitude du héro en début de série, il s’agit d’un chanteur de boy’s band (Seul Ong), dont l’utilité dans la série est aussi importante qu’un peigne pour un chauve.
Ce couple de nouilles parfaitement assortis finira ensemble….dans le générique de fin…et on se demande bien comment puisque même après s’être fait jeté Hyemi s’accroche toujours (une In Hee miniature). Enfin, encore heureux, leur temps à l’écran était minime.
 

Seul Ong vient de comprendre que toutes ses scéances de muscu n'ont pas rallongé son temps à l'écran, alors forcément il est déçu...

 
Et sinon ?
Je ne suis pas spécialiste du drama coréen comme j’ai dit plus haut, cependant Personal Taste est il un amas de gros clichés de ces fameuses romances pour ménagères en mal d’amour ? Ben…oui. Je veux dire si on regarde ça avec du recul et une check list de ce qui se fait dans les Kdramas, on a plus qu’à cocher les cases une par une.
Un couple improbable obligé de vivre ensemble sous le même toit (effet Full house) : check !
Le méchant est super riche, le gentil super pauvre (effet sale connard de riche): check !
J’ai surpris le héro/l’héroïne à la sortie de la douche (effet faire plaisir à la ménagère) : check !
Je passe mon temps à me bourrer la gueule au Soju dès que je suis contrarié(e) (effet augmenter le chiffre d’affaires de la marque et le taux d’alcoolisme en Corée): Check !
J’ai choppé la crève en restant 5 minutes en T-shirt sous la pluie (effet mister T-shirt mouillé version emo plaisir de la ménagère bis) : check !
Le héro et l’héroïne sont fauchés et on est sur le point de saisir leurs biens MAIS ils continuent de se saper chez Dior et jamais 2 fois pareils (effet je suis pauvre MAIS fashion) : check !
Je t’ai sauvé alors que tu allais te faire renverser par un camion qui passait par là un dimanche après midi dans une avenue déserte et que tu n’avais pas entendu arriver alors qu’il freine depuis plus de 500 mètres, ce qui fait que je me suis cogné la tête et ai dû aller à l’hosto parce qu’on sait jamais dès fois que j’ai un cancer…(effet dramatique insoutenable) :check !
Bref, je vais pas vous faire toute la liste vous avez saisi…
 

Personal Taste possède des scènes de douche très importantes pour le scénario

 
Bon le hic c’est que personne ne meurt d’un cancer…beuh…et on échappe à l’héroïne tombant enceinte après l’avoir fait juste une fois (le taux de natalité doit être vertigineux là bas).
 
Bon après, cette fiction qui parle quand même pas mal d’architecture est elle réaliste ? Ben euh… je dois émettre quelques doutes. Pour avoir bosser dans le milieu de l’architecture ya quand même des choses qui m’ont turlupiné…
Des jeunes cabinets d’archis en difficultés financières y en a foison mais pour devenir un archi bankable 10 ans sont minimum et encore…logiquement ce cher Jin Ho était parti pour râmer encore quelques années. Et puis même si les concours d’archi et le fait de faire de gros projets ambitieux vous ouvre des portes, tout miser la dessus c’est plus que casse geule…c’est suicidaire. Je veux bien que la boîte soit petite mais le mec à quand même 4 employés, ils sont donc 5 à bosser sur 1 seul projet ??? Surtout que l’on voit au final que c’est notre héro qui a tout fait (croquis, plan, maquette…), les autres ils font quoi ? Ils glandent sur facebook ? (surtout qu’entre temps yen a 2 qui ont giclé alors qu’ils avaient l’air plus compétent que les 2 autres glandus) En général une boîte d’archi ne bosse pas que sur 1 seule projet, surtout si c’est un concours, ils font aussi des trucs plus concrets, faut bien payer ses factures. Sauf que eux non… normal après qu’ils se fassent expulser de leur local pour défauts de paiement. Niveau gestion on a vu mieux…
Le drama donne l’impression qu’il s’agit d’une bataille entre la boîte de Jin Ho et celle de Chang Ryul. Genre il n’y a que eux deux qui concourent pour la galerie d’art. Dois je rappeler que c’est un concours ouvert (à international) ? Et que part conséquent toutes les plus grosses boîtes d’archi (du monde) y participent, ce qui fait qu’on a au moins une centaine de candidats ? Ca m’aurait fait rire qu’ils passent même pas la 1ere sélection. Mais comme c’est un drama (faut pas que vous l’oubliez hein), ils sont forcément en final et on sait d’avance qui va gagner…même pas drôle…
Le must reste quand même que les mecs ont eu le temps, en moins d’une semaine, de voir tout les projets proposés (mais oui mais oui) et de délibérer aussi dans l’instant (quand on sait que ça prend des mois en France, non franchement l’asie ils font tout mieux que nous). Comme c’était la fin de  la série, et que bon, ça faisait 16 épisodes qu’on nous barratine avec ce centre d’art, il était temps d’en finir…donc envoyé, c’est plié…C’est pas comme si l’intrigue avait besoin d’un dernier sursaut de suspens insoutenable et que tout cette histoire d’archi c’était le fond du scénar…Donc Jin Ho gagne le concours (crier pas au spoiler, c’est pas comme si vous saviez pas d’avance qui allait gagner…) et devienne un architecte reconnu. Gloire à lui.
Entre temps, il aura copiné avec Doi, qui dirige le concours et aura même failli sortir avec, quand il ne va pas dans la maison de vacances à la campagne de ce dernier pour réfléchir (vous en connaissez bcp vous des mecs qui vous prêtent leur baraque de luxe juste pour que vous décompressiez ? Moi non), mais a préféré sortie avec la fille de l’archi qui avait conçu les plans pour le centre y a 30 ans et qui est aujourd’hui membre du jury. A part ça on vous guarantie l’impartialité du concours. Hahem…
 
Hye Mi dans toute sa splendeur…
 
N’oublions pas la touche “drame familial” avec la mort de la mère de Gae In. Ca commencait bien pourtant, on nous avait préparé le terrain dans les 1ers épisodes, pour oublier le tout ensuite et soudain se rappeler qu’il ne restait que quelques épisodes et donc qu’il était temps de jouer une dernière carte pathos…
Bon, Gae In avec la force de ses 5 ans a frappé trop fort sur une vitre qui a explosé, le tout tombant ainsi sur sa mère. Et elle ? Elle était bien sur ce parterre vitré non ? Une gamine de 5 ans, qui fait une chute de 2 mètres pour attérir sur un sol jonché d’éclats de verre, s’en sort sans aucunne séquelle physique mais tombe dans le coma à la première planche en bois qui lui tombe sur le coin de la gueule ?
N’oublions pas le côté “Roméo et Juliette” de nos héros qui s’aiment mais leurs parents veulent pas. BOUH C’EST TROP TRISTE :’(( Mais comme nous sommes dans un…un…un DRAMA (bien!) tout se finit bien d’autant plus vite qu’il ne reste que 30 minutes de péloch…
N’oublions pas qu’au début de la série Gae In ne décolle pas avec ses meubles pour célibataires et que sa maison va être saisie pour non paiement de dettes quand à Jin Ho il n’arrive pas à payer ses employés se retrouve expulsé de son local avec un procès à gros sous sur le dos. Malgré ça ils continuent d’aller aux restos, payer l’essence et tout un tas d’autres trucs inutiles…
 

Je vous ai dit que les personnages avaient de gros problèmes d'argent ?

 
 
 
Donc au final ?
Personal taste, c’est sympa. Ca révolutionnera pas le genre, ni ma vision du monde mais j’ai passé un bon moment. Bon, je ne me suis pas fendu la poire en me tapant sur les cuisses comme je l’avais espéré mais a contrario personne n’est mort d’un cancer.
A part ça, j’ai découvert les petites bizarrerie coréenne comme se piquer le doigt avec une aiguille quand on a la nausée (euuuuuh), cette façon étrange qu’ils ont de se serrer les mains ou encore le fait que tout est prétexte à manger quelque soit l’heure…c’est simple, ils ne font que ça ! Vous étonnez pas si après 16 épisodes, vous crevez la dalle.
 
Après cette longue analyse très édifiante et personnelle, je rends l’antenne en vous souhaitant encore plus de drama.
 
A vous les studios !

Interlude musical~~

Je suis de retour pour vous jouer un mauvais tour, après un an d’absence (ah quand même…) et j’en profite pour ressortir des notes de fond de placard en attendant de plus jolies et bien construites avec des paillettes et tout…

J’imagine que comme moi vous recevez des mails “personnalisés” traduient par des petits chinois en Ouzbekistan en rapport avec le fait d’avoir aux choix : une plus grosse queue, de plus gros seins, une plus grosse montre, un plus gros parc informatique…le tout a exhiber fièrement devant vos collègues.

Le temps du “enlarge your penis” est révolu, place à la nouvelle génération mais non pas sans erreurs et donc humour. J’en profite pour recopier un mail que j’avais reçu et qui m’a bien fait rire, commentaire de ma part inside en italique.

Extrait :

Commendez en Ligne – la qualité productive – 100% de l’efficacité

Les opinions de nos clients:

- Le sexe donne plus de satisfaction que jamais. Le stress et la tension ont disparut. Elle n’est pas plus chagrinée, je n’ai plus peur de dire non. C’est un magnifique sens physique, d’où on profite des sensantions profondes (Partez faire de la spéléo en milieux humide).

- La meilleure chose dans le Vi. c’est l’assurance qu’on peut «voler en pilote automatique»(je vois bien les mecs de chez air france mettre leurs avions en pilote automatique pour aller se faire une partouze à l’arrière de l’appareil). Affaibli on découvert le pot aux roses, le pénis reste prêt, même si on arrête (les enfants frappent à la porte de la chambre à coucher, le chien aboye, le condom glisse) (et la caravane passe…). Quand on prend le Vi., ça peut être une grande surprise pour un partenaire (surtout si il/elle ne sait pas ce qu’est le Vi). Un conseil: ne lui dîtes pas que vous prenez le Vi. (Bah on avait dit que c’était une surprise!), le jugement féminin porté sur soi-même est aussi vulnérable que le nôtre.

- plaquette confidentiel
- prix confidentiel (donc cher)
- on n’a plus besoin des visites maladives chez le médecin
- consultation gratuite de médecin par téléphone
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- magasin de licence en Ligne
- pas de dépenses cachées (votre femme est FORCEMENT au courant)

Commandez tout de suite et vous oublierez vos déceptions, la peur infinie de dire non et les situations douleureuses. (on ne le dira jamais assez : “Dites oui à la pénétration anale!”)

Commandez tout de suite et vous recevez 12 comprim?s gratuits compl?mentaires.  (et longue vie au suppo!)

Nomad is me

Ouille! Bien que je pense chaque semaine à faire une note finalement je réfléchie plus que je ne fais donc…

Cette fois ci j’y tiens parce que j’ai quand même passé 2 semaines très, mais alors très chargées. Déjà parce que j’ai enfin eu mon workshop de séminaire de second semestre, qui dit workshop dit expo, qui dit expo dit vernissage, qui dit vernissage dit com’ donc affiche, flyers etc… et qui s’y est collé ? Je vous le donne en mille! / Certes j’étais pas seule, certes ça été fait à l’arrache et dans des conditions pas géniales, mais je l’ai fait et j’étais contente. Après nous sommes allés faire l’affichage sauvage dans la fac. Pendant ces déboires, c’était la dernière du cinéclub de Bx 3 avec possibilité de non reprise puisque M quitte la fac. J’ai pas eu le temps de larmoyer car je suis tombée sur un autre M avec ses potes qui m’avait déjà proposé avant de les suivre pour une seconde scéance ciné juste après, pas le temps de trop réfléchir et j’étais dans la voiture direction le kébab du coin. Bien entendu ça c’est fini par une petite viré au bar en fin de séance.

Donc workshop ensuite durant 3 jours, ou plutôt 2, puisque le vernissage était le 2eme jour. On a donc bossé comme des bestiaux, et moi comme d’hab j’avais pas pensé aux contraintes techniques. Pas genre je suis large , c’est keep cool, mais mine de rien je me suis prise la tête les semaines avant ne sachant quoi faire concrétement. En dehors de ça c’était bon enfant, ça a aussi permis de discuter avec d’autres personnes de la fac (ou du séminaire) que l’on ne cotoyait pas forcément. Par contre grosse boulette de ma part, je n’ai pas pensé à inviter le président himself. Forcément quand j’ai ensuite reçu un message j’étais mal. J’étais tellement préoccupée avec la logistique que j’ai même invité ma maman à l’arrache. La looose. Nous n’étions donc pas nombreux à ce vernissage mais finalement on était soulagé que se soit fini ! On remercie quand même nos enseignants d’être venus, vu qu’il y avait du vin blanc…oui parce que là quand c’est vernissage sponsorisé on peut ! Pas comme avec le cinéclub où l’on boit en cachette comme des voleurs…

Enfin voilà, c’était les dernières petites notes de blog, à vous les studios !

Les trésors de l’animation russe 2

Rebelote donc avec la suite de mes aventures filmiques du mercredi ou samedi, on sait plus trop, sur Canal J. Voici donc le reste des dessins animés russe issus de contes.

Blanche neige et les 7 chevaliers ou les 7 bogatyrs

ou encore “Tale of The Dead Princess and The Seven Knights” ou “the Dead Tsarevna and Seven Bogatyrs”

Oui princesse morte c’est moins glamour. On dira donc blanche neige.

Un petit film de 32 minutes datant de 1951

Là aussi je vous ferai pas l’affront d’un résumé d’uns histoire vue et archie vue, cependant vous noterez que tout comme dans le titre il ya quelques différences :

déjà il ne s’agit pas de 7 nains mais de 7 chevaliers, plus virils. Auncun grincheux, atchoum, simplet and co… que des mecs tout en muscles et en casques qui vivent en célibataires au fond de la forêt. Ceci n’empêche pas dans cette version ci, que dès que blanche neige arrive chez eux par erreur elle trouve le moyen de faire le ménage. Normal.

Bon après notre héroïne est déjà fiancée, un beau prince russe blond avec sourcils de couleurs différentes (très important!) qui pleure des larmes viriles, mais elle a toujours le pack chant et conversation avec les animaux de la forêt niveau bilingue. L’honneur est sauf.

Après ça sa belle mère ne cherche pas à la tuer, juste à la paumée dans la forêt profonde, exit le gentil chasseur, bonjour la perfide bonne.

La princesse grenouille

Rien à voir avec le film de Disney je précise. Il s’agit d’un film datant de 1954 de 39 minutes.

Petit résumé made in wikipédia :

Préoccupé par sa succession, un roi demande à ses trois fils de tirer chacun une flèche dans une direction différente : ils épouseront alors les femmes qui ramasseront leur flèche. Le premier épouse la fille d’un général, le second la fille d’un riche marchand. La flèche du plus jeune étant tombée dans un marais, il doit épouser la grenouille qui l’a trouvée. En fait, la grenouille est une jeune magicienne du nom de Vassilissa, « la très belle ». Frappée par un sort que lui a jeté un sorcier, elle a été condamnée à garder une apparence de grenouille. La princesse retrouvera son apparence humaine de différentes façons selon les versions.

Celui ci est bien issus du folklore russe et porte en VO d’autres noms comme : “la grenouille tsarine” ou “Vassilissa la sage”. De mon côté ça m’a toujours fait pensé à 3 histoires différentes :

Par son titre au “prince grenouille”, où là c’est une princesse qui doit tenir son engagement face à une grenouille qui lui a retrouvé sa balle en or, ce qui consiste à se tenir à sa table, manger dans son assiette, boire dans son verre et dormir avec elle. Ce qui dégoute la princesse qui tire une tronche pas possible un peu comme ce cher prince dans ce film d’animation. Bien évidemment dans les deux cas c’est un sort qui les as rendu ainsi, et l’amour triomphe. Blablabla. Je dis ça mais j’adorais le conte de grimm de la “princesse et la grenouille” pour la bonne est simple raison que c’est le seul conte avec pincesse + grenouille, et qu’il n’y a pas de baiser à la fin. Non! C’est mille fois mieux, la fille est tellement écoeurée par la grenouille qu’elle la balance contre un mur de toute ses forces en espérant la voir morte, et là BIM! C’est un beau prince qui apparait. Et comme il est beau (et prince) elle l’épouse. Si c’est pas beau la vie…Je tiens quand même à dire que parmi tout les contes que j’ai lu il n’y a jamais eu, JAMAIS, de princesse qui embrassent des grenouilles et les transforment en princes. Je sais pas d’où ça sort.

Secondo, au conte “les 3 plumes” toujours de Grimm. Parce qu’ils y a 3 frères à qui leur père fait subir des épreuves. Chacun allant dans une direction, dans le film via des flèches, ici via des plumes. Que chaque fois c’est le petit dernier qui ramène les plus beaux trucs alors qu’il en a pas foutu une !On lui a tout fourni sans effort. Non mais je vous jure. Branleur !

Tertio, le lac des cygnes. Pour le coup de la jeune et jolie jeune fille prisonnière d’un mage méchant pas beau et que seul un amour véritable pourra sauver. Mais le film est moins version émo, guarantie sans suicide.

Ceci dit le prince devra subir quelques épreuves pour retrouver sa femme, parce bien entendu il aura fait une connerie, mais tout finira bien. Et pour le coup des épreuves, dû au fait d’avoir carbonisé la peau de grenouille de son épouse, on retrouve tout un tas d’éléments (Baba Yaga et sa maison en tête), que j’ai aussi retroué en vrac dans la série “monstres et merveilles” de Jim Henson dont je parlerais dans une autre note.

Les trésors de l’animation russe

Navrée pour l’oublie de la semaine dernière dû à beaucoup de travail, d’ailleurs cette semaine c’est pareil, même pire, mais bon je m’y colle quand même. Je suis heureuse de m’y mettre hein…faut pas croire.

Donc, la dernière fois j’abordais le “bâteau volant” qui bien que n’étant pas réalisé par des russes reprennait leur folklore, ce petit film me permet donc d’entrer dans le vif du sujet de quelque chose qui a vraiment marqué mon enfance : l’animation russe. Et comme cette année était l’année franco-russe c’était l’occasion parfaite. Mais je me répète un peu là…

Je vais déjà évoquer mon amour de l’animation russe, qui pour moi fût une révélation :
*flashback avec flou écran noir tout ça*

C’était sur canal J, et ses supers mercredi aprem (ou samedi on sait plus trop), j’avais droit à ma petite sceance ciné. La plupart de ces films ne dataient pas d’hier et pourtant le charme était toujours présent. Ce qui me marqué c’était la finesse des dessins, une animation fluide et manièrée, et surtout une atmosphère russe. Car si l’on reprennait les fameux contes que tout le monde connait (blanche neige, la reine des neiges, Hansel et Gretel, le roi grenouille…) tout était russe. J’entends par là que les décors, les maison, les châteaux, les vêtements sont russes. De même que les caractères sont russes. Pour le coup je me base sur mon expérience littéraire.
Les femmes sont bien en chair, avec du caractère, les hommes grands et forts en général barbus et quand ils ne le sont pas se sont de jeunes princes (qui savent pas faire grand chose de leurs dix doigts) qui pleurent de manière viril. Le tout sur fond de grands gestes et de grandes embrassades.
En fouillant un peu, tout cela est dû à la période (soviétique) et une page de l’animation russe qui se voulait “réaliste”, d’où l’utilisation de la technique de rotoscopie pour calquer au plus près les mouvements humains. Pour ceux qui voient pas, c’est la technique employée pour le premier film du seigneur des anneaux (celui de 1978 hein…). C’est aussi durant cette période que de nombreux contes de tout pays furent adaptés en animation. Il me semble que c’est la période de l’age d’or de l’animation russe.

Je vais faire en sorte d’en regrouper plusieurs histoire d’être plus concis.
Pour ce premier post je vais parler des films réalisés par Lev Atamanov qui est un des grands noms de l’animation russe (soviétique)

Le premier et sans doute le plus connu : l’antilope d’or.
Réalisé en 1954 et primé à Cannes (prix spécial je crois), il reçu aussi d’autres prix à Londres et à Belgrade pour ses qualités artistiques. Contrairement à ce que j’en ai dit plus haut, ce film ci met l’accent non pas sur le côté russe mais sur ses origines indiennes (je ne connais pas le conte original).
C’est l’histoire d’une antilope qui peut faire apparaître des pièces d’or en un claquement de sabots, poursuivie par la Maharadjah lors d’une chasse, elle n’arrive à lui échapper qu’avec l’aide d’un jeune garçon. Obsédé par l’idée de posséder un tel animal le Maharadjah met tout en oeuvre pour la capturer.

Ce film était disponible en france en VHS et ensuite en DVD avec d’autres courts dans la rubrique “trésor de l’animation”, difficilement trouvable aujourd’hui.
Le film en lui même est très beau, non dénué d’humour dans ses personnages parfois caricaturaux. On retrouve le classique “parcours iniatique avec des animaux” : le garçon aide un/des animaux qui par la suite l’aideront quand il aura un problème. Une ficelle qu’on retrouve dans beaucoup de contes.

Pour la plupart je les ai retrouvé en VO (en russe donc) sur youtube avec bien d’autres merveilles
Le film est court, environ 30 minutes
 

Autre histoire très remarquée et très connue : la reine des neiges.
Le film est plus vieux (1957) et plus long (plus d’une heure).
Je vous ferais pas un résumé je pense que tout le monde connait le conte de Andersen, où la jeune Gerda part en quête de son ami Key qui a des bouts de miroir incrustés dans le corps.

Comme son prédécesseur, ce film recevra plusieurs distinctions : lion d’or festival de Venise, prix au festival de Cannes, de Moscou et de Londres.

belle et la bête

The little red flower
Le film de 42 minutes datant de 1952 est l’équivalent de la belle et la bête.

Je met ici un extrait de très bonne qualité. Comme les autres l’on peut retrouver le film entier en qualité correct sur youtube.

L’histoire d’un marchant ayant 3 filles qui avant de partir pour un long voyage demande à chacune d’entre elles ce qu’elles souhaitent. Comme d’hab dans les contes les 2 premieres demande des trucs cher et hors de prix et la derniere une simple fleur rouge. L’homme réussi à tout trouver sauf la fleur, jusqu’à ce qu’il tombe sur une île étrange où il la trouve enfin. Seulement après l’avoir cueilli un monstre apparait et lui dit qu’en échange de cette fleur il devra lui donner une de ses filles. Seulement il n’a pas vraiment le choix, soit il donne la bague magique que lui transmet le monstre pour qu’une de ses filles soit transportée direct sur l’île, soit le monstre débarque chez lui et le tue. L’homme rentre donc chez lui bien embêté. Malheureusement la plus jeune des filles découvre le secret de son père lors d’une conversation et enfile la bague. La voilà donc sur l’île, où un mystérieux hôte s’occupe d’elle, mais sa famille lui manque. Le monstre lui accorde donc d’aller la voir mais de revenir rapidement sinon il mourra de solitude. Bien sur les méchantes soeurs s’en mêlent car jalouse de voir leur cadette si bien paraît, les bras plein de cadeaux, et retardent donc la pendule de 2h. Forcement notre héroïne arrive trop tard et le monstre meurt. Sauf que ça serait pas un conte de fée si ça s’arrêtait là. La jeune fille pleure et regrette, c’est a ce moment là que la fleur rouge se réanime et miracle ! A la place du monstre on a un beau prince qui était en fait ensorcelé. Ils se sourient comme deux gros benêt heureux et vécurent dans la guimauve jusqu’à l’overdose.

Je vous abrège la fin tout le monde la connait. Je suis méchante avec ce pauvre film, mais en fait je l’aime bcp.

Bref comme les autres si vous avez l’occasion de voir ces films en VF, VO sous titré n’hésitez pas. De cette manière j’ai découvert le russe et en animation  ça rend pas mal, a mon sens inutile de comprendre pour apprécier.

Le bateau volant

Je me rend compte que j’ai failli oublier ma chronique de la semaine (que personne ne lit mais c’est pas grave) sur les films/séries d’animation chef d’oeuvre souvent de mon enfance. Je passe sur le roi et l’oiseau de Paul Grimault que tout le monde, je pense, connait. Il ya bien sur bien d’autres films and co mais j’en parlerai une autre fois. Ici je voulais faire court en abordant juste un petit film qui va me permettre de me lancer ensuite sur la Russie et Dieu sait qu’il y a à dire dessus.

Le film dont il s’agit c’est “le bâteau volant” ou “The Fool of the World and the Flying Ship”  qui un film d’animation en stop motion avec des marionettes, ce qui ne l’empêche pas d’être jolie et sensible. A l’époque je l’avais vu à plusieurs reprises sur Canal J (ah ces fameux films du mercredi!).
Si le film ne cache pas son influence russe puisqu’il est adapté d’un conte, jusqu’à tard, j’avais toujours cru que le film avait été réalisé là bas. Hors il n’en est rien. Le bâteau volant est issue d’une émission “Long ago & Far away” qui a été diffusé de 1989 à 1993, et a proposé  environ une trentaine de petits films ayant pour thèmes des contes et histoires du folklore du monde entier. Le film date de 1990, dure environ 60 mn et a été réalisé par Cosgrove Hall, un studio d’animation anglais. C’est le seul du lot à avoir été diffusé en France, enfin je crois, en tout les cas seul le film en lui même fût diffusé, pas le pataspitch de l’émission “Long ago and far away”.

 

L’histoire :
Le tsar de toute les Russies à l’habitude de recevoir de beaux et incroyables cadeaux, ce dont il est fier. Les prétendants se pressent d’ailleurs à sa porte pour lui apporter les plus beaux présents afin de pouvoir épouser sa fille la princesse Alexïa qui n’en a cure. C’est alors que celle ci propose de prendre pour époux celui qui sera capable de lui apporter un bâteau qui puisse voler. Enthousiaste à cette idée, le tsar Nikolai fait passer le message dans tout le pays. Au fin fond de la forêt profonde vit le jeune Piotr avec sa famille, composée de son père bûcheron, de sa mère et de ses deux frères. Ils ne sont pas riches mais vivent tranquillement, jusqu’à ce que les deux frères aient vent de cette histoire de bâteau volant dans laquelle ils voient un moyen de s’enrichir, et réussissent à convraincre leur père de leur passer toute ses économies qu’ils s’enpressent d’aller dépenser dans la taverne la plus proche. Piotr le benjamin de la famille et le plus rêveur voudrait lui aussi participer à cette quête, c’est à ce moment qu’il rencontre un drôle d’homme qui va lui offrir cette occasion, à une condition : qu’il ne refuse jamais quelqu’un qui désire monter à bord du bâteau volant. Voilà donc notre héro partie vers le palais du tsar, et qui rencontrera de bien curieux personnages en route.

Navré j’ai fait un résumé un peu long.
Ce film m’avait beaucoup marqué parce qu’il avait plusieurs points communs avec le baron de münchausen (dont ses personnages), d’ailleurs il est dit que Terry Gillian s’est inspiré de ce conte russe pour son film. Je tiens quand même à dire que j’adore ce film, et tout son côté WTF surréaliste.
Pour en revenir  au bâteau volant c’est un très jolie film, très poétique et bien réalisé. La musique est sympa et reste bien en tête. Je ne sais pas s’il a été édité en France, en tout les cas on peut le trouver en DVD en anglais par contre. Mais heureusement l’ami youtube est là ! Le film est donc dispo en VF (en qualité assez moyenne mais c’est déjà ça) et scindé en plusieurs parties. La VF est d’ailleurs très bonne. Après on aime ou pas, Piotr c’est l’archétype du héro tout gentil, tout naïf, avec un coeur gros comme un airbus, et on sait tous comment ça va se finir. Mais on s’en fiche c’est pas ça l’important!

Autre chose en VO (ou VA) c’est David Suchet (Hercule Poirot) qui est le narrateur de l’histoire, ce qui n’est pas rien ! Deplus le bâteau volant à reçut plusieurs prix, raison de plus pour le voir !

All the world will be your enemy

Je continue dans la rubrique “merveilleux films pas/peu connus” avec non pas un mais deux films issus du même auteur Richard Adams et qui illustrent parfaitement “l’animation ce n’est pas que pour les enfants”. Pour l’instant je n’ai pas trouvé grand monde qui n’ai pas été marqué/traumatisé/fait des cauchemars à cause de l’un des deux films qui sont “à destination des enfants”. Quelque part c’est un mal pour un bien, c’est souvent les films qui vous marquent qui restent.

Il s’agit donc de “watership down” et “the plague dogs”, respectivement “les garennes de watership down” et “les chiens de la peste” en français. Les deux films n’ont pas été édité ni diffusé en france (en tout les cas pas à ma connaissance) contrairement aux livres dont ils sont issus qui eux sont désormais difficilement trouvable.


 

Commençons avec “watership down”, tout comme “the plague dogs” il s’agit d’un livre du romancier anglais Richard Adams publié en 1972 succès de l’auteur et son chef d’oeuvre devenu un classique des grandes épopées animales. A l’origine il est dit qu’il s’agissait d’histoires qu’Adams racontait à ses filles qui lui ont demandé de les publier. Il en résultat un film d’animation, une série, une pièce de théâtre, et plusieurs citations (Lost, donnie darko…). Des années plus tard l’auteur publia “tales from watership down” qui est un recueil de nouvelles.

Histoire :
Pressentant un danger aussi implacable qu’imminent, un groupe de lapins aventureux sort de sa garenne à la recherche d’un territoire plus sûr. En chemin, ils vont rencontrer des situations extraordinaires qui vont les conduire à déployer des talents exceptionnels. Au bout d’aventures formidables au sein d’une garenne totalitaire, dans une ferme dangereuse, puis au terme d’une bataille fantastique, ils parviendront à établir leur garenne pacifique sur les hauteurs de Watership.

Source wikipedia

Malheureusement je n’ai pas lu le livre mais j’ai cru comprendre que plusieurs choses changées, tout en gardant l’essentiel de la force du livre. La force de celui ci réside dans le fait d’avoir créé une vrai mythologie autour de cette communauté de lapins. Ils ont leur dialecte, leurs contes et histoires, leurs héros, leur dieu…tout en restant néanmoins des lapins. Ce qui veut dire qu’ils restent des proies : tuer par les chasseurs, les chiens, les chats, les oiseaux de proie, et autres renards, écrasés par des voitures, prient au piège par des collets, quand ils ne s’attaquent pas entre eux pour des questions de territoire. Bref la vie d’un lapin c’est pas de tout repos.
Pour détailler un peu le language des lapins est le “Lapine”, Frith est le nom du soleil mais aussi leur Dieu, quant à El-ahrairah qui signifie “Prince with thousand enemies” c’est le héro de la mythologie des lapins, leur ancêtre à tous…d’ailleurs le film nous met directement dans bain en expliquant pourquoi les lapins sont ce qu’ils sont (toujours d’après la mythologie lapin). Ces histoires leur permettent de se donnaient courage mais aussi de comprendre leur place, ce qui donne aussi crédibilité et profondeur au récit.

Outre la grande épopée de ces lapins vers une terre d’accueil où ils pourront vivre en paix, le film n’en reste pas moins violent voir sanguinolent. Même moi ,qui n’était alors plus vraiment dans la tranche d’âge 7-10 ans depuis un moment, j’ai été marqué la 1ere fois que je l’ai vue. Le film évoque aussi plusieurs thèmes comme la dictature, en vivant dans la peur et l’anxiété, mais fait la par belle à la ruse de certains lapins pour leur survie. Le livre avait quelque peu remué certaines féministes, car les rôles féminins, celui des lapines, étaient minimes, n’étant là que pour la reproduction.

‘All the world will be your enemy, Prince of a Thousand enemies. And when they catch you, they will kill you. But first they must catch you - digger, listener, runner, Prince with the swift warning. Be cunning, and full of tricks, and your people will never be destroyed.’

Concernant l’animation, là aussi on sent que le film n’est plus de 1ere jeunesse (il date de 1978), mais il reste plaisant à voir, avec de jolie musiques, comme bright eyes de Art Garfunkel. Le film reçu un accueil positif, et fût même nominé, quand au thème principal composé pour l’occasion, ce fût un hit en angleterre qui restera six semaines au top 10,et sera reprit plusieurs fois. Il reste néanmoins de très jolie séquences (les visions de Fiver) qui ne sont pas là uniquement pour faire jolie mais apparaissent dans les moments clés de l’histoire, et des passages émouvant.

A noter que “watership down” existe (apparemment) et serait situé dans le Hampshire.

 

“The plague dogs” évoque aussi une grande épopée animale mais cette fois avec des chiens, et place la barre plus haut dans la beauté du pessimisme et de la tristesse. Rien que les premières image du film donne le ton : on ne va pas rigoler.

Histoire :
Deux chiens, Rowf et Snitter, cobays d’un laboratoire où ils n’étaient jusqu’à présent que des outils de recherche, parviennent à s’échapper. Goûtant enfin à la liberté, ils doivent apprendre à se débrouiller. Malheureusement leur bonheur sera de courte durée quand une chasse s’engagera pour les attraper, intensifié par la peur que l’un d’entre eux est porteur du virus de la peste.

Le film date de 1982 et de mon point de vue n’est pas très beau, se voulant sans doute plus proche de la réalité, cependant ça n’enlève rien à la gravité et aux choques de certaines séquences. Le film reprend d’ailleurs que la 1ere version du livre, une seconde ayant été publié plus tard modifiant la fin, cette fois ci par une note d’espoir.
Les premières scènes nous emmène dans le laboratoires où l’on découvre la cruauté de la recherche sur les animaux, leurs vies insalubres et leurs fins quand ceux ci ne sont plus utile.  Le réalisateur du film (Martin Rosen) a tout de même notifié que le film n’était pas là pour dénoncer mais pour faire partager une aventure. Il existe d’ailleurs 2 versions du film l’une de 86 et l’autre de 103 minutes. La version uncut est disponible sur youtube.
Que dire du film à par que les humains n’ont vraiment pas le beau rôle, même si les motivations de certains au centre de recherche sont jutement de faire avancer la science et de guérir des maladies. D’ailleurs on ne les voit jamais vraiment en entier, on voit des jambes, des mains mais pas vraiment de visages.Il faut dire que visuellement ils ne sont pas très beaux. C’est un des aspects qui m’a quelque peu gêné, non pas qu’on ne les voit pas vraiment, mais le fait est que quand ils sont doublés j’ai eu du mal à savoir qui parlait, de plus leurs voix  me semblaient très lointaines comme en décalées par rapport à l’image.

Là où le film n’est vraiment pas pour les enfants, outre le ton employé, les couleurs grises délavées, c’est aussi par ses scènes “choquantes” qui ne sont pas forcement adaptées : la scène de début en laboratoires (Rowf ramené plusieurs fois à la vie, les singes, le chien qu’on ramasse à la pelle), Snitter qui dans sa joie tue accidentellement un chasseur, ou encore (dans la version uncut) lorsque l’on retrouve le corps d’un homme partiellement dévoré par Rowf et Snitter (qui étaient mort de faim et de froid sachant que l’homme était mort en tombant de la falaise où il c’était perché pour essayer de les tuer).

Si je parle de ces deux films ce n’est absolument pas par fibre nostalgique comme les deux autres, ni pour la beauté, ni pour les chansons, mais bien du propos. On est loin de l’univers gentillet, des chansons mielleuses, de la morale bien pensante, et du “ils vécurent heureux…”. Pourtant autant l’un que l’autre sont considérés comme des chefs d’oeuvre, des films ayant marqués, recommandés et souvent classés dans les 100 meilleurs films d’animation.
S’ils ne sont pas tout public, ces films méritent qu’on y jette un oeil ne serait ce qu’une fois.

Promis la prochaine fois je parle de films plus optimiste !

ps: je viens de voir un documentaire sur christopher Lee sur arte, il y avait un court passage sur son doublage de la derniere licorne en allemand :)

La dernière licorne

Cette fois ci j’aborde un film qui est normalement plus connu et qui est sortie chez-nous en DVD, donc trouvable.
Comme "arabian knight" qui mit des années à sortir, comme "gay purr-ee" qui tentait de sauver son studio, "the last unicorn" (son titre original) connait aussi des déboires, en tout cas son adaptation live.

On quitte l’orient et Paris, pour se plonger dans la fantasy. Le film est une adaptation d’un livre du même nom de Peter S.Beagle -que je n’ai pas lu mais dont je pense ne pas tarder à le faire- auteur reconnu dans le monde de l’heroic fantasy -sans doute pour les puristes parce que moi ça me disait rien, faut dire que je suis pas non plus une spécialiste en fantasy-, et qui c’est aussi occupé du scénario du long métrage. 
Ce film est issu d’une collaboration americo-japonaise -et moi qui avais cru pendant longtemps qu’il n’était que japonais-, les américains aux commandes et les japonais pour l’execution. Sortie en 1982 il a bénéficié d’un grand soin au niveau du doublage comme de la musique. Pour les voix des personnges nous trouvons Christopher Lee (le roi Haggard), Mia Farrow (la licorne), Jeff Bridges (Prince Lir), Angela Lansbury (mère fortune), Alan Arkin- le grand père dans little miss sunshine- ( Schmendrick). Quant aux musiques certains sont signés du groupe America -que j’affectionne beaucoup-, qui rend d’autant plus le film mélancolique, contemplatif, et beau.
 

Histoire :
Dans une forêt enchantée, une licorne réalise qu’elle est la dernière représentante de sa race et décide de s’embarquer dans une quête pour apprendre ce qu’il est advenu des autres licornes. La Licorne comprend à travers le discours tarabiscoté d’un papillon qu’une bête connue sous le nom du Taureau de Feu les a toutes menée jusqu’au bout du monde connu. S’aventurant en territoire inconnu, hors de la sécurité magique de sa forêt natale, la Licorne commence un voyage pour trouver ses semblables et les ramener dans son monde.

source wikipédia

Contrairement aux films Disney (on ne peut échapper à la comparaison), ce long métrage est résolument tourné vers des thèmes plus adultes, et possède quelques séquences assez sombres (mère fortune et la harpie). L’amour est un des thèmes majeur et commun à bien des films, mais ici sont aussi touchés l’immortalité, l’identité. L’immortalité de la licorne qui par là même rend aussi immortelle la forêt dans laquelle elle vie, et à travers bien d’autres personnages qui cherche eux aussi cette immortalité quelle soit direct ou bien de manière détournée. Quant à l’identité, la licorne y sera confrontée directement entre des gens désormais incapable de reconnaître une vraie licorne, ne voyant qu’une jument blanche, et à travers Dame Althéa.
Deplus, pas de happy end, pas de "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants", ce qui rend le film encore plus touchant. Ca a atteind ma corde sensible étant enfant.

Là aussi le film a vieilli, et l’animation n’est pas exempt de défauts, mais l’intérêt est ailleurs. Personnellement j’avais beaucoup aimé la finesse des personnages, surtout le design de la licorne.
Je faisais un peu plus haut mention de la musique jouait par le groupe America. J’apprécie surtout le thème principal, que l’on retrouve dans le générique d’ouverture, très inspiré des tapisseries comme celle de la dame à la licorne.
 

Apparement le film aurait connu un certain succès aux USA mais aussi en Allemagne où il serait régulièrement rediffusé. Ce qui a aboutit à un projet de film live, regroupant plusieurs des acteurs qui avaient doublés le film animé. Ce projet annoncé en 2002, n’a depuis pas avancé, si un site existe malgré le côté très amateur, rien n’a évolué depuis et je commence à émettre des doutes quant aux faits qu’il aboutisse un jour. Ces problèmes seraient dû à des soucis juridique entre Peter S. Beagle innitiateur du projet et Granada International.

En définitif la dernière licorne c’est bien, c’est beau, mangez en !

ps: quand j’étais petite j’aimais beaucoup le prince Lir, et j’avais beaucoup de mal à comprendre la colère de Molly Grue lorsqu’elle voit pour la 1ere fois la licorne.

Gay purr-ee

Contrairement à ce que laisse supposer le titre la note n’aura rien de gay, quoique après vous pourrez aller à vos divagations Freudienne. Après avoir fait une note sur FB "15 films, 15 minutes", le nom "Gay purr-ee" est entré dans la liste et je me doute que pour ceux qui y ont jeté un oeil c’est un inconnu au bataillon. Cette courte note me permet de lancer un sujet que je voulais aborder depuis un moment surtout avec l’année franco-russe qui s’achève, à savoir les chefs-d’oeuvres de l’animation. Je ne parlerai pas que des films russes, quoiqu’il y est matière, mais des films qui m’ont marqué, qui ne sont pas forcement connu du grand public. Bien sur quand je parle de chef d’oeuvre c’est à différent degrès parce que ça reste mon point de vue : en terme d’histoire, de musique, d’ambiance… la plupart de ces films ont vieillis, certains sont moins innocents que d’autres etc…J’avais déjà plus ou moins abordé le sujet avec "la princesse et le coderlier" dans ma review des films de 2009 (qu’il faudra que je finisse un jour d’ailleurs) avec son parti graphique qui malheureusement passera à la trape face à Aladin.

Bref.."Gay Purr-ee" c’est tout simplement la prononciation de "Gai Paris" qui fût traduit en français par "Chat c’est Paris" qui est une histoire qui parle de…chats. C’est un film d’animation américain datant de 1962, soit 12 ans avant les aristochats de Disney, et après avoir lu quelques sites ça et là, le film avait surtout marqué une innovation dans le fait que les humains étaient quasiement absent du film. Il y en a, mais ils servent, pour le peu qu’on en voit, de toile de fond, bien que la discussion entre deux soeurs au début du film serve d’élement déclencheur de l’histoire.

Et de quoi ça cause ?
C’est l’histoire de Mewsette jeune chatte vivant paisiblement à la campagne, courtisée par Jaune Tom chasseur de souris émérite toujours accompagné de son acolyte Robespierre. Un jour Mewette en a marre, et ne veut pas croupir le reste de sa vie dans sa campagne de Provence, elle rêve d’autre chose : de Paris ! Elle plaque donc tout pour monter sur la capitale, et y rencontre Meowrice chat raffiné qui décide la présenter à sa soeur Mme Rubens-chatte pour en faire un dame de la haute. Jaune Tom apprenant que sa bien aimée s’en est aller pour la capitale, décide de la rejoindre.

L’histoire en elle même n’est pas très compliquée, c’est celle de la provinciale naïve qui rêve d’un Paris idéalisé bien loin de la réalité. Avec le recul j’avais trouvé Mewsette horripilante à souhait quand elle commence à tout dénigrer en n’ayant que Paris à la bouche.  Le film a vieilli, l’animation n’était pas ce qu’il y a de meilleur, mais reste très correcte quand même. En étant honnête le film fait son âge, comme en démontre les chansons, oui il y en a, on est dans une comédie musicale. Mais d’un autre côté il ne faut pas s’arrêter là.

Le point fort du film, et c’est ça qui m’avait marqué, c’est son style graphique et son ambiance. Tout, absolument tout, est un hommage à Paris, la France, et surtout son art. C’est simple c’est une succession de tableaux. La provence où vie Mewsette : du Van Gogh, son Paris : du Modigliani, le Meowlin Rouge : du Toulouse Lautrec…la preuve la plus flagrande est qu’elle celle ci se fait peindre son portrait : Claude Monet, Henri de Toulouse-Lautrec, Georges Seurat, Henri Rousseau, Amedeo Modigliani, Vincent van Gogh, Edgar Degas, Auguste Renoir, Paul Cézanne, Paul Gauguin et Pablo Picasso…ce qui est aussi l’occasion de quelques anachronismes : le tableau façon Guernica de Picasso (1937), alors qu’on est censé être en 1895…
A l’époque cette séquence m’avait beaucoup marqué, et encore aujourd’hui je la trouve très belle, je me demande même si elle n’a pas marqué au point d’orienter ma vocation lol.

L’autre point fort c’est la présence de Judith Garland (le magicien d’Oz) au doublage de Mewsette et pour les chansons, à l’époque c’était THE argument du film si bien que même sur ma jaquette de casette vidéo on ne voit qu’elle. En ce qui concerne les chansons, le style est vieillot, certaines sont meilleures que d’autres.

Le hic dans tout ça, c’est que même si je conseille ce film, il sera difficilement trouvable dans notre contrée, à ma connaissance il n’a jamais était édité que se soit en DVD ou cassette. Si j’ai eu de la chance de le voir c’est parce qu’on me l’a enregistré lors de son passage sur canal fin des années 80. Bizarrement je l’ai en VF avec les chansons en VOSTT, alors que planète jeunesse semble dire que lors de ce passage ci il était en VO… hum…

Pour conclure, Gay Purr-ee est un très beau et bon film dans un style qui lui est propre et qu’il serait dommage de faire une comparaison avec les aristochats tant ils sont différents (except pour le thème). Mais si vous avez l’occasion de jeter un oeil dessus n’hésitez pas. J’espère vous avoir donné envie.

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